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La destiné de l'art : Le Nouveau réalisme et ses tendances
Publié dans L'opinion le 23 - 02 - 2016

Comme le Pop'art, le Nouveau réalisme s'inspire de Dada, en insistant aussi sur l'objet, le corps et l'environnement, comme thèmes essentiels, mais avec une grande violence, tout en s'engageant dans le critique de la vie politique et sociale.
Les nouveaux réalistes
Pierre Restany, critique d'art français, publia le Premier Manifeste du Nouveau Réalisme en 1960, à Paris et à Milan, et le Second Manifeste en 1961 à Paris, tout en exprimant la situation artistique du moment : « Nous assistons aujourd'hui à l'épuisement, à la sclérose de tous les vocabulaires établis, de tous les langages, de tous les styles ».
Tout en soulignant que la toile de chevalet a assez duré, Restany se pose la question sur l'art novateur : « La passionnante aventure du réel perçu en soi et non à travers le prisme de la transcription conceptuelle ou imaginaire. Quelle en est la marque ?
Les nouveaux réalistes, Yves Klein, Arman, César, Christo, Raymond Hains, Martial Raysse, Niki de Saint-Phalle, Daniel Spoerri, Tinguely et Villeglé, s'approprient un objet quotidien pour l'isoler comme élément esthétique, en le transformant plus ou moins ; ils s'inscrivent dans le courant plus large de la nouvelle figuration.
La mise en valeur de l'objet arraché à sa fonction originelle, découle du collage cubiste. La dislocation de l'objet faite par les cubistes a servi les futuristes pour exprimer la vitesse. Après eux, les dadaïstes ont détourné l'objet de sa fonction habituelle. Après cette révolte nihiliste, les surréalistes ont redonné à l'objet sa valeur poétique et onirique, tout en le libérant des contraintes morales ou esthétiques, et de tout raisonnement logique.
Le Nouveau réalisme et les autres mouvements contestataires ont définitivement imposé le règne de l'objet et du corps se suffisant à eux-mêmes. Comme la Nouvelle figuration, le Nouveau réalisme est dicté par la violence et la colère. Arman détruit des instruments de musique, brûle des pianos ; Tinguly fabrique des machines auto-destructrices ; les affichistes lacèrent des affiches et les exposent avec leurs déchirures. Mais la destruction n'est qu'une tendance dans ce mouvement anti-artistique tendu vers le hasard et l'aléatoire.
Happening body art et performance
La première tendance de ce mouvement est le happening, une forme de la guerilla culturelle. La première manifestation du happening est présentée en 1959 à New York, par Allan Kaprow, sous le titre de « 18 happening in 6 parts ». Le happening, comme l'a exprimé Henry Geldzahler, est « du théâtre fait par des peintres ».
Fondateur du nouveau réalisme, Yves Klein est le premier artiste en France, à diriger, en 1960, des femmes nues, enduites de peinture bleue, qui opposent l'empreinte de leur corps sur des toiles ou sur du papier. On ne doit pas oublier qu'en 1951, fut fondé le groupe Gutaï, à Osaka, au Japan, un groupe qui présentait des cérémonies-spectacles, préfigurant ainsi le happening, un art d'attitude qui s'est répandu rapidement aux Etats-Unis, en Europe et en Amérique Latine. Il s'agit surtout, dans le happening, d'une adoption des attitudes de patrimoine, des improvisations disparates, où les artistes se mettent en scène.
Art d'attitude et de comportement, le happening est un spectacle perturbateur, destiné à arracher le public à sa passivité, comme l'art de transformer l'objet ou l'environnement. Au lieu d'agir sur l'objet, l'artiste agit sur son propre corps, se constitue lui-même comme œuvre ; il se met en scène, s'auto-représente. Dans un contexte politique, économique et moral, Gina Pane provoque le public, dans une forme d'action auto-destructrice, qui vise à mettre en situation la femme dans ses contradictions et ses servitudes.
Journiac théâtralise des situations tendues au paroxysme, comme la peine de mort, afin de sensibiliser l'opinion sur des phénomènes sociaux, moraux, religieux et culturels.
A la fin des années 1960, le happening provoquera la naissance de deux mouvements qui agissent sur le corps : l'art corporel ou body art, apparu en 1964 aux Etats-Unis, en Europe et en Australie, et la performance, apparue en 1969 dans ces mêmes pays cités. Dans l'art corporel, le corps humain est pris comme support de l'expression picturale, une action éphémère faite en public, et qui se conserve en traces, à travers la photographie ou la vidéo. Ayant sa source commune dans le Dada, trouvant son origine dans l'art conceptuel et le happening, la performance se caractérise par des activités artistiques qui se déroulent en public, faisant intervenir la musique, la danse, la poésie et le théâtre.
Le land art
La distinction ou la transformation de l'objet courant et utilitaire considéré comme œuvre d'art par la simple décision de l'artiste, et la mise en scène du corps humain, ont amené progressivement l'artiste à quitter le musée et la galerie, des espaces qui ne répondent pas à ses objectifs contestataires, et à travailler directement sur la réalité, sur l'environnement qui l'entoure.
Ayant des parentés avec l'art conceptuel, le nouveau réalisme, l'art pauvre et le postminimalisme, le land art est apparu en Europe, aux Etats-Unis et en Australie, à la fin des années 1960. Comme tous les arts contestataires, cette tendance est vouée au paysage, refuse l'aspect commercial du produit artistique et ses espaces clos, et comme tout art éphémère, elle ne peut être conservée qu'à travers le document en photographie ou en vidéo.
Parmi ses principaux représentants, on cite Christo qui s'est distingué par ses « enveloppements », ainsi que Jean Dibbets, Michael Heizer, Richard Lang, Dennis Oppenhein... Certains artistes ont voulu exprimer cette tentative de symbiose entre l'homme et la nature, dans des œuvres (Earth works) dans des paysages inaccessibles au public, comme dans les déserts de Nevada et de la Californie.


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