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Banque mondiale : « Rapport sur le développement dans le monde 2017 : la gouvernance et la loi »: Améliorer l'efficacité des politiques de sécurité, de croissance et d'équité
Les autorités, les responsables de l'action gouvernementale et les professionnels du développement s'inquiètent souvent de ce que des politiques conçues avec les meilleures intentions dans le but d'améliorer l'existence de leurs populations se révèlent inefficaces. La communauté mondiale du développement ne doit plus s'attacher simplement à savoir « quelle politique est la bonne » ; elle doit aller plus loin et se demander « comment faire en sorte que les politiques donnent des résultats qui améliorent les conditions de vie ». La solution proposée dans le Rapport sur le développement dans le monde de cette année est une meilleure gouvernance -à savoir les moyens par lesquels pouvoirs publics, citoyens et collectivités s'entendent pour élaborer et appliquer des politiques publiques. Le « Rapport sur le développement dans le monde 2017 : La gouvernance et la loi », rapport phare publié par Groupe de la Banque mondiale paraît alors que la croissance et la productivité mondiales continuent de ralentir, limitant ainsi les ressources qu'il est possible de mobiliser pour aider les plus démunis et les plus vulnérables de la planète. Pourtant, la demande de services, d'infrastructures et d'institutions équitables ne cesse de croître. Au regard des contraintes qui pèsent sur les budgets nationaux et sur l'aide au développement, les ressources doivent impérativement être utilisées d'une manière aussi rationnelle que possible. Nous pouvons y arriver en faisant appel aux financements et aux compétences des entreprises privées, en travaillant plus étroitement avec la société civile, et en intensifiant les efforts de lutte contre la corruption, l'une des plus grandes entraves à la réalisation d'un développement réel et durable. Cependant, la coordination des efforts de ces groupes divers et variés passe par la clarification des rôles et responsabilités de chacun, et par la définition de règles de conduite qui aideront à conclure et maintenir des ententes. À moins d'œuvrer davantage à une gouvernance plus robuste, les objectifs d'élimination de l'extrême pauvreté et de promotion d'une prospérité partagée que s'est fixés le Groupe de la Banque mondiale, et la vision transformationnelle projetée par les Objectifs de développement durable plus vastes des Nations Unies, ne pourront être réalisés. Sur la base de recherches et de consultations approfondies menées dans de nombreux pays ces 24 derniers mois, le rapport fait valoir l'importance de l'engagement, de la coordination et de la coopération, qu'il présente comme les trois fonctions nécessaires pour faire en sorte que les politiques produisent les résultats souhaités. Il propose également un cadre qui devrait aider à appréhender et surmonter les défis auxquels nos partenaires sont confrontés. Plus précisément, il décrit comment améliorer l'efficacité des politiques de sécurité, de croissance et d'équité en s'attachant aux facteurs qui déterminent la gouvernance. Les indicateurs socioéconomiques de ces 20 dernières années montrent que des progrès considérables ont été accomplis partout dans le monde. La diffusion rapide de la technologie et l'amélioration de l'accès aux capitaux et aux marchés mondiaux ont favorisé des taux de croissance économique auparavant inconcevables, et contribué à sortir de la pauvreté plus d'un milliard de personnes. Cependant, l'accroissement de la mobilité a aussi conduit à une aggravation des inégalités tant à l'intérieur qu'au-delà des frontières, ainsi qu'à une plus grande vulnérabilité à la conjoncture et aux cycles économiques mondiaux. Ainsi, bien que la propagation du capital, de la technologie, des idées et des personnes ait permis à nombre de pays et de populations d'aller de l'avant, d'autres régions et groupes semblent avoir été laissés pour compte et sont toujours aux prises avec la violence, une croissance anémique et de piètres possibilités de progrès. Grâce à la propagation de plus en plus rapide des idées et des ressources dans l'ensemble des pays, les solutions visant à promouvoir le progrès abondent. Cependant, il arrive souvent que des politiques susceptibles de donner des résultats positifs au plan du développement soient mal appliquées, lorsqu'elles ne sont pas carrément ignorées, ou qu'elles finissent par être contre-productives. Bien que la communauté du développement ait jusqu'ici porté une attention considérable à la définition des politiques et interventions requises pour obtenir de meilleurs résultats, elle s'est beaucoup moins attardée aux raisons pour lesquelles ces approches connaissent un tel succès dans certains contextes, mais ne parviennent pas à obtenir des résultats positifs dans d'autres.