Les organisateurs du tournoi des jeunes (11/14 ans) du RTC Marrakech qui a bouclé dimanche ses trois week-ends ont eu vraiment de la veine car au moment de la baisse des rideaux sur la cérémonie de remise des coupes et autres bons d'achats, des pluies bienfaitrices se sont abattues sur la ville ocre qui venait, toute juste, d'inhumer, à la Zaouia Sidi Belaref, le grand leader du Parti de l'Istiqlal, feu M'hamed Boucetta qui a tiré sa révérence le vendredi soir à l'âge de 92 ans. Que dire de ce rassemblement de tous les gratins des différentes catégories sinon que les Casablancais ont, presque, tout raflé. Chez les « 11 ans » : les « sans fautes » de Malak et de Baugartner C'est la seule catégorie qui a échappé aux Casablancais où Oscar Baugartner, du club organisateur, a émergé du lot pour barrer la route à tout le monde. Coup sur coup, il devait confirmer, en finale, face à Réda Bennani de l'ACSA qui était, en position de tête de série n° 1. Chez les « filles », on voyait mal qui allait jouer les « troubles-fêtes » à Malak El Allami, la petite sœur de l'ex n° 1 du Maroc, Fatima-Zohra El Allami, et la fille du grand technicien Mokhtar qui fait, actuellement, les beaux jours des Cocistes. Dit-on bien tel père, telle fille et telle sœur, telle petite sœur pour parapher le joli parcours, sans fautes, de Malak qui, sans perdre le moindre set, s'est hissée en finale pour payer cash deux fois (6/5) et venir à bout de la Ruciste Selma Abdellaoui qui a, chèrement, vendu sa peau. Chez les « 12 ans » : Driss et Aya... les forces de frappe Dans cette catégorie, on connaît bien ses forces de frappe pour ne pas se tromper sur leur présence en dernière ligne droite. Côté garçons, c'est le Cociste Driss Sedrati qui a commencé, doucement, avant de passer à la vitesse supérieure, en commençant par trois sets (6/3-4/6-10/6) pour se défaire, en demi-finales, d'Ilyas Lahlou (OCC). Il devait enchaîner après en finale contre l'Usémise Othmane Bezzaz qui a laissé, auparavant, sur le carreau, le Cociste Ali Zizi qui n'a tenu que le temps de deux petits sets, soldés par 6/3 et 6/2. Une finale et une confrontation qui ont bien tenu leurs promesses où il a fallu au futur vainqueur, Driss Sedrati, de s'adjuger le super tie-break, après avoir perdu le premier set par 3/6. L'Usémiste Othmane a bien réagi dans la seconde manche ne le naissant qu'un mièvre point à son adversaire. Mais ce n'était pas suffisant pour déstabiliser son rival qui, sur un sursaut d'orgueil, a mis le champion à fond pour doubler, son adversaire, à 10/5. Côté filles, on a eu droit à une finale à « 100 % Océanics » entre Aya El Aouni et Kenza Sekkat. Cette dernière qui a émergé de la moitié inférieure du tableau où elle a laissé une bonne impression en éliminant, en demi-finales, la Cosiste Soukaina Ouassadine, battue par 6/4-6/1. C'est également, en deux sets (6/3-6/4), qu'Aya El Aouni a validé son billet pour la finale aux dépens de sa copine du club, Lina Ngassi, pour confirmer en finale en deux petites manches (6/2-6/1). « 14 ans » : Sara et Salim... les révélations C'est la « banquière de la B.P. », Sara Akid, qui a chamboulé tous les pronostics en battant, en finale, la grande favorite, tête de série n° 1 et championne du Maroc et Arabe en titre, Yasmine Kabbaj du SC Fassi. Ce fut le tournant de cette catégorie qui a donné raison à Sara qui a barré la route, en finale à la représentante de la capitale spirituelle, moyennant (6/4-6/3), après avoir stoppé, en demi, la Ruciste Arwa Boussayri par 6/0-7/6 De son côté, Yasmine a eu raison d'un autre Ruciste, en la personne de Sara Rakim qui n'a lâché prise que lors du troisième set (6/0-1/6-6/3). Même chez les « garçons », on a eu droit à un coup de génie émanant du Ruciste Salim Mekki Berrada qui a bien géré sa moitié supérieure du tableau pour n'être bousculé qu'au stade de la demi-finale. C'est là où il avait à passer aux choses sérieuses en croisant le fer avec le « Cheminot » Mehdi Benchekroun, un duel de titans et trois sets, âprement, disputés pour départager les deux protagonistes où le dernier mot devait revenir au Ruciste au bout de trois actes (6/1-3/6-6/3) pour accueillir en finale son copain du club et tête de série n° 2, Hamza El Amine. Ce dernier qui n'a pas eu, non plus, la tâche facile pour se défaire, en demi-finale, du jeune coriace de l'ACSA, Walid Ahouda, qui a, lui, tenu tête durant trois manches. Le score de 4/6-7/6 et 7/5 traduit, bien, l'âpreté de cette empoignade qui, pour les fines bouches, était la finale en terme. Surtout lorsque le Ruciste El Amine Hamza était contraint d'abandonner à 6/4 et 2/1 par manque de fraîcheur physique pour n'avoir pas bien récupéré de sa demi-finale marathonienne. Mais cela n'enlève en rien le mérite de Salim qui a cru jusqu'au bout pour redonner le sourire et la fierté à ses sympathiques parents qui agissent, toujours, dans la pure discrétion. Place à la suite du « Grade 2 » Donc, rideaux sur cette première compétition qui va laisser place à la suite de celle du « Grade 2 » qui entamera, le week-end prochain, le sprint final.