Près de dix jours après le double attentat survenu à Blida en pleine visite du pape Léon XIV, le pouvoir algérien continue d'entretenir un silence troublant autour d'un épisode sécuritaire majeur. Alors que la presse locale a largement ignoré l'affaire, de nouvelles révélations font état de dizaines d'arrestations dans le cadre d'une enquête antiterroriste de grande ampleur. Le black-out médiatique entourant les deux attentats de Blida imposé par le régime algérien commence à se briser. Selon des informations diffusées par l'opposant algérien Amir DZ, 59 personnes ont été présentées ce mercredi devant le procureur de la République près le tribunal de Blida dans le cadre de l'enquête sur les explosions survenues le 13 avril dernier. D'après cette même source, plusieurs suspects ont été placés en détention provisoire par le juge d'instruction, tandis que sept autres ont été maintenus sous contrôle judiciaire pour leur implication présumée dans ce qui est qualifié de « complot terroriste ». À ce stade, aucune communication officielle algérienne n'est venue confirmer ou démentir ces informations. Le 13 avril, deux explosions ont secoué Blida, située à une quarantaine de kilomètres d'Alger, alors que le pape Léon XIV effectuait une visite historique dans le pays. Les premiers détails sur l'incident ont principalement émergé à travers des médias étrangers qui avaient évoqué une double attaque kamikaze sans faire état de victimes autres que les assaillants. En Algérie, en revanche, l'affaire a été traitée avec une discrétion remarquable. Ni les autorités ni une large partie de la presse locale n'ont fourni de détails substantiels sur les circonstances des explosions, l'identité des auteurs ou l'ampleur de l'enquête déclenchée après les faits. Les nouvelles informations relayées par Amir DZ viennent désormais fragiliser cette ligne de silence. Si elles sont confirmées, elles suggéreraient que l'affaire est bien plus vaste que ce que le pouvoir algérien a laissé paraître depuis les attentats du 13 avril.