Réunis à Kampala, en Ouganda, les responsables de la Confédération africaine de football, aux côtés des ministres des Sports du Kenya, de la Tanzanie et de l'Ouganda, ont officiellement lancé les préparatifs de la Coupe d'Afrique des nations 2027. Mais derrière ce lancement, le message de l'instance africaine est clair : le temps presse et les exigences sont élevées. Lors de cette réunion de haut niveau, la CAF a salué les avancées réalisées, tout en adressant un avertissement à peine voilé aux pays organisateurs. L'instance a insisté sur la nécessité d'une coordination irréprochable, d'une exécution rigoureuse et surtout du respect strict des délais fixés. Face aux retards constatés dans certaines infrastructures et à l'ampleur du chantier, la CAF entend maintenir une pression constante pour éviter tout dérapage. L'objectif est d'assurer une organisation à la hauteur des standards internationaux, dans un contexte où les attentes autour de la CAN ne cessent de croître. Les discussions ont largement porté sur l'état d'avancement des infrastructures sportives et logistiques. Stades, terrains d'entraînement, aéroports, réseaux de transport et capacités hôtelières ont été passés en revue, avec une exigence claire : accélérer la cadence. Les trois pays ont été invités à intensifier leurs efforts, une échéance clé ayant été fixée à août 2026 pour évaluer concrètement les progrès réalisés. Une date qui pourrait s'avérer déterminante dans le suivi du dossier par la CAF. La CAF a également mis l'accent sur la nécessité d'une gouvernance unifiée entre les trois pays. La complexité d'une organisation conjointe impose une coordination sans faille, que l'instance continentale compte suivre de près à travers des réunions régulières et des mécanismes de contrôle. Au-delà des infrastructures, la CAF attend des garanties sur l'expérience globale des supporters. Les pays hôtes devront assurer un accueil optimal, notamment en matière de sécurité, de transport et de services. Dans ce cadre, le projet de "visa PAMOJA" a été évoqué comme un levier important pour faciliter la circulation entre le Kenya, la Tanzanie et l'Ouganda. Là encore, la CAF suivra de près la mise en œuvre de ces mesures.