Polisario : Nouvelle manifestation contre les discriminations raciales    Sanlam Maroc: Un résultat net de 451 MDH en 2025, en hausse de 7,9%    La Bourse de Casablanca clôture dans le vert    Espagne-Maroc. La Police espagnole se félicite de l'excellence de sa coopération avec la DGST marocaine    Le Polisario s'affiche à une réunion pro-Iran au Brésil    Espagne : Un universitaire marocain arrêté pour avoir abandonné ses enfants    Mercato : Bilal El Khannouss définitivement transféré à Stuttgart    Sénégal – Pérou : pourquoi aucune chaîne française ne diffuse le match ?    Marruecos: Para el 94% de los profesores de secundaria, lo digital estimula el interés de los estudiantes    Morocco braces for strong thunderstorms with hail Wednesday and Thursday    La Universidad Ibn Tofail gana la Competencia Internacional de Estudio de Casos Olímpicos    Akhannouch : 100% des écoles seront des « écoles pionnières »    Affaire City Club : la situation judiciaire du propriétaire s'alourdit avec de nouvelles révélations choquantes    «L'héritage inconnu» : Mohamed Ouachen rend hommage à Fatema Mernissi au théâtre    U17 : Maroc–Algérie vendredi au tournoi d'Afrique du Nord    Energie : Trump évoque un « cadeau inestimable » de l'Iran    Institutions : la Cour constitutionnelle valide sa propre réforme    Affaire Lamjarred : la plaignante poursuivie pour extorsion    Dacia Maroc renforce son engagement au Rallye Aïcha des Gazelles et devient sponsor de la catégorie Crossover    Football. Les joueurs africains les plus chères du moment    Mozambique : 267.000 hectares de forêts partis en fumée    Tanger : 230 MDH pour la construction d'un hôpital universitaire de psychiatrie    Mondial 2026 : le Maroc dévoile un maillot inspiré de son héritage    La belgo-algérienne Nawell Madani rattrapée par la polémique    Design africain : les événements qui vont marquer 2026    Aziz Akhannouch : La dignité du corps enseignant, pilier de la réforme du système éducatif    Le pétrole chute fortement sur fond d'espoirs d'apaisement au Moyen-Orient    Halhal et Zabiri savourent leurs premiers pas chez les Lions de l'Atlas    HCP : Benmoussa présente les principales mutations démographiques du Royaume    FMI : L'économie du Maroc maintient son élan avec une croissance prévue de 4,4 % en 2026    PSG : Hakimi ne bougera pas, son agent met fin aux rumeurs madrilènes    Washington fait passer un plan en 15 points à Téhéran pour mettre fin à la guerre    Revue de presse ce mercredi 25 mars 2026    Etats-Unis : Les agriculteurs ne veulent plus des droits de douane sur les engrais phosphatés du Maroc    Menaces terroristes : le Maroc, parmi les pays les plus sûrs au monde    DarkSword: la fuite d'un outil de piratage d'iPhone expose des millions d'appareils dans le monde    Anthropic propulse Claude vers une IA autonome capable de piloter votre ordinateur    Détroit d'Ormuz : plus de 80 pétroliers bloqués, selon Greenpeace    Lobbying à Washington : le Maroc creuse l'écart avec l'Algérie    Etats-Unis : un nouveau sénateur rallie l'initiative de Ted Cruz contre le Polisario    « La Dolce Vita à Mogador » : L'excellence du cinéma transalpin rayonne à Essaouira    France : Nawal Rezagui, cheffe franco-marocaine étoilée au guide Michelin    RDC. Le recensement au cœur des priorités nationales    Subvention de la musique et des arts chorégraphiques: Ouverture des candidatures pour la 1ère session de 2026    CV, c'est vous ! Ep-90. Fadoua Jemoumkh, la social media manager qui rêve grand    Espagne : près des deux tiers des musulmans sont d'origine marocaine    Maroc : Chanaz Essakli prend la tête de l'Imprimerie officielle    «Les Marocains de Norvège», un livre de Jamal Eddine Belarbi sur les récits migratoires    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Investissement dans les ressources humaines
Véritable challenge de compétitivité pour les PME/TPE
Publié dans L'opinion le 14 - 01 - 2018

Le secteur de ressources humaines au Maroc reste un secteur à deux ou trois vitesses. Tel est, en tout cas, le constat de la Chambre Française du Commerce et d'Industrie du Maroc (CFCIM).
« Les problématiques RH, dans un tissu économique marocain très hétérogène, ne sont pas du tout les mêmes pour les TPE/PME, les grandes entreprises et les filiales de multinationales. Leur approche RH est globalement différente », souligne-t-elle dans un récent numéro de sa revue « Conjoncture ».
Ainsi, pour ce qui est des multinationales, la CFCIM indique que ces dernières investissent considérablement dans la fonction RH, et ce, grâce notamment à l'amélioration des outils de management, la formation continue, le développement de programmes d'inventive. « Le Directeur des Ressources Humaines apporte ainsi une réponse aux évolutions prévisionnelles des métiers et aux programmes de transformation culturelle et managériale des entreprises. Le capital humain est au centre de ses préoccupations. D'autant plus qu'en tant que multinationales, celles-ci ont un défi supplémentaire à surmonter : une culture locale souvent différente de la culture de la maison mère », affirme la CFCIM.
En revanche, ajoute-t-elle, les Petites et Moyennes Entreprises (PME) et les Très Petites Entreprises (TPE), qui constituent plus de 90 % du tissu économique du Maroc, restent encore majoritairement focalisées sur des problématiques d'administration du personnel et de conformité, témoignant d'une vision assez binaire et réductrice.
En effet, ajoute la CFCIM, la plupart des PME/TPE n'arrivent pas vraiment à passer de l'administration du personnel à un vrai management du capital humain et à investir ainsi dans le volet relatif au développement de carrière des collaborateurs, au recrutement, à la formation... Dans la plupart des cas, la principale raison avancée par les responsables de ces structures est le manque de moyens financier. « Dans tous les cas, la fonction RH souffre encore aujourd'hui d'un manque criant de compétences RH. Cela concerne deux volets. Tout d'abord, la fonction RH centrale est encore assez peu fournie en experts et spécialistes capables d'avoir une vision globale des enjeux stratégiques, organisationnels et culturels de l'entreprise et qui soient également capables de se hisser à un niveau de Business Partner pouvant apporter une réponse agile aux évolutions des métiers. L'autre volet concerne le middle management, pour l'essentiel insuffisamment outillé pour constituer une courroie de transmission efficace et porter une culture managériale à même d'implémenter les programmes de transformation dessinés par les dirigeants », explique Mehdi El Yousfi, Directeur Général du Cabinet de conseil Diorh.
Nawal Jai, Directrice Conseil au sein du cabinet Eclorh souligne pour sa part que « Toute entreprise a vocation à créer de la valeur. Sans quoi, sa seule alternative est de disparaître. Or, à la date d'aujourd'hui, l'écrasante majorité de notre tissu entreprenariat joue sa compétitivité et ses marchés clients, essentiellement dans la mise à disposition d'une main-d'œuvre moyennement qualifiée et à moindre coût, pour sous-traiter en partie ou en totalité, des productions souvent dédiées à d'autres marchés. Et la concurrence (Inde, Roumanie, etc.) est bien rude... »
Une équation complexe
Quelle que soit leur nature, leur taille ou leur secteur d'activité, les entreprises ont pris conscience que leur ambition stratégique et leurs programmes de transformation doivent impérativement passer par le levier RH, affirme-t-on. « On peut sommairement résumer leurs enjeux communs à trois grands défis : compétitivité salariale, capacité à attirer et retenir les compétences et climat social. La réponse à ces défis sera, bien entendu, différente selon le niveau de maturité, la capacité organisationnelle et la culture managériale de ces entreprises. La compétitivité salariale est d'autant plus problématique que l'inflation des salaires dépasse en moyenne sur les dernières années les principaux taux de croissance économique (amélioration de la productivité, croissance du PIB...) », explique Mehdi El Yousfi.
Selon lui, cité par la même source, la capacité des entreprises à rester attractives tout en maîtrisant la progression de leur masse salariale est actuellement un vrai enjeu, pouvant impacter le positionnement des entreprises exportatrices, en particulier dans les services (outsourcing notamment). Mais cette compétitivité doit être analysée au regard du niveau de compétences. Là est l'enjeu central : réussir à recruter, fidéliser et retenir les compétences capables de soutenir la transformation ou la mise à niveau des entreprises.
La CFCIM conclut que les secteur RH doit plus que jamais se concentrer autour de trois challenges à savoir : être un acteur principal dans la transformation des organisations afin de leur permettre d'accroître la compétitivité et la performance, être un leader proactif dans l'attractivité et le développement des talents pour accompagner la stratégie de l'entreprise et, enfin, être une source d'innovation permanente pour l'engagement et le bien-être des collaborateurs.
A.CHANNAJE


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.