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La Turquie et le Maroc déterminés à renforcer leurs relations économiques
Publié dans MAP le 01 - 03 - 2011

La Turquie et le Maroc sont déterminés à renforcer leurs relations économiques et à mieux exploiter les énormes potentialités de coopération et de partenariat qui existent de part et d'autre.
-Par Mohammed Réda BRAIM-
La Tenue mercredi et jeudi à Rabat de la 9-ème session de la Commission mixte économique internationale maroco-turque s'inscrit dans le cadre de cette volonté commune, exprimée à maintes reprises aussi bien par les responsables que par les opérateurs économiques des deux pays.
Cette réunion, qui constitue le cadre officiel dans lequel sont examinées périodiquement les relations économiques bilatérales, intervient au moment opportun pour relancer les relations économiques entre les deux pays, qui ont connu ces deux dernières années un certain repli à cause essentiellement de la crise économique internationale.
Les responsables des deux pays devraient examiner les moyens de booster les échanges commerciaux bilatéraux et de permettre aux opérateurs économiques des deux pays de tirer le meilleur profit de l'accord de libre-échange, signé entre Rabat et Ankara en 2004 et entré en vigueur deux années après.
Les transactions commerciales entre le Maroc et la Turquie sont passées de 300 millions de dollars en 2003 à 1,8 milliard en 2008, avant de chuter à 882 millions en 2009, puis remonter à environ 1,5 milliard en 2010.
Les officiels et les opérateurs économiques des deux pays s'accordent à dire que ce niveau des échanges ne reflète pas le vrai potentiel dans les deux pays et reste caractérisé par une évolution en dent de scie, qui peut être expliquée certes par les effets de la crise économique internationale, mais également par le manque d'exploitation des avantages et des opportunités qu'offrent l'accord de libre-échange et les dynamiques économies des deux pays.
Le volume actuel des échanges ne reflète pas le potentiel de commerce réel qui existe entre les deux pays, estime la puissante Confédération des hommes d'affaires et industriels turcs (TUSKON), qui ambitionne de doubler ce volume pour qu'il atteigne 3 milliards de dollars dans un proche avenir.
Les importations marocaines de Turquie, qui se sont élevées à 5,75 MMDH en 2009 contre 8,3 MMDH en 2008, sont constituées de produits de sidérurgie, textile-habillement, véhicules particuliers et industriels, pièces de rechanges, réfrigérateurs domestiques et d'appareils récepteurs (TV et radios).
Avec 1,42 MMDH en 2009 (2,27 MMDH en 2008), le Maroc exporte en Turquie essentiellement des phosphates et dérivées, des débris de fonte, du fer et acier, des tôles et de la pâte de papier.
Un effort particulier reste également à fournir pour rééquilibrer la balance des échanges commerces bilatéraux, qui penche largement en faveur de la Turquie. L'accord de libre-échange offre un cadre idoine pour réaliser cet objectif, surtout qu'il prévoit l'instauration d'une zone de libre-échange industrielle sur période de 10 ans avec un traitement asymétrique en faveur du Maroc.
Les produits industriels marocains bénéficieront de l'exonération totale depuis l'entrée en vigueur de l'Accord de libre-échange, au moment où les produits turcs, sont soumis à une tarification fiscale qui sera démantelée progressivement durant la période transitoire.
Par ailleurs, TUSKON fait part de l'intérêt des opérateurs économiques turcs pour plusieurs secteurs d'activité marocains, comme le Textile, le prêt-à-porter, les matériaux de construction et le tourisme.
Cet intérêt des hommes d'affaires turcs pour l'investissement au Maroc serait certainement à l'ordre du jour de la prochaine réunion de la commission mixte économique intergouvernementale, le but étant d'améliorer le classement de la Turquie parmi les investisseurs étrangers au Maroc.
La Turquie est le 16-ème investisseur étranger au Maroc avec moins de 1 pc du total des investissements étrangers directs (IED) reçus par le Maroc. Les investissements turcs au Maroc ont atteint en 2008 environ 12 milliards d'euros avant de régresser à 7,4 milliards en 2009 (-38,7 pc).
Les investisseurs turcs, dont le pays revendique la 15-ème place sur la liste des économies les plus puissantes dans le monde et la 6ème en Europe, sont donc pratiquement absents au Maroc, qui s'est transformé pourtant en moins de 10 ans en un "chantier à ciel ouvert" et dans des secteurs où les entreprises turques disposent d'un savoir-faire et d'un avantage comparatif avérés, tels le bâtiment, les infrastructures, le textile et le tourisme.
La 9-ème session de la commission mixte économique, qui sera coprésidée par le ministre du Commerce extérieur, M. Abdelatif Maazouz, et le ministre d'Etat turc, Hayati Zazici, vient ainsi à point nommé pour donner un coup de pousse aux relations économiques entre les deux pays et baliser le chemin pour les opérateurs économiques marocains et turcs afin qu'ils puissent instaurer des partenariats mutuellement avantageux.


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