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Istanbul : La mythique cité " trait d'union " entre l'Orient et l'Occident qui n'en finit pas d'envoûter
Publié dans MAP le 04 - 02 - 2010

Symbole d'ouverture, de cohabitation et de brassage interculturel, et " trait d'union" entre l'Orient et l'Occident, la mythique mégapole euroasiatique Istanbul, sacrée "capitale européenne de la culture 2010", n'en finit pas de fasciner et d'envoûter aussi bien par son passé tumultueux, son rôle politique et économique à travers les siècles, que par l'image d'intercomplémentarité et de cohabitation entre civilisations, magistralement personnifiée par ses innombrables vestiges et monuments.
Par Hassan Aourach
Fondée au VIIème siècle av. J.-C. sur un promontoire permettant de contrôler les échanges commerciaux par le Bosphore, la cité qui portait le nom de Byzance a été régénérée en 330 par l'empereur romain Constantin et rebaptisée Constantinople, avant de devenir, sous les Ottomans, Istanbul.
Selon la légende, la ville doit sa naissance au Grec Byzas qui a conduit une expédition de colonisation depuis les cités surpeuplées d'Athènes et de Mégare et s'est installé, vers 657 av. J.-C. sur la rive européenne du Bosphore qu'il nomme Byzance (Byzantion).

+Fondée pour être capitale+
La cité qui s'étale autour du détroit du Bosphore séparant l'Europe et l'Asie, se veut un pont entre les cultures. Sa situation géostratégique a fait d'elle la grande capitale pendant seize siècles, d'abord de l'Empire byzantin, puis des Ottomans.
Aujourd'hui encore, Istanbul qui reste profondément marquée par l'impact de ces grands Empires, doit à ces deux civilisations, l'une grecque et orthodoxe, l'autre turque et musulmane, les plus beaux monuments qui font sa fierté et constituent l'un de ses nombreux points attractifs.
Certes, avec la proclamation de la République turque en 1923, Istanbul a perdu son titre de capitale officielle et administrative du pays, Mostafa Kemal Ataturk ayant opté pour l'actuelle capitale Ankara, mais la mégapole a continué à se développer pour conserver, haut la main, son rang du premier centre industriel et commercial de la Turquie.
Sa position géographique, l'étendue de sa superficie et ses indicateurs démographiques, économiques et socio-culturels lui procurent un charme fascinant et confirment, si besoin en est, son rang de mégapole et de première cité de la Turquie, voire de l'Europe, eu égard le nombre de ses habitants.
Unique cité au monde à s'étendre sur deux continents, l'Europe et l'Asie, Istanbul qui est entourée des mers Noire, Egée et de Marmara, est traversée par le détroit du Bosphore séparant la mégapole en deux parties reliées par deux ponts géants.
Agglomération multiculturelle et multiethnique, elle regroupe outre la population de pure souche turque, une mosaïque de peuples, dont les Arméniens, Bulgares, Grecs, Macédoniens, Bosniaques, Albanais, Iraniens, Arabes, Russes et Kurdes. Sa population qui ne comptait que 800.000 âmes en 1940, a connu une expansion stupéfiante pour atteindre 7,3 millions en 1991, et 15 millions d'habitants actuellement, ce qui représente près de 1/5ème de la population globale de la Turquie.
+Des performances économiques à la dimension de la grandeur de la cité+
Sur le plan économique, Istanbul qui a confirmé une nouvelle fois en 2009 son rang de capitale économique et de pilier financier de la Turquie, a généré huit fois les fonds qui lui ont été alloués par le budget de l'Etat.
Selon des données émanant du ministère des Finances, la totalité des fonds alloués par l'Etat à la ville ont atteint 10,3 milliards de lires turques (6,7 milliards de dollars), alors que les recettes collectées par le Trésor d'Istanbul se sont élevées à 80,9 milliards de lires.

Les entreprises et unités de productions implantées dans la cité sont intervenues pour 55,4 pc dans le volume total des exportations turques en 2008, et pour 55,1 pc pour les importations, faisant d'Istanbul la plate-forme de base et le centre névralgique des affaires au niveau national et régional.
Autre secteur reflétant la dimension et la grandeur de la mégapole : Le tourisme. Istanbul a accueilli quelque 7,5 millions de touristes durant l'année 2009 et vise atteindre 10 millions de visiteurs en 2010.
En plus de ses monuments historiques et ses sites naturels qui constituent autant d'attractions pour les touristes de différentes régions du monde, la cité dispose d'importantes structures d'accueil lui permettant de devenir un haut lieu d'organisation de congrès et de manifestations internationales qui rassemblent des milliers de participants à longueur d'année.

+ La consécration européenne : Une nouvelle mission pour Istanbul+
Eu égard à toutes ces performances et indicateurs de grandeur, d'une part, et prenant en considération la symbolique culturelle de l'agglomération, Istanbul a été choisie par l'Union européenne "Capitale européenne de la culture 2010", au cotés de la ville allemande Essen et de la cité hongroise Pécs.
Lancé officiellement à la mi-janvier dernier, le programme des festivités et manifestations célébrant cette consécration européenne, prévoit quelque 520 projets culturels, dont les deux-tiers liés à la mise en valeur du patrimoine historique, et un tiers portant sur des manifestations artistiques.
Lors de la cérémonie du lancement des manifestations " capitale européenne de la Culture ", le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a mis en évidence la portée et la signification de ce choix qui consacre, a-t-il souligné, l'importance d'Istanbul dans la culture européenne.
"Istanbul est une ville européenne. Avec son cœur, sa culture, sa civilisation, ses gens, son passé et son futur, elle a toujours tourné son visage vers l'Europe", a-t-il affirmé. "Istanbul a autant façonné la culture européenne qu'elle a été façonnée par elle."
Le PM turc n'a pas omis de rappeler à cette occasion " le destin européen " de la Turquie, dont le processus d'adhésion à l'Union européenne, entamé en 2005, est entravé par des obstacles causés notamment par les positions hostiles à son aboutissement manifestées en particulier par la France et l'Allemagne.
Sur ce point aussi, Istanbul pourrait influencer positivement le cours des évènements et exercer un impact stimulant sur le processus européen de la Turquie. Si elle réussit dans cette mission, et elle ne manque pas d'atouts pour le faire, la mégapole aurait façonné le destin de toute une région, et ajouté un nouvel exploit à son impressionnant et fascinant palmarès de cité mythique qui n'en finit pas d'envoûter.


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