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Proche-Orient: les Palestiniens terminent l'année comme ils l'ont commencée dans le désarroi
Publié dans MAP le 21 - 12 - 2009

Les Palestiniens ont commencé l'année 2009 en enterrant les corps déchiquetés des victimes de la guerre contre Gaza et la termineront en comptabilisant les nouvelles unités de colonisation juive sur ce qui rester de leurs territoires.
.-Par Jamal CHIBLI-.
De l'autre côté de ce décor dantesque, le gouvernement de droite en Israël a prononcé l'oraison funèbre du processus de paix.
Le retour du Likoud au pouvoir, avec l'appui de l'extrême-droite menée par le parti ultranationaliste Israël Beitenou, a remis en cause les minces avancées obtenues en 18 ans de laborieuses négociations, défiant le consensus international autour de la nécessité de résoudre le conflit israélo-palestinien et mettant la région au bord d'un nouvel embrasement général.
La lueur d'espoir déclenchée par le discours du président américain Barack Obama, le 4 juin au Caire, n'a été qu'une éphémère étincelle dans l'horizon obscur du Proche-Orient, qui fait ses adieux à une année marquée par la poursuite du macabre dessein de judaïsation de la ville d'Al Qods et de déracinement des populations autochtones à travers une vague sans précédent de destruction des maisons et des arbres.
Dans une course contre la montre pour profiter de la conjoncture favorable, les groupes intégristes en Israël ont multiplié les agressions contre les lieux saints musulmans et chrétiens, avec comme objectif final le contrôle de la mosquée Al-Aqsa, déjà exposée au risque de l'effondrement à cause des fouilles israéliennes souterraines.
Certes, la résistante héroïque des Maqdessis et la prompte réaction des pays arabes et islamiques ont sauvé, pour le moment, la première Qibla et troisième lieu saint de l'Islam, mais les extrémistes juifs sont bien décidés d'aller au bout de leurs plans, qui consistent à diviser Al-Aqsa, à l'instar de ce qu'ils ont fait avec le Haram Ibrahimi à Al-Khalil (Hébron).
+Abou Mazen dépité+
Pour compléter ce panorama de désolation, le gouvernement Netanyahu a rejeté toutes les médiations, même américaines, pour reprendre les négociations avec l'Autorité nationale palestinienne, qui réclamait le gel total de la colonisation sur ses territoires. Ce n'était pas une condition, comme cela a été véhiculé par Israël, mais l'un des points inscrits à la Feuille de route, devenue un document de référence par la communauté internationale, y compris les inconditionnels alliés d'Israël.
Affaibli et dépité par l'obstination israélienne, le président Mahmoud Abbas, qui, chemin faisant, a réussi le congrès national du Fatah après 20 ans d'éclipse, va surprendre le monde en annonçant, le 5 novembre dernier, sa décision de ne pas briguer un nouveau mandat à la tête de l'Autorité nationale.
Un cri de détresse sincère qui visait à mettre l'ensemble des acteurs au Proche-Orient devant leurs responsabilités. Et qui traduisait l'exaspération des Palestiniens à qui on demandait de nouvelles concessions, alors qu'ils n'ont plus rien à offrir comme "cadeau", sinon renoncer aux droits les plus élémentaires de leur peuple.
C'était également une manière de dire sa désapprobation de la dispersion des Palestiniens, pris entre le marteau du Hamas et l'enclume du Fatah, les deux grands mouvements que rien ne peut apparemment réconcilier, depuis les événements tragiques de l'été 2007 dans la Bande de Gaza.
La reprise du dialogue national restera renvoyé aux calendes grecques, tant que les deux organisations se refusent de remettre en question leurs choix respectifs et tant que les forces occultes, qui entretiennent cette situation, ne se décident de laisser les Palestiniens se prendre en charge.
+Justice partielle+
Au milieu de ce tumulte, va surgir une lueur de nature à illuminer la longue nuit de la cause palestinienne. Le 16 septembre dernier, le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU va valider le rapport Goldstone sur la guerre de Gaza, balisant le terrain devant la poursuite des dirigeants israéliens pour crimes de guerre et contre l'humanité. Pour la première fois, depuis la Nekba de 1948, le monde va rendre une justice, même partielle, aux Palestiniens.
"La paix est plus importante que n'importe quel bénéfice que pourrait tirer un quelconque parti, la paix est plus importante que n'importe quelle coalition gouvernementale si son résultat était de plonger la région dans l'abîme et l'inconnu", avait lancé le président Abbas, dans son discours-testament du 5 novembre. Abou Mazen dénonçait, en fait, l'entêtement des politiques israéliens à engranger de nouveaux points de popularité, au détriment du destin de toute une région.
Le 8 décembre dernier, le gouvernement Netanyahu va recevoir une nouvelle douche froide. Dans une déclaration commune des 27 pays de l'UE, les ministres des Affaires étrangères, réunis à Bruxelles, ont réaffirmé n'avoir jamais reconnu l'annexion d'Al Qods en 1967 par Israël et confirmé leur refus d'accepter les changements de frontières survenus après cette date, "autres que ceux acceptés par les deux parties".
Le rapport Golstone et la position de l'UE ouvrent une brèche dans le mur de silence construit par Israël pour étouffer toute force de propulsion favorable aux Palestiniens, à qui incombe la mission de projeter une image positive sur leur cause en mettant un terme à leurs guéguerres.


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