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Affaire Souleimane Raissouni : RSF accusée par les défenseurs de la communauté LGBT, de faire l'apologie de la culture du viol
Publié dans Maroc Diplomatique le 23 - 05 - 2020

L'ONG Reporters sans frontières (RSF) gratifie souvent le Maroc de communiqués alarmistes sur la situation des droits de l'homme, dont l'essence frise souvent le ridicule. Toutefois, cette organisation vient, par le biais de son secrétaire général, de battre tous les records d'absurdité et d'incohérence en nous servant l'une de ses plus belles perles.
En effet, le SG de RSF, Christophe Deloire a exprimé es-qualité sur Twitter et au nom de son institution, qui n'est plus, soit dit en passant, que le vétuste héritage de près de quatre décennies de fascisme d'extrême-droite, son « entière solidarité avec le journaliste marocain S.R, rédacteur en chef du journal arabophone Akhbar El Yaoum, victime », dit-il, d'une « campagne de diffamation relayée par les médias en ligne proches des services de renseignement ».
De quoi s'agit-il au juste ?
Très récemment, la presse nationale s'est saisie d'une affaire de mœurs impliquant un jeune marocain (A.M), exaspéré par l'injustice dont il a été victime il y a deux ans, finissant par dénoncer, sur les réseaux sociaux, son violeur, qu'il a désigné comme étant le journaliste précité.
La publication du jeune homme en question, ayant frôlé la dépression nerveuse sous le poids du silence assourdissant qu'il s'est, jusque-là, imposé, a provoqué un cyclone d'indignité au sein de la presse marocaine, qui n'a pas hésité à condamner cet acte abject de la part d'un journaliste, se disant, pourtant, défenseur des droits de l'homme et de son intégrité morale et physique, ayant signé, en guise de riposte, un post d'anthologie sur sa page facebook personnelle, traitant la plupart de ses confrères de « lopette », sans pour autant infirmer, ni confirmer les propos de A.M.
Cette homophobie flagrante de S.R, que n'importe quel journaliste français condamnerait sans hésitation, n'a, en tout cas, pas l'air de déranger le représentant de RSF, qui prend la défense d'un violeur présumé en cautionnant son discours haineux et discriminatoire, sans même prendre la peine de s'informer du calvaire vécu par la victime, dont l'intimité a été vilement profanée.
Cette solidarité pavlovienne du co-auteur de « Sexus politicus », avec S.R et plus globalement avec « Akhbar Al Yaoum », relève d'un corporatisme aveugle et répugnant, plutôt que de la liberté de la presse et d'expression que RSF a choisi de sacrifier sur les décombres du mal infligé à A.M.
Mais faut-il, finalement, s'étonner de cette prise de position, somme toute prévisible, de la part d'une organisation ayant défendu bec et ongles un sérial violeur, n'étant autre que le fondateur de ce même quotidien, Taoufiq Bouachrine, condamné à 15 ans de prison pour viol et traite d'êtres humains, alors que les plaignantes, les vidéos et les preuves s'accordaient sur la culpabilité de l'ancien directeur de publication ? Assurément non, surtout que le même S.R, réputé pour sa rhétorique vulgaire et ordurière, n'avait pas manqué de faire part à l'une des grandes plumes marocaines, au lendemain de l'éclatement de l'affaire Bouachrine, de son intime conviction que ce dernier affectionne les fines parties de bunga-bunga, en le traitant, au passage de « fils de pute ». Un aveu très significatif, qui laisse penser que la compétence des éditorialistes de « Akhbar Al Yaoum » s'évalue en fonction de leurs penchants violents et pervers.
L'hypothèse du corporatisme mise à part, il reste la possibilité que RSF et son secretaire général soient d'une crédulité déconcertante, les faisant, à chaque fois, tomber dans le piège d'Akhbar Al Yaoum, qui manipule merveilleusement bien le pathos des responsables de cette ONG, et dont les journalistes s'attèlent à maquiller leurs affaires en procès politiques, pour s'attirer la sympathie des droits-de-l'hommistes habituels, tout en usant, tantôt d'un discours gauchiste, tantôt d'excommunication « daechistes », au gré de leurs agendas.
C'est ce qui explique l'acharnement soudain et féroce de S.R contre les institutions nationales depuis quelques jours, confectionnant ainsi la matière de son plaidoyer consistant à s'ériger en journaliste dissident et persécuté par les autorités, alors qu'il ne s'agit, en réalité, que d'une vulgaire affaire de mœurs, qui renseigne sur la schizophrénie sans limites du protagoniste.
Ce soutien de Deloire est d'autant plus intriguant que le langage foncièrement obscène qu'utilise S.R pour s'adresser aux femmes, ne suscite qu'écœurement et dégoût, en n'hésitant pas à manier l'injure et l'insulte de bas étage pour s'attaquer à ses consœurs journalistes du Conseil national de la presse, ou sur la page Facebook de la correspondante de RSF, Saida El Kamel (coïncidence dites-vous?), chez qui le journaliste n'a pas hésité à diffamer le directeur de publication de « Chouf TV », le traitant des pires noms d'oiseaux.
Ces effluves de concupiscence qui se dégagent de la relation entre Akhbar Al Yaoum et RSF interrogent sur le lien véritable qu'entretiennent les responsables de ces deux instances. Comment expliquer que le bruit, autour de cette diffamation, a d'abord jailli uniquement chez cette ONG française, avant d'irradier le reste du microcosme médiatique marocain ? Mieux encore, qu'est-ce qui motive les défenseurs traditionnels des droits de l'homme à exprimer spontanément leur solidarité avec un violeur présumé, au moment où la victime, qui n'a bénéficié, jusque-là, d'aucun soutien, se terre dans la dépression ?
D'autre part, qu'est ce qui permet à l'historien Maati Monjib de poser le décor d'un « procès politique » fantaisiste de S.R, au moment où cette affaire n'en est encore qu'à ses balbutiements ? Et enfin, qu'est-ce qui différencie Raissouni de Ali Bedar, ancien communicant du RNI, également accusé de viol par une journaliste franco-polonaise, que ses confrères journalistes n'ont pas hésité à jeter en pâture ?
Ce sont là des questions pertinentes qui suscitent l'ire des collectifs de défense des droits de la communauté LGBT, lesquels n'ont pas hésité à accuser ouvertement et nominativement Christophe Deloire de faire l'apologie de « la culture du viol », en apportant son soutien inconditionnel à un journaliste notoirement homophobe.
Il n'en reste pas moins que l'évolution de cette affaire qui vient de connaitre un nouveau rebondissement, avec l'arrestation, le 22 mai, de S.R par quatre éléments de la police judicaire de Casablanca et non une quinzaine comme l'a rêvé Mounjib, n'a pas fini de révéler toutes ses mauvaises aspérités.


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