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Niveaux bas d'inflation, quel impact sur l'économie nationale ?
Publié dans Maroc Diplomatique le 28 - 09 - 2020

Il est évident que le Maroc a réussi, au cours des dernières années, à contenir l'inflation à des niveaux bas, qui ne dépassent même pas la cible fixée par la Banque centrale. Néanmoins, cette tendance qui a duré dans le temps, n'entraînerait-elle pas des pressions déflationnistes sur l'économie nationale ? Une question qui interpelle un bon nombre de spécialistes et d'observateurs de la sphère économique.
En 2020, l'inflation serait limitée, en moyenne, à 0,4% et évoluerait à 1% en 2021, d'après les dernières prévisions de Bank Al-Maghrib qui estime de surcroît, sur la base de son enquête sur l'inflation du 3ème trimestre, que les experts financiers anticipent une inflation de 1,1% sur l'horizon des huit prochains trimestres, au lieu de 1,4% un trimestre auparavant.
En effet, depuis le début de l'année en cours, l'indice des prix à la consommation (IPC) a enregistré d'un mois à l'autre des baisses oscillant entre 0,1% et 0,3%, à l'exception des mois de mars et d'août où l'IPC a enregistré respectivement des légères hausses de 0,4% et 1,4%. En 2019, l'IPC annuel moyen, s'était inscrit en très légère augmentation de 0,2%, et ce par rapport à l'année 2018.
Il est donc judicieux de comprendre, tout d'abord, les raisons de cette contraction continue de l'inflation, a fortiori, dans ce contexte si singulier, lié à la propagation de la pandémie et qui est caractérisé par un recul aussi bien de l'offre que de la demande.
Pour l'économiste Yasser Tamsamani, le Maroc connaît depuis des années un régime d'inflation bas, et pour cause, « les conditions du marché de travail, mais aussi les mécanismes de répartition de la valeur ajoutée ».
Il y a des éléments explicatifs qui relèvent de « la structure même de l'économie nationale » et qui durent dans le temps, ainsi que des raisons conjoncturelles liées notamment à la crise sanitaire, relève M. Tamsamani, Docteur en économie de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
Plus clairement, une inflation qui est faible au Maroc, et qui est d'ailleurs « inhabituelle pour un pays en développement », est due au fait que « les salaires au Maroc évoluent à un rythme inférieur que celui de la de la productivité du travail », déclare-t-il à la MAP.
« En effet, si l'on ne regarde que l'évolution du salaire minimum corrigé de la dynamique de la productivité sur la période récente, on observe qu'il est en quasi-stagnation », fait-il remarquer, ajoutant que les raisons d'ordre conjoncturel concernent la baisse des prix des produits à prix volatils.
Néanmoins, M. Tamsamani souligne qu'il ne faut pas « mettre tout sur le dos de l'inflation importée ». Il y a une bonne partie de responsabilité de régime bas d'inflation qui revient, dit-il, à l'inflation sous-jacente et donc aux conditions sur le marché de travail.
En effet, notre interlocuteur estime qu' »il est légitime de craindre une éventuelle déflation, mais tout dépend du volontarisme des politiques économiques à la fois budgétaires et monétaires ».
Pour expliquer hypothétiquement le passage de la désinflation à la déflation, M. Tamsamani indique que dans une phase de désinflation, on assiste à une augmentation des taux d'intérêts réels, un facteur qui dissuade les investisseurs, puisque le coût de l'emprunt devient élevé. En contrepartie, le pouvoir d'achat des ménages marque une petite amélioration du fait de la baisse des prix.
Dans cette situation, on se trouve avec une consommation et une demande en augmentation à court terme, d'un côté, et un investissement et une production en stagnation, de l'autre, ce qui se traduit par un déséquilibre sur le marché.
Un des scénarios d'ajustement, étant donné que le marché ne peut pas rester en déséquilibre tout le temps, est une hausse des prix, donc une inflation « maligne » non accompagnée de la production, analyse-t-il, notant que la seule manière d'éviter un tel scénario est justement de « faire en sorte que la production augmente pour équilibrer le marché ».
Pour cela, l'économiste suggère de « dynamiser l'investissement public pour qu'il entraîne dans son sillage l'investissement privé et d'innover en termes d'instruments de politique monétaire ».


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