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Algérie : Quand la diplomatie devient un vaudeville tragique
Publié dans Maroc Diplomatique le 02 - 06 - 2025

Ah, l'Algérie, ce prodige de la diplomatie... ou plutôt, de la comédie diplomatique ! Encore une fois, le pays se précipite dans le décor pour jouer son rôle préféré : celui de la victime indignée. Le Royaume-Uni a eu l'outrecuidance de manifester son soutien pragmatique au plan d'autonomie du Maroc, et voilà que l'Algérie, fidèle à ses habitudes, monte sur scène pour dénoncer cet « acte insensé« . C'est une scène qui se répète, inlassablement, chaque fois qu'un pays ose regarder un tant soit peu du côté de la raison : l'Algérie se fâche, déplore, se scandalise, et la pièce continue.
Le ministère algérien des Affaires étrangères a donc encore une fois dégainé son communiqué officiel, une œuvre qui ne change jamais de format : un texte stéréotypé, une litanie de reproches et de pleurs, toujours sur le même ton. « L'Algérie a indiqué avoir pris acte de ce changement d'attitude de Londres. Toutefois, elle a exprimé son profond regret face à ce qu'elle considère comme un appui au plan marocain, qu'elle juge problématique. » On pourrait presque y voir un sketch pré-écrit, où le rôle principal – l'Algérie – s'indigne de chaque geste de soutien au Maroc. Mais l'ironie réside dans le fait que ce soutien britannique, loin d'être une pirouette diplomatique, est tout simplement un geste de bon sens. Le Royaume-Uni ne fait que reconnaître l'évidence : le plan d'autonomie est une voie raisonnable, un compromis qui vise à sortir d'une impasse qui dure depuis trop longtemps. Mais l'Algérie, elle, ne comprend pas – ou ne veut pas comprendre – que la diplomatie, ce n'est pas se lamenter dans un coin, mais se mouvoir dans l'arène des négociations.
« Et ce fameux plan marocain ! » Une proposition qui, depuis 18 ans, est sur la table, et qui n'a pas cessé de se heurter au mur de l'indifférence algérienne. L'Algérie, dans un excès de mauvaise foi, se lamente encore et toujours sur le fait que ce plan n'aurait « jamais été réellement soumis aux Sahraouis« . Vraiment ? Alors que la communauté internationale, dans son ensemble, s'accorde à dire qu'il s'agit d'un projet qui offre une solution politique crédible et équilibrée. Mais à Alger, on préfère jouer aux échos d'un passé révolu, répétant sans fin cette litanie des « négociations sans fin« , comme si cette posture d'immobilisme dans la dénonciation allait les mener à une quelconque victoire. La vérité, bien qu'inconfortable pour certains, est simple : ce plan a été rejeté par ceux qui ont toujours préféré jouer la carte de l'intransigeance, et non du compromis.
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Le pire dans tout cela, c'est la manière dont l'Algérie se plaint des « envoyés spéciaux de l'ONU« , ces diplomates internationaux qui, selon elle, auraient tous reconnu que le plan marocain « manquait de substance« , mieux encore : « qui n'auraient jamais pris ce projet au sérieux »… « substance » ! De quelle substance parle-t-on, exactement ? De celle d'un projet politique qui, de manière pragmatique, cherche à trouver une issue à un conflit sans fin ? Ou de celle d'une rhétorique creuse et répétitive, alimentée par un nationalisme débridé qui ne sert qu'à entretenir une guerre idéologique sans fin ?
Et que dire de ce sempiternel refrain de l'Algérie qui répète, encore et encore, que « le Maroc occupe illégalement le Sahara Occidental« . Mais peut-on, un jour, cesser de répéter des slogans qui ne font plus sens ? L'occupation, ce n'est pas une question de mots, mais de faits : le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, ce droit fondamental qu'Alger brandit à tout bout de champ, semble être une arme à géométrie variable. Après tout, que dire de ce « droit à l'autodétermination » que « l'autre monde », avec un aplomb confondant, invoque à chaque occasion, mais qu'elle ne met en œuvre que lorsqu'il s'agit de servir ses propres intérêts géopolitiques ?
L'Algérie, dans sa quête d'une moralité absolue, oublie qu'aucune cause juste ne se construit à coups de communiqués répétés. Elle ne semble pas comprendre que la véritable diplomatie, celle qui avance, ne se nourrit pas des faux-semblants et de la posture victimaire, mais de l'action réelle, de l'engagement concret. Pourtant, elle persiste dans cette danse diplomatique du double langage, où les discours ne servent qu'à masquer une inaction crasse. Le point d'orgue de cette comédie absurde, c'est lorsque l'Algérie se réjouit que le Royaume-Uni n'ait « pas officiellement reconnu la souveraineté du Maroc sur le Sahara Occidental« . Quelle victoire ! Quelle manœuvre brillante ! Mais soyons sérieux : ce genre de demi-mesures ne résout en rien le problème, au contraire, il le perpétue. L'Algérie, comme un acteur dans un vaudeville, applaudit un détail qui ne fait qu'illustrer sa propre incapacité à voir plus loin que le bout de son nez diplomatique.
Et là, le comble de l'absurde : Alger qui, une fois de plus, brandit son faux étendard de la décolonisation, tout en maintenant sa mainmise sur un territoire qu'elle ne gouverne même pas. Cela devient presque risible. L'Algérie, dans sa quête de « grandeur régionale« , se transforme en architecte d'une illusion diplomatique qui, au fond, ne cherche qu'à maintenir le statu quo. Elle oublie l'essentiel : la décolonisation n'est pas un slogan à répéter sans fin, mais une cause à défendre avec pragmatisme et ouverture. L'Algérie pleure, encore une fois, sur le soutien britannique au plan d'autonomie, tout en continuant de rejeter la seule solution qui pourrait mener à la paix. Mais dans son éternel isolement, dans cette bulle de certitudes tissée de slogans, elle s'éloigne de la réalité. Le Maroc avance, pas à pas, dans le cadre de la diplomatie internationale, tandis qu'Alger, elle, continue de se perdre dans le bruit de ses propres récriminations.
Se souvient-elle qu'un monde en mouvement ne s'arrête pas à la litanie des récriminations, mais que ce sont les actions concrètes qui façonnent les grandes victoires diplomatiques ? La scène internationale, elle, a choisi son camp : celui du dialogue, de l'ouverture et de la paix. Et pendant que l'Algérie continue de se contenter de communiqués et de récits figés, le Maroc trace sa route, solide et déterminé, vers un avenir résolu.
Alger, – ou plutôt le régime militaire – donc, se condamne elle-même à une éternelle tragédie diplomatique, où personne ne danse et où tout le monde attend que le rideau tombe. Mais le pire, dans tout ça, c'est qu'elle n'a même pas vu qu'il était déjà baissé.


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