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Affaire Aït Si Rahal : « J'arrêterai de me battre le jour où le commissaire Kharbouch sera en prison ! » [Interview]
Publié dans Yabiladi le 23 - 05 - 2012

Zoubida Aït Si Rahal est de passage actuellement au Maroc pour une dizaine de jours. Elle a tenu absolument à faire une escale ce matin à Yabiladi pour rencontrer la rédaction qui suit depuis des années son affaire. Pour rappel, son mari, Mohammed Aït Si Rahal, avait été arrêté puis tué l'été 2002 dans un commissariat de police de Marrakech (cf notre article). Son bourreau est le commissaire Mohamed Kharbouch. Après une longue bataille judiciaire, Kharbouch a été condamné à 10 ans de prison pour meurtre. Mais le commissaire reste introuvable. Agé de 60 ans, Zoubida Aït Si Rahal se bat aujourd'hui pour que le meurtrier de son mari accomplisse sa peine de prison. Interview.
Yabiladi : Quel est l'objet de votre visite au Maroc ?
Zoubida Aït Si Rahal : Je suis venue pour deux choses. Rencontrer les gens, les médias comme Yabiladi, les associations qui suivent l'affaire de près, notamment Khadija Ryadi de l'Association Marocaine des Droits de l'Homme. Je suis venue aussi pour passer quelques jours de vacances et me reposer. Je suis allée au hammam. J'ai eu l'occasion d'aller au marché, j'ai acheté des fruits et légumes, qui sont beaucoup moins chers qu'en France ! (Rires)
Sinon comment vous sentez-vous ?
ZASR : Je suis un peu fatiguée. Quand je ne pense pas à l'affaire, ça va. Mais quand j'y pense, ça ne va plus. Ce que je n'arrive pas à avaler c'est que le commissaire Kharbouch a été condamné il y a plus d'un an mais qu'il n'y a pas d'application du jugement. Le commissaire aurait dû être arrêté depuis longtemps mais il reste encore introuvable. Moi de mon côté, je ne lâche rien. Tant qu'il n'est pas en prison, je n'irai pas bien. Je ne lâche pas l'affaire. Je ne lâcherai jamais. J'arrêterai de me battre le jour où je serai sous terre. Je me bats pour la justice en tant que citoyenne marocaine. La justice n' a pas fait son travail car Kharbouch est toujours en liberté.
Il y a quelques semaines, vous avez réussi à mettre la main sur la photo du commissaire Kharbouch, comment vous l'êtes-vous procurée ?
ZASR : Par de la famille ici au Maroc. Ils ont mené une enquête de leur côté et ont fini par se la procurer. Lorsque j'ai eu sa photo entre mes mains, c'est comme si je l'avais, lui, entre mes mains. Durant 10 ans, je n'ai jamais oublié son visage de tueur. J'ai ensuite envoyé cette photo à mes contacts par mail.
Est-ce qu'avoir cette photo a permis de le localiser ? Savez-vous où il se trouve actuellement ?
ZASR : Pas vraiment. Personne ne l'a vu. Cette photo a seulement permis d'émettre un avis de recherche. Je pense que tous les commissariats doivent avoir sa photo. La police devrait savoir où il se trouve ! Pourtant la police marocaine est réputée pour être efficace mais elle est efficace que quand elle le veut !. J'ai dit un jour au procureur qui suit l'affaire que j'avais cru le voir à Paris. Mais il m'a répondu que ce n'était pas possible, que Kharbouch n'avait pas quitté le territoire. C'est tout ce qu'on sait.
Vous partez demain pour Marrakech, appréhendez-vous de vous rendre dans cette ville où votre mari est décédé ?
ZASR : Non, je n'ai pas peur d'aller à Marrakech et je n'ai pas peur de Kharbouch. Le pire est passé. Même dans le pire, j'ai survécu. Je compte également rencontré le procureur qui nous a soutenu toutes ces années. Je veux lui dire merci. Ce Monsieur a toujours eu du temps pour moi. Quand je l'appelle de France, il me répond toujours. Si Kharbouch a été condamné, c'est grâce à lui et à son travail.
Et vos enfants, que pensent-ils du combat que vous menez ?
ZASR : Avec mes enfants, on ne parle jamais de leur père. Ils ont perdu espoir d'obtenir justice. Ils me disent «maman, ça fait 10 ans, les journaux et les associations n'ont rien fait pour toi. Garde plutôt ton argent et ta santé» ! Ils savent que je suis actuellement au Maroc mais je ne leur ai pas dit ce que je comptais y faire. Je leur ai seulement dit que j'allais au Maroc pour des vacances.
Vos enfants sont grands maintenant. Cela fait 10 ans que vous vous battez de toutes vos forces pour retrouver l'assassin de votre mari. Avez-vous déjà pensé, peut-être, à refaire votre vie, de crainte de rester seule un jour chez vous ?
ZASR : Jamais de la vie ! Je ne ferai jamais rentrer quelqu'un à la maison qui fera sortir mes enfants, jamais ! Je ne serai jamais toute seule. Vous savez je rêve régulièrement de mon mari. Il me parle tout le temps dans mes rêves et parfois me fait rire. Parfois il m'apporte en cadeau des bijoux en or ou des caddies plein de nourriture. Malgré la mort, je resterai toujours fidèle à mon mari, quoiqu'il arrive.


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