A l'heure des impacts palpables des changements climatiques dans le quotidien des Marocains, le gouvernement Akhannouch est appelé à prendre la mesure des enjeux en créant un ministère de la Transition climatique et écologique dédié à l'environnement, au changement climatique et au développement durable. Le nouveau Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a été appelé à mettre en place un ministère de la Transition climatique et écologique dédié à l'environnement, au changement climatique et au développement durable, en plus de l'appui aux collectivités territoriales, dans le cadre de la nouvelle formation de l'exécutif en cours de constitution. Dans sa lettre, l'Alliance marocaine pour le climat et le développement durable (AMCDD) a mis en garde sur l'urgence des dérèglements que connaît le climat et dont le Maroc est impacté, la problématique de la sécheresse. «Il s'agit d'une alerte et d'un appel pressant aux pouvoirs publics pour prendre leurs responsabilités vis-à-vis du droit de la génération actuelle et des générations futures à un avenir durable, résilient et inclusif.» La structure se dit alarmée par «les conclusions des derniers rapports sur les pressions exercées sur les ressources vitales (…) impactant une grande partie de la population marocaine vulnérable» et qui vont «connaitre davantage d'aggravations, selon les projections des derniers rapports du CESE, de la Cour des Comptes, de la BM, du GIEC et du WG, et ce dans un modèle économique et de développement injuste que le Maroc veut dépasser». Elle a également noté «le retard dans la mise en œuvre de l'Agenda 2030, la NDC, la transition énergétique, la stratégie nationale de l'eau… les bons mécanismes de gouvernance, la démocratie participative, et l'accès à l'information». Maroc : Comment adapter le développement aux sécheresses successives ? Pour une Agence nationale de l'environnement et du climat Dans le même sens, l'AMCDD a soumis au Chef du gouvernement le Livre blanc de plaidoyer de la société civile environnementale, «pour l'alignement des politiques publiques et du plan de relance post-COVID-19 du Maroc avec les objectifs de l'Accord de Paris et les exigences de développement durable et résilient à l'aune de la mise en œuvre des orientations du Nouveau Modèle de Développement (NMD)». La recommandation de créer un ministère dédié aux questions environnementales revient, considérant que ce sera le département en charge de mettre en œuvre l'Axe n°4 du NMD en termes de décentralisation et de la transition climatique et environnementale territoriale. Le Maroc, un «point chaud» dans les changements climatiques régionaux [Etude] L'organisation a également appelé à doter le Maroc d'une Agence nationale de l'environnement et du climat (ANEC) dépendant dudit ministère. Il s'agit d'un «instrument opérationnel de la mise en œuvre de la politique environnementale et climatique, de surveillance et de contrôle de l'état de l'environnement et d'accompagnement technique des parties prenantes (départements ministériels, collectivités territoriales, secteur privé et société civile), en vue de conjuguer et fédérer les efforts pour asseoir la transition écologique du pays». L'AMCDD, qui a suivi la mise en œuvre et l'évaluation de l'efficacité et de l'impact des politiques environnementales et climatiques du Maroc, a exprimé «sa volonté et sa disponibilité à contribuer positivement aux initiatives et aux programmes nationaux et régionaux que [le gouvernement] ne manquera pas de mettre en œuvre dans le domaine de la transition climatique, de la préservation de l'environnement et du Développement Durable».