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France : Ouverture du procès pour harcèlement et injure raciste de dix policiers de Nancy
Publié dans Yabiladi le 15 - 03 - 2022

Suite aux révélations en octobre dernier d'un conseil disciplinaire de la «meute» de la brigade anti-criminalité (BAC) de nuit à Nancy, révoquant 4 fonctionnaires de police et en sanctionnant 6 autres à des exclusions de 15 jours à 12 mois, le procureur de la République doit donner ce mardi ses conclusions sur cette affaire qui a fait éclater au grand jour la terreur imposée par 10 policiers de la ville. Ces 10 fonctionnaires se sont retrouvés, vendredi 11 mars, sur les bancs du tribunal correctionnel de Nancy pour l'ouverture de leur jugement pour harcèlement moral et injures non publiques à caractère raciste, rapporte Street Press.
Saïd B., le premier des 4 plaignants, a ainsi pu expliquer devant la justice comment le brigadier-chef Willy L. et le brigadier Laurent M., à la tête par intérim de la BAC nuit, ont tenu la brigade d'une main de fer pendant des années, laissant carte blanche aux abus xénophobes et aux «manœuvres malveillantes». Ostracisation, critique permanente, pression psychologique, tout était bon pour «faire craquer les collègues jugés indésirables afin d'obtenir leur éviction pure et simple de l'unité», relaient les journalistes.
Musulman pratiquant, Saïd B. recevait fréquemment des capsules de bières dans son casier et a même entendu un de ses collègues dire qu'il ne voulait pas «être dans le groupe du bougnoule». La «meute» a été jusqu'à «saborder un dossier d'instruction en transférant des pièces confidentielles aux avocats de la partie adverse», assure son avocat, Me Berna.
Dans le dos de Saïd B. et du brigadier chef Paul de R., promu à la tête de la BAC nuit pour la redresser, les policiers ont rapidement créé un groupe de discussion privée dans lequel ils insultaient notamment de «con» Paul de R. et de «bougnoule» ou «bico(t)» Saïd B. Ce groupe a été révélé par un policier en poste depuis 2007, car ne supportant plus le comportement de ces collègues. «Ils s'envoyaient des messages de haine comme je n'en ai jamais vu au cours de mes enquêtes», a-t-il dit au tribunal, alors que les discussions prenaient des airs néo-nazies, notamment avec des références aux Einsaztgruppen, les unités mobiles d'extermination du IIIe Reich.
Face aux juges, les accusés ont tenté de minimiser leurs injures racistes en parlant de «gaminerie» et de «bêtises», niant les accusations de racisme, de harcèlement et l'«enfer» qu'ils ont fait vivre aux plaignants.


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