Maroc–Belgique : vers un dialogue sécuritaire renforcé, incluant la sécurité spirituelle des MRE    Le Maroc et la Belgique consolident leur alliance stratégique    Fès-Meknès : 1,51 MMDH pour des projets structurants    Ramadán a través de la historia #4: Los Saadíes, del auge dorado al caos    CAN 2025 au Maroc : le bilan sécuritaire annonce 396 interpellations pour spéculation sur les billets    Casablanca : un trafiquant de chira et de "poufa" arrêté dans un cimetière du Hay Mohammadi    Financement participatif : La Mourabaha immobilière poursuit sa progression    Service militaire 2026 : Lancement de l'opération de recensement    Rapport du Parlement européen : 92% des retours des Iles Canaries vers le Maroc restent inexécutés    Assurance auto électrique : l'ACAPS impose la mise en conformité immédiate des attestations    AACIS'26 : le Maroc au cœur de la coopération économique Sud-Sud    Après trois mois d'absence, Amrabat reprend progressivement avec le Betis    Guerre au Moyen-Orient : Un Marocain raconte sa frayeur en plein vol pour la Omra    Alerta meteorológica: Se esperan nieve, tormentas y fuertes vientos en varias regiones de Marruecos    Conflit Iran-USA : trois avions américains abattus « par erreur » par le Koweït    Sans appel dans les délais, le consulat du Maroc à Las Palmas contraint de verser 20000 euros à un employé    CESE : le Conseil renouvelle son bureau et adopte un avis sur la protection de l'enfance    Frappes iraniennes : la France envisage un soutien militaire aux États du Golfe et à la Jordanie    Dakar et Abidjan accélèrent leur intégration stratégique    L'Iran annonce une attaque de missiles visant Tel-Aviv, Haïfa et Jérusalem-Est    L'Iran affirme avoir visé le bureau de Netanyahu, des rumeurs d'assassinat démenties    Escalade USA–Iran : le Golfe sous tension    SGTM affiche des performances record en 2025    Racisme en Espagne : La FRMF exprime sa solidarité avec Omar El Hilali    Brahim Diaz entre rumeurs de conversion à l'Islam et présence remarquée à un iftar à Madrid    Munir El Haddadi fuit l'Iran par la route via la Turquie    Mehdi Ezzouate : "Le marché marocain a du potentiel, mais il reste encore en phase de maturation"    Conflit au Moyen-Orient. Jusqu'où peuvent grimper les prix du pétrole ?    Ghassane El Machrafi : le foncier « ne constitue plus un obstacle structurant »    Grand Stade Hassan II : Plus de 2,2 MMDH pour les travaux d'électricité    Enquête à Tanger sur des fraudes de visa espagnol suite à des documents falsifiés    FM6SS inaugure un Hub de Médecine de Précision pour transformer la prise en charge des maladies rares au Maroc    Moyen-Orient : Une cellule de crise au profit de la communauté marocaine    La Protection civile ouvre ses portes au public    Décès de Boncana Maïga, monument de la musique africaine    Le site historique de Chellah s'illuminera avec les concerts Candlelight®    Casablanca accueille pour la première fois Magic Garden Light Festival    La FRMF solidaire avec Omar El Hilali, victime de propos "offensants" en Liga    La 5G et la numérisation au cœur d'un partenariat prometteur entre le Maroc et la Finlande    Caftans au Maroc #2 : Le caftan de Fès, emblème d'un savoir-faire ancestral    Maroc : Naufrage d'un navire panaméen au large de Laâyoune    L'UE condamne les attaques iraniennes au Moyen-Orient    Sénégal : entre accusations dans la rue et demande officielle de grâce royale    Zakaria El Ouahdi au PSG : rumeur crédible ou simple observation de marché ?    Safi : Après les crues, la reconstruction et la revalorisation du patrimoine    Food Bladi, une immersion dans la gastronomie marocaine sur Medi1 TV    Christophe Leribault, nouveau président du musée du Louvre    L'Université Mohammed VI Polytechnique rejoint le réseau mondial APSIA    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



MRE bloqués à Ceuta : Les associatifs menacent de déposer une plainte contre l'Espagne
Publié dans Yabiladi le 05 - 07 - 2022

Après que des centaines de Marocains résidant à l'étranger ont passé des journées infernales à Ceuta en tentant de traverser sa frontière avec le Maroc, l'Association des amis du peuple marocain en Espagne (ITRAN) a menacé de déposer une plainte contre les autorités espagnoles suite à cet incident. Son président critique aussi les autorités marocaines en la personne du consul général du Maroc à Algésiras.
L'Association des amis du peuple marocain en Espagne (ITRAN) établie à Barcelone est montée au créneau, cette semaine, pour dénoncer les incidents du vendredi et samedi à Ceuta. Des centaines de Marocains résidant à l'étranger, qui ont choisi l'enclave espagnole pour rentrer au Maroc, sont restés bloqués dans la ville, sans services ni assistance, pendant de longues heures.
Lundi, l'ONG a annoncé qu'elle déposera une plainte contre les autorités espagnoles, contraignant celles-ci à s'attabler et présenter des excuses. «Nos avocats travaillent actuellement pour déterminer les responsabilités», nous confie ce mardi Mohamed Alami Soussi, président d'ITRAN. «Nous nous sommes rendus à Algésiras pour parler aux responsables espagnols et soulever les problématiques existantes, qu'ils ont refusé de reconnaître. Même le conseil général du Maroc à Algésiras a été alerté», ajoute-t-il.
Deux villes sans infrastructures d'accueil
L'associatif rappelle que les membres de l'ONG se sont aussi rendus à Ceuta et Melilla, où ils ont constaté de leurs «propres yeux l'absence de sanitaires, d'appareils et installations d'hygiène».
«Les autorités locales ont été appelées à mettre en place des infrastructures pour éviter tout cela et elles nous ont assuré qu'elles sont mobilisées pour cet objectif. Toutefois, les MRE ont été alors surpris, le weekend passé. Aucune promesse n'a finalement été tenue. Des personnes ont dû faire leurs besoins dans la nature. On ne peut pas affirmer que tout est prêt pour accueillir les MRE se rendant dans leur pays pour qu'ils souffrent finalement.»
Mohamed Alami Soussi
L'associatif rappelle que «les douanes de Ceuta et Melilla sont petites» et qu'il «n'y a pas non plus d'espace pour les agrandir». «Pourquoi les autorités espagnoles ont-elles donc laissé ces MRE transiter par les deux villes alors qu'elles savaient qu'elles ne pouvaient pas supporter cette pression ?» s'interroge-t-il.
Marhaba 2022 : Journée infernale pour des Marocains bloqués à Ceuta
Une question qui se sera notamment soulevée demain, lors d'une réunion en vidéoconférence entre les membres de l'ONG et les autorités espagnoles. Mais si l'Espagne a vite réagi aux doléances des MRE portées par ITRAN, celle-ci déplore l'absence de réaction de la part des autorités marocaines.
«Nous avons saisi l'ambassade du Maroc et le Consulat du Maroc à Algésiras pour les inviter à soulever cette question avec les autorités espagnoles et éviter que ce genre de situation ne se reproduise. Malheureusement, personne ne nous écoute», dénonce Mohamed Alami Soussi.
La flambée des prix et la passivité des autorités marocaines pointées du doigt
Celui-ci appelle «les consulats du Maroc sur place pour qu'ils fassent leur travail et se rendent sur le terrain pour vérifier si tout est bien préparé pour accueillir les MRE qui se rendent au Maroc en transitant par l'Espagne». «Il y a eu 35 Marocains blessés lors d'un accident de la circulation. Certains ont été hospitalisés tandis que d'autres ont continué leur route vers le Maroc tout en étant blessés. Le consulat du Maroc devait être sur place pour informer les Marocains et les orienter pour déposer plaintes, vu qu'ils sont assurés», critique-t-il avant d'appeler à une intervention du Roi Mohammed VI, comme en 2016.
Pour l'associatif, le problème est surtout lié aux bateaux et ferries opérant en méditerranée. «Le prix du billet d'un bateau entre Tanger et Algésiras a atteint, ces deux derniers jours, 800 euros soit 300 euros de plus. En revanche, pour les ferries à destination de Ceuta, les autorités espagnoles les subventionnent et sont donc 150 à 200 euros moins chers. Même lorsque nous conseillons les gens de ne pas se rendre à Ceuta, personne ne nous écoute», déplore-t-il encore.
Vacances d'été au Maroc : Choisir entre un départ par avion ou par voiture et bateau
Son ONG a proposé de «suspendre le trafic vers les deux villes depuis Algésiras dès que les premiers signes d'une congestion commence à apparaître». «Nous avons donc proposé, dans ce cas, de ne laisser que les personnes établies à Ceuta et Melilla ou ceux qui s'y rendent pour la journée effectuer la traversée. L'objectif étant d'éviter que nos MRE souffrent et attendent plusieurs longues heures dans de longues files d'attente sous le soleil», explique-t-il.
Vendredi et samedi, des Marocains résidant à l'étranger ont vécu une journée infernale, après avoir choisi de rentrer au pays en passant par Ceuta. Ils ont ainsi été bloqués dans l'enclave espagnole pendant plusieurs heures. Un certain nombre d'enfants et de personnes âgées ont dû attendre sous le soleil, sans eau ni nourriture suffisantes. La police a fini par intervenir, en autorisant les voitures à partir vers la frontière après que les MRE ont commencé à manifester et exprimer leur mécontentement.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.