Le Conseil national des droits de l'Homme (CNDH) suit de près l'affaire de l'enfant victime de graves abus sexuels confirmé par un examen médico-légal, en marge du Moussem Moulay Avdellah Amghar. Cinq suspects ont été arrêtés et présentés au procureur général du roi à El Jadida, avant leur déferrement devant le juge d'instruction. À l'initiative de sa présidente, le CNDH et sa commission régionale de Casablanca-Settat ont pris contact avec le parquet et les services médicaux et mis en place des cellules de suivi dès l'orientation de l'enfant vers la médecine légale. Dans un communiqué, le CNDH salue la condamnation unanime de tels crimes et encourage les signalements. Il réaffirme son appel à mettre fin à l'impunité et à renforcer les peines contre toute agression sexuelle visant des mineurs. Il rappelle ses recommandations de 2019, notamment la redéfinition du viol pour inclure toutes les formes d'agressions sexuelles, sans distinction de genre ou de lien entre victime et agresseur, et l'alourdissement des sanctions en cas de violences contre des enfants. Le CNDH souligne par ailleurs le rôle essentiel d'une couverture médiatique respectueuse de la dignité des victimes, en particulier l'interdiction de publier le nom ou l'image d'un enfant. Il dénonce certains discours stigmatisants visant la victime ainsi que d'autres propos qui, sous couvert de solidarité, tendent à banaliser ce type d'agressions. Le Conseil alerte enfin sur la diffusion de vidéos présentées à tort comme liées à l'affaire et dénonce toute exploitation de cette tragédie. Il rappelle que le viol et l'agression sexuelle doivent être considérés de manière identique, quel que soit le sexe de la victime.