DR ‹ › Selon un rapport de la Cour des comptes, bien que le nombre d'inscrits au système d'assurance maladie obligatoire ait atteint environ 31,94 millions d'adhérents à la fin de 2024, seuls 25,6 millions de personnes bénéficiaient effectivement de cette couverture à la même période. Cela représente un taux de couverture réel d'environ 70 %, si l'on exclut les régimes spéciaux. Dans son rapport annuel pour 2024-2025, le conseil souligne : «Malgré les efforts pour maintenir l'équilibre des systèmes, tous souffrent de déséquilibres financiers, à l'exception de celui des employés du secteur privé. Cette situation est principalement due à l'absence de mécanismes efficaces pour contrôler les dépenses des systèmes d'assurance, qui ont augmenté de 83 % entre 2022 et 2024, surpassant largement le taux de croissance des ressources, fixé à 36 %.» Le conseil a également mis en lumière le manque d'attractivité des établissements de santé publics pour les assurés. En 2024, le secteur privé a représenté environ 91 % des dépenses facturées couvertes par l'assurance, contre seulement 9 % pour le secteur public. Concernant le programme de soutien social direct, lancé en décembre 2023, environ 24,89 milliards de dirhams ont été distribués en 2024. Ce montant comprend 9,13 milliards de dirhams en aide forfaitaire, 15,05 milliards de dirhams pour les subventions à la protection de l'enfance, 45 millions de dirhams pour les primes de naissance, et 670 millions de dirhams pour la subvention complémentaire de rentrée scolaire. Face aux défis que rencontre le système de protection sociale, le conseil recommande d'activer toutes les institutions impliquées dans sa gestion, de mettre à jour et évaluer les mécanismes de ciblage existants, et de réaliser des études d'évaluation périodiques sur l'efficacité des composantes de la protection sociale. Il appelle également à diversifier et mobiliser des sources de financement durables pour l'ensemble des composantes de la protection sociale, à poursuivre le développement et l'amélioration des établissements de santé publics, et à coordonner les politiques de protection sociale avec d'autres politiques économiques et sociales.