DR ‹ › Melilla s'inquiète des potentielles répercussions économiques que devrait engendrer la montée en puissance du port de Nador West Med. Alors que le chantier avance et que les préparatifs pour l'ouverture d'un nouveau poste frontière à Nador se précisent, la ville espagnole redoute une concurrence accrue. Dans ce contexte, Fadela Mohatar, porte-parole du gouvernement de Melilla, a vivement critiqué l'inaction du gouvernement espagnol. Elle l'accuse de rester passif face au développement rapide du Maroc, mettant ainsi en péril les intérêts économiques de la ville. Membre du Parti Populaire, Mohatar a qualifié d'«inexplicable» l'attitude du gouvernement central, affirmant qu'il n'a «rien fait» pour protéger Melilla. Elle a souligné l'importance d'une ouverture «véritable et efficace» des douanes commerciales, permettant ainsi le passage des marchandises de la ville vers le Maroc. Elle a mis en garde contre les «conséquences négatives» qui pourraient découler de l'ouverture imminente du port de Nador, si aucune mesure compensatoire n'est prise pour soutenir l'enclave espagnole. Selon elle, la ville risque de voir s'éteindre son dynamisme commercial. Fadela Mohatar a également dénoncé la décision du gouvernement socialiste d'annuler un investissement de 300 millions d'euros prévu pour l'extension du port commercial de Melilla et la construction d'un terminal de gaz naturel liquéfié. Elle a fustigé un «manque total d'engagement» dans la mise en œuvre du plan stratégique annoncé pour la ville.