Massad Boulos avec le ministre des Affaires étrangères algérien Ahmed Attaf ‹ › Massad Boulos, conseiller du président américain pour les affaires africaines et moyen-orientales, a réaffirmé que la résolution 2797 de l'ONU, publiée fin octobre, a clairement identifié les parties impliquées dans le conflit du Sahara occidental. Dans un entretien accordé à la chaîne allemande DW, en marge de la Conférence de sécurité de Munich, Boulos a précisé que la résolution de l'ONU désigne comme parties concernées «le Maroc, le Front Polisario, l'Algérie et la Mauritanie», ajoutant que «ces parties sont impliquées à divers degrés». Malgré cette résolution de l'ONU, sur laquelle elle ne s'est pas prononcée, l'Algérie persiste à se présenter comme un simple «observateur» dans le conflit du Sahara occidental, alors qu'elle est explicitement mentionnée comme partie prenante. Après les négociations des 8 et 9 février à l'ambassade américaine à Madrid, une source officielle algérienne proche du dossier a confié aux médias locaux : «La façon dont les médias marocains décrivent ces négociations directes entre le Maroc et le Front Polisario, sous l'égide des Nations Unies et des Etats-Unis, ne reflète en rien la réalité de ces discussions.» La même source a ajouté : «L'Algérie, tout comme la Mauritanie, n'agit qu'en tant qu'observateur lors de ces pourparlers, compte tenu de son statut de pays voisin.» Auparavant, l'Algérie s'était abstenue de participer aux tables rondes sur le Sahara, affirmant que le Maroc tente de la présenter comme une partie au conflit. Sa participation aux négociations de Madrid sur une autonomie «authentique» sous souveraineté marocaine est attribuée au coup de pression américain. Par ailleurs, Massad Boulos a refusé de dévoiler les détails des discussions de Madrid, soulignant la confidentialité et la complexité des pourparlers.