DR ‹ › Le 1er septembre, le roi Mohammed VI a nommé le général de brigade Abdellah Boutrig à la tête de la Direction générale de la sécurité des systèmes d'information (DGSSI), sous l'égide de l'Administration de la Défense nationale. Six mois après cette nomination, le dispositif chargé de mener la nouvelle stratégie du royaume contre les cyberattaques commence à prendre forme. «Un homme fort du Palais et son associé en sont le fer de lance», a révélé ce lundi 2 mars Africa Intelligence. Le média cite notamment Mounir El Majidi, secrétaire particulier du souverain, accompagné de son frère et associé, Mehdi El Majidi, ainsi que Hassan Mansouri, un ancien haut cadre du holding Siger, reconverti dans la cybersécurité avec sa société Cyberforce, créée en 2018. En parallèle, les contributions israélienne et indienne sont jugées cruciales pour la mise en œuvre de la stratégie marocaine. Pour rappel, Rabat et Tel-Aviv avaient conclu dès juillet 2021 un accord spécifique en matière de cybersécurité, quatre mois avant la signature, le 24 novembre 2021, de l'accord de partenariat militaire et sécuritaire. Avec l'Inde, la coopération dans ce domaine sensible est plus récente. En septembre dernier, lors de la visite au royaume du ministre indien de la Défense, Rajnath Singh, Rabat et New Delhi ont signé un mémorandum d'entente portant notamment sur la cybersécurité, la cyberdéfense et l'industrie de défense. Ce renforcement stratégique intervient dans un contexte marqué par plusieurs cyberattaques d'envergure. Le Maroc a récemment été ciblé par des opérations visant les données des adhérents de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). L'application connectant les Notaires avec l'Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie (ANCFCC) a également été touchée, avec la diffusion sur les réseaux sociaux d'informations concernant des biens fonciers attribués à des ministres et à des responsables sécuritaires du Royaume, via un compte Telegram nommé «Jabaroot DZ».