DR ‹ › Le représentant du «Réseau Unité pour le Développement de Mauritanie» a interpellé le Conseil des droits de l'Homme des Nations unies concernant des pratiques jugées préoccupantes, notamment l'utilisation des mécanismes onusiens par le Polisario. Il a accusé le Front de détourner les procédures du Conseil des droits de l'Homme (CDH), non pas pour promouvoir les droits humains, mais pour légitimer des agendas politiques et masquer de graves violations commises par ses milices armées dans les camps de Tindouf. Selon lui, ce non-respect des mécanismes par le Polisario «sape la crédibilité du Conseil et compromet la capacité de la communauté internationale à répondre aux souffrances des personnes touchées». Dans les camps de Tindouf, a-t-il souligné, les populations vivent sous des restrictions de liberté de circulation, avec un accès limité à la protection sociale, et subissent des atteintes à leurs droits fondamentaux. Le représentant de l'ONG mauritanienne a insisté sur le fait que les mécanismes des Nations unies doivent rester des outils neutres, dédiés à la protection des droits de l'Homme, et ne sauraient «se transformer en tribunes pour des campagnes de propagande». Il a ainsi appelé le Conseil à veiller à ce qu'il demeure une instance fondée sur «la vérité, l'universalité, la transparence et l'équité», conformément à son mandat. Pour rappel, des dizaines de ressortissants mauritaniens ont disparu dans les prisons du Polisario. «Nous les estimons à environ 240 personnes», avait confié en octobre 2022 à Yabiladi Mohamed Val El Ghadi Ekkah, président de l'Association Mémoire et Justice, fondée en 2008 à Nouakchott.