DR ‹ › Le gouvernement espagnol a catégoriquement nié avoir ordonné des arrestations ou des expulsions express vers le Maroc de migrants en situation irrégulière. Cette déclaration intervient en réponse aux accusations de l'Association des professionnels du travail social Tejiendo Redes, qui soutient que des interpellations ont lieu avant que les personnes concernées ne puissent bénéficier du processus de régularisation exceptionnelle lancé par Madrid le 27 janvier, rapportent les médias espagnols. Dans un communiqué, l'association affirme que des travailleurs sociaux et des avocats de la région du Campo de Gibraltar, notamment à Algésiras et ses environs, ont recueilli des informations "fiables" concernant des opérations de sécurité ciblant les migrants en situation irrégulière. Ces interventions se dérouleraient souvent près des consulats étrangers et des stations de transport public, des lieux où les migrants se rendent pour compléter leurs documents. L'association estime que réaliser des expulsions en moins de 24 heures s'apparente à une "repatriation forcée", privant ainsi les individus de leurs droits fondamentaux, tels que l'accès à un avocat, la compréhension des raisons de leur arrestation dans une langue claire, et la possibilité de contester la décision d'expulsion. Ils soulignent que la gravité de la situation réside dans son timing, coïncidant avec une période de transition avant l'application de la procédure de régularisation. Le décret encadrant cette procédure n'ayant pas encore été publié au journal officiel, il est actuellement impossible de déposer des demandes, bien que le processus soit attendu pour mi-avril. En revanche, des sources officielles de la sous-délégation du gouvernement à Cadix ont confirmé qu'aucune directive de ce genre n'a été émise, précisant que la police nationale n'a lancé aucune campagne visant à expulser les étrangers en situation irrégulière. Malgré cela, l'association persiste en citant au moins un cas documenté où un individu a été arrêté et expulsé vers le Maroc le jour même ou le lendemain. Selon eux, cela soulève de sérieuses interrogations quant au respect des garanties légales fondamentales.