DR ‹ › La Cour nationale espagnole a validé la décision de licencier un employé d'origine marocaine du Centre national de renseignement, rejetant le recours qu'il avait déposé. Le tribunal a jugé que cette décision reposait sur des considérations de sécurité, motivées par une perte de confiance au sein d'une agence particulièrement sensible. Le licenciement, en août 2023, a mis fin à plus de quatre ans de service en tant qu'employé temporaire. Une évaluation interne a conclu sur un «risque sérieux pour la sécurité», en raison de doutes sur sa loyauté et la possibilité qu'il soit approché par des services de renseignement étrangers, notamment marocains. La cour a basé sa décision sur la nature du travail dans les agences de renseignement. Le centre a motivé sa mesure par des rapports internes, soulignant des comportements incompatibles avec les exigences du poste. L'institution a également noté que l'employé avait effectué des voyages à l'étranger, notamment au Maroc, sans déclaration préalable. Ses liens familiaux avec le pays ont également été considérés comme un facteur de risque de recrutement par des services étrangers. De son côté, l'employé a contesté cette version, arguant qu'il avoir toujours reçu des évaluations positives. Il a également affirmé être victime de discrimination, en raison de ses origines marocaines. Le tribunal a rejeté ces arguments, estimant que la décision était fondée sur une évaluation globale de la sécurité et non sur la nationalité. Après les recours aux premiers stades judiciaires, la cour a confirmé le licenciement, obligeant l'employé à supporter les frais de justice. Le concerné a annoncé son intention de poursuivre les recours jusqu'aux plus hautes instances, y compris la Cour suprême, la Cour constitutionnelle, et éventuellement la Cour européenne des droits de l'Homme.