Photo d'archive ‹ › Les industries culturelles et créatives (ICC) au Maroc représentent 2,4% du PIB, soit 43 milliards de dirhams de revenus. Avec 116 000 emplois, dont près de 78 000 formels, ce secteur représente environ 1% de la population active. Il surpasse des activités comme la santé (0,8%) et les services financiers (0,7%), mais ne capte que 0,5% du crédit aux entreprises. Dans son évaluation dévoilée le 8 avril, la Société financière internationale (IFC) qualifie les ICC dans le royaume de «composante essentielle et de plus en plus stratégique de l'économie nationale». Par sous-secteur, le patrimoine, le tourisme culturel, l'architecture et la gastronomie représentent 0,7% de la contribution des ICC au PIB. Les arts créatifs et l'artisanat suivent (0,4%), pratiquement au même niveau que les événements, festivals et arts du spectacle (0,4%), qui devancent la publicité et le marketing (0,3%), l'audiovisuel, le cinéma et le multimédia (0,3%), l'industrie musicale (0,2%), les métiers du livre, de la presse et de l'édition (0,1%), ou encore la mode et le design (0,0%). Avec la collaboration de l'Observatoire marocain de la TPME, du Haut-commissariat au plan (HCP), de Tamwilcom et de la Fédération des industries culturelles et créatives (FICC), ce rapport révèle que les ICC ont contribué au PIB national à «un niveau comparable à celui des secteurs à forte intensité capitalistique, comme les industries extractives et les transports, et supérieur à celui de la production et de la distribution des services publics». L'importance économique des ICC s'est confirmée sur 2023, devenant un «secteur dynamique et en pleine croissance». Les chiffres en témoignent, puisque les 43 MMDH de recettes cette année-là représentent «forte croissance de 18% par rapport à 2022». Selon l'IFC, le secteur crée environ 3,7 emplois pour chaque million de dirhams de valeur ajoutée, surpassant même le secteur manufacturier (3,2). Pour l'instance, ces indicateurs confirment tout l'intérêt à structurer et à formaliser les ICC au Maroc, où elles sont souvent organisées en très petites entreprises et en micro-entreprises. Dans ce registre, l'IFC a mis en exergue quelques initiatives menées par le royaume, tout en soulignant que le secteur reste «un moteur essentiel du développement économique et social» dans le pays. Le rapport note également que l'évolution favorable de la conjoncture, avec les records d'arrivées de touristes et l'organisation du Mondial 2030, qui «dynamisent davantage» un secteur en intersection avec d'autres activités.