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Exploitation de lignes maritimes Maroc-Europe : Armateurs mécontents, le ministère ouvre le débat
Publié dans Yabiladi le 08 - 11 - 2013

Plus d'un mois après le lancement de l'appel à manifestation d'intérêt (AMI) du ministère du Transport pour l'exploitation de nouvelles lignes entre le Maroc et l'Europe, aucune compagnie nationale – unique cible - n'a soumissionné. Et pour cause, les armateurs sont mécontents quant au contenu de l'AMI et les conditions dans lesquels celui-ci a été établi. Le nouveau ministre en charge du département, Najib Boulif, les a reçus, mais ils ne sont pas pour autant satisfaits. Détails
Le ministère de l'Equipement, du Transport et de la Logistique a organisé jeudi 7 novembre à Rabat, une journée d'information autour de l'exploitation du transport maritime. En réalité, c'était une manière pour le département du Transport désormais sous les rênes de Najib Boulif, de calmer la tension qui règne au sein de la profession suite à l'appel à manifestation d'intérêt (AMI) lancé le 24 septembre dernier, pour l'exploitation de nouvelles lignes maritimes entre le Maroc et l'Europe.
Jusqu'à ce jour en effet, aucune compagnie nationale – unique cible – n'a soumissionné à cet AMI. Et pour cause, les professionnels sont mécontents de la manière dont le ministère a procédé au lancement de l'appel. Ils l'ont fait savoir dans un récent communiqué de l'Association professionnelle des agences et compagnies maritimes (Apacom). Ce qui leur a valu la rencontre avec Najib Boulif hier à Rabat. «Pour chaque secteur, lorsque le département de tutelle veut sortir un cahier des charges, ils fait appel aux acteurs. Nous n'avons pas compris notre exclusion quant à l'AMI, surtout que le transport maritime marocain connait des difficultés», explique à Yabiladi Mostafa Benhima, secrétaire général de l'Apacom et représentant au Maroc de la compagnie maritime italienne Grimaldi.
«Initiative louables», mais «conditions irréalisables»
En effet, même si l'association considère l'appel à manifestation comme une «initiative louable», elle estime que les critères retenus par le ministère sont «contraignants, voire irréalisables et ne peuvent aboutir qu'à des résultats contraires aux objectifs annoncés». Rappelons que l'appel à manifestation propose cinq lots de destinations différentes. Un candidat ne peut soumissionner simultanément à plusieurs lots et chaque lot est indivisible et ne peut être fractionné; par conséquent le candidat doit soumissionner pour le lot entier.
Pour l'association, non seulement répondre à de telles conditions relève du suicide financier pour les compagnies, mais cela impliquerait certainement la hausse des prix de la traversée. Ce qui semble difficilement envisageable, puisque les Marocains résidant à l'étranger (MRE) – principale clientèle – se plaignent déjà de la cherté des voyages en bateau vers le royaume.
Boulif promet de réviser l'AMI
La rencontre d'hier a été l'occasion, pour l'association, de présenter clairement ses revendications au ministre. «Il nous a dit qu'il a pris note et qu'il va revoir le cahier des charges et publier un nouvel appel à manifestation qui prend en considération nos doléance», indique M. Benhima.
Quand aura lieu cette révision ? Le secrétaire général de l'Apacom ne peut y répondre. C'est justement la raison pour laquelle la réunion au ministère n'a pas suffi pour dissiper toute les inquiétudes des professionnels. «Nous sommes quand même rassuré d'avoir pu discuter avec le ministre. Mais honnêtement, le souci demeure tant que rien n'est écrit», conclut Mostafa Benhima.
Le secteur du transport maritime au Maroc traverse une certaine crise depuis quelques années. Celle-ci s'est renforcée avec le retrait de la Comarit et les difficultés d'IMTC. Actuellement, l'essentiel du trafic est entre les mains des compagnies étrangères. L'objectif de l'appel à manifestation d'intérêt est de «restaurer l'équilibre qui devrait marquer ce trafic à travers une participation plus accrue des opérateurs nationaux et du pavillon marocain», précise le ministère. Il ne reste plus qu'aux professionnels et aux officiels à trouver un terrain d'entente et mettre en jeu les moyens nécessaires.


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