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Débat : Quid des transferts et investissements des MRE en période de crise?
Publié dans Yabiladi le 20 - 07 - 2010

Le temps des MRE, pourvoyeurs de devises et grands investisseurs connaît-il sa fin ? Telle était la question posée par le Club Entreprendre, ce mardi 23 juillet, lors d'un petit déjeuner débat dans un hôtel casablancais en présence de Mohammed Ameur, ministre en charge de la Communauté marocaine résidant à l'étranger, de Driss El Yazami, président du CCME et de Hassan Basri, DG de la banque des Marocains du monde (Banque Populaire).
Tour à tour, les intervenants ont donné leur vision sur l'évolution des transferts des MRE. Pour Hassan Basri, «depuis les années 1970, on nous dit que les transferts des MRE vont tarir et que nous devons penser à compenser cette manne. Le temps leur a donné tort. A contrario, les transferts n'ont eu cesse d'augmenter ces 30 dernières années. Y compris en période de crise comme c'est le cas aujourd'hui. Si les transferts ont été impactés par la crise (- 15 %), il n'en reste pas moins que les MRE ont fait preuve d'une grande résilience», indique le DG.
Une lecture partagée par Mohammed Ameur qui précise que «la tendance observée depuis la dernière décennie se traduit par le fait que le volume des transferts a doublé en 10 ans car la population MRE a également doublé en nombre durant cette période», dit-il. Pour Driss El Yazami, «il faut prendre un peu de recul pour observer et lire les tendances sur la longue durée. On constate que plus le Maroc est en croissance, plus les transferts augmentent alors que lorsque le pays connaît une crise, les transferts baissent. Ce qui démontre la rationalité des MRE en matière de transfert. Sur la pérennisation des flux, elle perdurera, reste la question de son orientation».
Sur un volume de plus de 50 milliards de dirhams (2009), force est de reconnaître que les transferts constituent une manne financière importante pour le Maroc et le financement de l'économie nationale. Et si on y ajoute que 75 % des transferts, soit environ 38 milliards de dirhams, sont destinés au soutien familial (1 million de personnes bénéficient directement des transferts), on comprend mieux l'intérêt suscité par l'Etat, les acteurs institutionnels et les opérateurs économiques pour la communauté résidant à l'extérieur du Royaume.
Reste à déterminer la destination et la nature de l'investissement des 25 % restant des transferts. «On y réfléchit actuellement et nous devons être tous concernés, acteurs publics et privés. Doit-on continuer sur la lancée et prioriser l'immobilier comme secteur attractif pour l'investissement ? Doit-on encourager et orienter l'investissement des MRE dans des secteurs productifs ? N'oublions pas que nous avons un contexte économique favorable pour faire émerger de nouveaux investisseurs et investissements», précise Mohammed Ameur.
Ce dernier a annoncé le lancement d'une étude fournie sur la contribution des MRE dans l'économie nationale. «Il y a des déficits en matière de coordination et de cohérence sur les projets et actions pilotés par des MRE dans différentes régions du Maroc. Il faut mettre en place des dispositifs par territoires et le faire savoir au grand public. Une approche territoriale est donc nécessaire combinée avec une campagne de communication bien ficelée. Y compris pour faire connaître l'existant», ajoute le ministre des MRE.
«On doit réfléchir à une approche globale sur la participation et la contribution des MRE au sein de l'économie nationale. Il faut avoir une approche globale. Quel est l'apport de la diaspora dans la sphère économique du pays ?» Pour Hassan Basri, «il faut savoir qu'en matière d'OPCVM, l'encours des MRE est d'environ 1,5 milliards de dirhams. Il faut également favoriser l'investissement à forte valeur ajoutée dans des secteurs comme l'aéronautique ou encore les NTIC. De plus, nous considérons que la bancarisation des bénéficiaires est devenue une priorité».
Priorité également donnée à la culture. Selon Driss Yazami et Mohammed Ameur, l'enjeu culturel est au cœur des relations entre le Maroc et les MRE. «Les nouvelles générations s'enracinent dans les pays de résidence mais en même temps elles ont besoin de rester au contact de leur culture d'origine. Il faut donc élargir l'offre culturelle», disent-ils.
Comme mot de la fin, on retiendra celui exprimé par Hassan Basri. «Soyons vigilants et prudents. Il ne faut pas s'endormir sur ses lauriers». Personne ne le contredira.


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