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Phosphate : Le Maroc s'imposera en décideur dans les prochaines années [Etude]
Publié dans Yabiladi le 12 - 05 - 2015

Une nouvelle étude réalisée par des scientifiques américains met en lumière la place primordiale qu'occupera le phosphate dans le monde au cours des années à venir. Le Maroc y est présenté comme un futur décideur dans la répartition de ces ressources à travers la planète. Détails.
Dans les prochaines années, le phosphate pourrait devenir ce qu'est le pétrole aujourd'hui pour l'économie mondiale, à en croire une nouvelle étude fraichement publiée dans le magazine Sciences par six universitaires scientifiques aux Etats-Unis et intitulée : «Le sol est l'épiderme vivant de la planète». Ils alertent sur un épuisement «régulier et alarmant» des ressources du sol sur l'ensemble de la planète. De plus, cette érosion s'est accélérée depuis la révolution industrielle, étant beaucoup plus rapide que la reconstitution des nutriments du sol.
Le phosphate sera primordial
A ce rythme, préviennent-ils, le sol ne pourra plus pleinement remplir ses fonctions, à savoir aider à la régulation des cycles de carbone et de l'eau ainsi que l'alimentation des hommes. «De profonds changements se profilent à l'horizon pour ces fonctions interconnectées - notamment provoqués par les changements climatiques et la production alimentaire - qui auront probablement des répercutions sur la société de ce siècle. En fin de compte, la manière dont nous gérons directement et indirectement le sol de notre planète sera intimement liée à notre succès futur en tant qu'espèce», estiment les scientifiques.
D'après l'un d'eux, Ronald Amundson - professeur de l'Université de Berkeley et cité dans un communiqué de presse, «les gens ne sont pas conscients de la transformation géologique qui a lieu en ce moment parce que les changements se produisent lentement et ne sont souvent remarquables qu'après deux ou trois générations». L'universitaire estime qu'au-delà des facteurs non maitrisables comme le changement climatique, l'activité agricole est grandement responsable de la transformation de la planète et du déséquilibre actuel du cycle de reconstitution des éléments nutritifs du sol. Celui-ci devient alors incapable de répondre aux besoins alimentaires de l'humanité. Or, les agriculteurs utilisent trois éléments nutritifs essentiels pour fertiliser leurs cultures: l'azote, le potassium et de phosphore.
Mais seul l'azote est disponible dans l'air respiré par les plantes. Les autres nutriments doivent provenir de l'exploitation minière ou doivent être recyclés. Mais «ces ressources ne sont pas équitablement répartis dans le monde entier», alors que les besoins concernant les terres de la planète, remarquent les auteurs estimant que cette situation va pousser au-devant de la scène les pays aux plus grandes réserves de phosphate.
Le Maroc, au cœur de l'économie mondiale de demain
«Le Maroc sera bientôt la plus grande source de phosphore dans le monde, suivie par la Chine. Ces deux pays auront un grand rôle à jouer dans la répartition de ces ressources. Certaines personnes suggèrent que nous allons voir l'émergence d'un cartel du phosphate», indique M. Amundson. Rappelons que le royaume – à lui seul – dispose de plus du tiers des réserves mondiales en roches phosphatées, suivi de la Chine (un peu plus du quart des réserves mondiales). A l'avenir, les Etats-Unis n'auront pas vraiment de pouvoir sur ce terrain, car leurs réserves de phosphates seront épuisées dans 20 ans.
Ainsi, le Maroc et la Chine se retrouveraient au cœur de l'économie mondiale sur un marché qui serait aussi juteux que celui du pétrole. Les auteurs de l'étude remarquent déjà comment la croissance de la demande de phosphate dans le monde au cours des 50 dernières années a fait grimper le prix de la roche, lequel est passé de 80 dollars US en 1961 à un maximum de 450 dollars en 2008. Quant au potassium, les prix fluctuent régulièrement. Actuellement la tonne est vendue à environ 700 dollars contre 875 dollars en 2009, mais devrait atteindre les 1 500 dollars en 2020.
Cette étude ne surprendra certainement pas l'Office chérifien des phosphates (OCP) qui, depuis 2013, se dit optimiste quant à la croissance de la demande du phosphate, notamment les engrais phosphatés pour l'agriculture. D'après les scientifiques américains, le positionnement du Maroc dans les prochaines années sur la scène internationale est porteur de forts «enjeux géopolitiques».


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