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France : Les MRE réclament « le droit à la liberté de circulation » des chibanis
Publié dans Yabiladi le 27 - 10 - 2015

Le décret paru début octobre au Journal Officiel accordant une aide financière aux chibanis désireux de rester plus longtemps dans leur pays d'origine laisse un goût amer aux MRE et enfants des retraités dont un grand nombre d'origine marocaine. Bien qu'ils aient apprécié la volonté de Paris de se pencher sur ces cas, ils dénoncent «une mesurette» qui ne résout pas le vrai problème des chibanis.
«Avant, on obligeait les Chibanis à rester en France. Aujourd'hui, on veut les obliger à rentrer dans leurs pays d'origine», juge d'emblée Boualam Azahoum, de l'association El Ghorba et du collectif justice et dignité pour les chibanis. Il réagit ainsi à l'aide financière accordée, à compter du 1er janvier 2016, aux chibanis résidant des foyers désireux de passer plus de temps dans leur pays d'origine.
Le décret autorisant cette mesure a en effet été publié au Journal Officiel le 8 octobre dernier avec la précision qu'il vise à «faciliter» les séjours des chibanis dans leurs pays d'origine. En substitution de l'ASPA (ex-minimum vieillesse) et des allocations logement, cette aide financière est plafonnée à 550 euros par mois et calculée en fonction des ressources de chaque chibani.
Manque à gagner
Bien que les ONG apprécient que la France se penche enfin sur le cas des chibanis, ils estiment cependant la mesure assez incomplète. «II ne faut pas faire de ce décret la grande mesure. C'est une mesurette qui ne règle pas le nœud du problème», dénonce M. Azahoum. «Déjà, le montant de l'aide est dérisoire ! Vous imaginez que les retraités qui disposent de 1 000 euros d'ASPA et allocations logement chaque mois se retrouveront avec 550 euros, s'ils optent pour la proposition de l'Etat. Et dire qu'il y en a qui peuvent avoir 100 euros, voire moins», remarque M. Azahoum. Pour lui, «c'est une manière de vider les foyers» et «très peu» de chibanis souscriront à cette aide financière.
Ce «manque à gagner» est également pointé par Omar Samaoli, anthropologue et gérontologue, fondateur de l'Observatoire gérontologique des migrations. «Concrètement, cela se traduira dans les familles de ces chibanis, par une baisse du pouvoir d'achat», regrette-t-il, expliquant que tout cela met en évidence les «conditions drastiques» auxquelles les retraités immigrés maghrébins ont toujours été soumises.
La liberté de circulation, un impératif
Selon eux, l'aspect financier dans le sort des chibanis est certes important, mais reste loin d'être leur principale problématique. Tous appellent la France à reconnaitre aux chibanis «le droit à la liberté de circulation». «Les effets d'annonces ne règlent pas le problème. Le présent décret n'en fait nullement mention. Ce dont les chibanis ont besoin, c'est la libre circulation, sans perte de leurs avoirs et droits sociaux», revendique M. Samaoli.
Même son de cloche chez Cap Sud MRE. Lors de la publication du décret au JO, son président, Salem Fkire, regrettait que le texte du ministère de la santé se taise sur la problématique de la couverture maladie des retraités immigrés. Il déplore cette fois la communication autour de cette mesure qui a souvent laissé croire que le décret résout les problèmes des retraités immigrés. « C'est dangereux !», s'insurge-t-il, citant notamment le communiqué du CCME titré «France : un décret permet aux chibanis de profiter de leur retraite dans le pays d'origine».
Retraités français ou marocains, même droits
«Avec ce genre de communication, de nombreux retraités se sont dit qu'ils allaient pouvoir enfin retourner chez eux et profiter de leur retraite. Pourtant en acceptant cette aide, ils risquent de se retrouver avec moins de ressources et sans garantie pour leurs droits sociaux», explique le responsable associatif.
D'après lui, «la seule manière» de résoudre le problème des chibanis, c'est de «reconnaître leurs droits au même titre que les retraités français». «Pourquoi les retraités français ont le droit de vivre hors de l'Union européenne tout en bénéficiant de leurs droits sociaux, et pas les retraités immigrés, alors qu'ils sont tous des contribuables ?», s'interroge-t-il.


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