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Entrepreneuriat MRE au Maroc : Entre défis et opportunités
Publié dans Yabiladi le 19 - 07 - 2017

Les Marocains du monde sont de plus en plus nombreux à opter pour l'investissement dans leur pays d'origine. Un pari dans lequel beaucoup se lancent, non sans difficultés. C'était le thème de la matinale spéciale MRE.
A l'occasion du lancement officiel d'une 13e région, le 24 juillet prochain par la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), il est important de se pencher sur la question des investissements étrangers et de l'entrepreneuriat au Maroc. En effet, cette région immatérielle sera dédiée aux entrepreneurs marocains du monde (MeM) et est le fruit d'un partenariat scellé en février dernier entre la CGEM, présidée par Miriem Bensalah-Chaqroun et Anis Birou, ancien ministre chargé des MRE et des affaires de la migration.
Un pas en avant en faveur des entrepreneurs marocains afin de les attirer vers leur pays. L'initiative se veut novatrice au Maroc et a pour objectif premier d'établir un réseau et une coopération économique et sociale, ce qui contribuerait davantage à investir et internationaliser le Maroc. Dans le volet investissement et entrepreneuriat au Maroc, les MRE ne sont pas en reste… et les difficultés non plus. Quid des MRE qui viennent investir au Maroc ?
C'est le débat engagé lors de l'émission radio hebdomadaire, en partenariat avec Yabiladi.com, consacrée au Marocains du monde sur Radio 2M. Elle s'est intéressée ce matin à l'investissement, à l'entrepreneuriat et aux entrepreneurs marocains de la diaspora qui seraient plus de 300 000 à travers le monde.
Animé par Fathia El Aouni et Mohamed Ezzouak, le programme a reçu Adil Zaidi, président de la nouvelle région et la commission dynamique régionale pour la CGEM, ainsi que Oualid Aouragh, ex challenger 2007, lauréat du Prix du public. Au bout du fil, Mohamed Boumediene, entrepreneur en France, président de Ziwit, leader européen dans la cyber-sécurité présent dans 6 pays dont le Maroc, a répondu aux questions des animateurs, ainsi que Jamal Iddakia, entrepreneur belgo-marocain qui a investi au Maroc. Ce dernier est producteur à Agadir de Vitalina, un complément alimentaire à base de spiruline, une algue.
Lundi prochain, ils seront près de 500 décideurs marocains de tout horizon à se réunir au Maroc aux côtés d'une quinzaine de ministres pour partager leurs expériences mais surtout faire part de leurs difficultés et des obstacles auxquels ils font face. A l'initiative de la CGEM et en collaboration avec le ministère chargé des MRE, cette manifestation sera l'occasion d'échanger et de faire des rencontres afin de contrer les obstacles et les blocages qui ont la vie dure au Maroc.
Investir au Maroc, un parcours du combattant
Des difficultés que tous les invités relatent, notamment Oualid Aouragh, qui a connu un échec lorsqu'il a voulu créer son entreprise dans son pays. Il espère que le projet de la CGEM «ne sera pas une 13e région de façade». «Il faut que ce soit réel, qu'on ne crée pas encore une 13e région, qu'on va s'adresser à elle et puis qu'il n'y ait personne qui nous écoute, personne qui nous accompagne. L'accompagnement est primordial», déplore-t-il. Adil Zaidi abonde : «Nous avons écouté nos compatriotes, on les a interrogés (...) ils nous ont dit qu'ils ont l'impression d'être en dehors des cercles de confiance. Il faut qu'à travers le réseau (...) [ils puissent rentrer] dans ce qu'on appelle les cercles de confiance.»
Ces obstacles auxquels ont surtout fait face ces MRE lorsqu'ils ont décidé d'investir dans le royaume se résument au manque d'informations, des difficultés en termes d'administrations et de formalités, mais surtout le manque de financement ; autant de bâtons dans les roues qui empêchent bon nombre de projets de voir le jour.
Pour Jamal Iddakia, les débuts ont été compliqués : «A l'époque c'était surtout au niveau des collectivités locales (...) Ce que je reproche, ce sont les petits tracas, pas les grandes formalités.» Et d'ajouter : «Au Maroc, la culture de l'investissement n'existe pas donc lorsqu'on arrive en tant que MRE, il faut compter uniquement sur la trésorerie avec laquelle on arrive.» Mohamed Boumediene souligne d'ailleurs un autre point : «Ce qui est sûr, c'est qu'aujourd'hui malheureusement les entreprises marocaines (...) ont des difficultés financières, notamment le secteur bancaire. Les taux sont très élevés (...), il faut revoir tout le côté fiscal.»
La nouvelle région de la CGEM pourrait contribuer à remédier à ces désagréments en sortant des sentiers battus. Adil Zaidi le note : «Très souvent les mauvaises expériences viennent de mauvaises intermédiations. On n'a pas le bon intermédiaire parce qu'on ne connaît pas l'environnement, on ne connaît pas les gens.» Offrir de meilleures alternatives à ces investisseurs ne pourrait que présager de meilleurs résultats à l'avenir.
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