Participation à Washington de M. Bourita à une réunion ministérielle sur les minéraux critiques    Barrages : le gouvernement se penche sur les enjeux de sécurité    Emploi agricole : en quête d'assises plus attractives    Nouvelle loi sur les chèques au Maroc : ce qui a changé depuis janvier 2026    Intempéries. Un coup dur pour la filière des agrumes    Les Eaux Minérales d'Oulmès en tête du classement Best Place to Work    Nord du Maroc : la Direction météorologique explique la situation exceptionnelle    Tyla brille aux Grammy Awards    1–54 Marrakech 2026. L'Atelier 21 met en lumière cinq figures majeures de l'art marocain    Garou invite Kendji Girac à Rabat et Casablanca pour un show inédit en 2026    Après Paris, Bruxelles et Montréal, Comediablanca revient à Casablanca    Alger sous pression au Sénat américain après l'achat d'avions de combat russes    Le Parlement approuve le projet de loi sur l'organisation de la profession d'adoul    Tanger-Tétouan-Al Hoceima: Suspension prolongée des cours jeudi    Météo : La vigilance rouge maintenue au nord du pays    Chambre des Conseillers : La création de l'Agence nationale pour la protection de l'enfance approuvée    Maroc-Espagne : Sánchez salue l'efficacité de la coopération migratoire avec le Royaume    LabelVie : 13,7% de croissance des ventes, conforme avec la Vision 2028 du groupe    Logistique: inauguration de la plateforme Lakhyayta II Hub    Minéraux critiques: Marco Rubio souligne le «rôle clé» du Maroc    L'armée américaine dit avoir abattu un drone iranien ayant approché un porte-avions    Le Congrès américain vote la fin de la paralysie budgétaire    Sous le leadership de S.M. le Roi, le Maroc est clairement devenu une grande puissance du football mondial    Evacuation des habitants et mise à disposition de l'hébergement... des mesures d'urgence pour faire face aux inondations à Douar Soualem – Sidi Slimane    Argentine : Newell's Old Boys évoque un possible retour de Lionel Messi en 2027    Youssef En-Nesyri rejoint le club saoudien Al-Ittihad    Italie : L'athlète marocain Hamza Najih remporte la compétition internationale HYROX    Gianni Infantino : « Le Maroc a tout pour gagner la Coupe du monde »    Washington évoque des sanctions contre l'Algérie après l'achat d'avions russes    Le Maroc, sous la conduite de S.M. le Roi, consolide sa position d'acteur crédible aux niveaux régional et international    Bourse de Casablanca : clôture en hausse    Interdiction de quitter le territoire pour le parlementaire Bendou    Tragedia en Boujaria: tres mujeres de una misma familia perecen en el derrumbe de una casa causado por el mal tiempo    Coupure temporaire de la circulation sur la RN2 entre Tétouan et Tanger et la RN16 entre Tétouan et Fnideq    Inondations à Taza : évacuation et relogement d'urgence après la crue des oueds Lâarbaa et Dfali    Glissement de terrain mortel à Abkair après des pluies torrentielles dans la province d'Al Hoceima    L'inspecteur général des FAR reçoit la conseillère militaire par intérim de l'ONU    Affaire Epstein : Jack Lang refuse de quitter l'IMA et invoque une "naïveté" assumée    Libye: le procureur général confirme la mort de Saif Al-Islam Kadhafi    Deux mois après sa rencontre avec Tebboune, l'ambassadeur vénézuélien en Algérie se rend à Tindouf    France : Le réalisateur Mohamed Ahd Bensouda tire sa révérence    Inondations au Maroc : Achraf Hakimi exprime son soutien aux habitants de Ksar El Kébir    « Bolt » chinois... Un robot humanoïde qui s'approche des limites de la vitesse humaine    La Chambre des représentants clôture la première session de l'année législative 2025-2026    Retour des irréguliers : Nuñez attend une "amorce" de réponse d'Alger    Fela Kuti, premier Africain honoré aux Grammy    Trois nouvelles installations à découvrir au MACAAL    Casamémoire : un nouveau bureau et des ambitions renforcées    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Choumicha : Une main de fer dans un gant de velours [Magazine]
Publié dans Yabiladi le 13 - 06 - 2011

Rencontrer Choumicha, c'est un peu comme rencontrer une vieille amie, l'aura télévisuelle en plus. La surprise n'est effectivement pas de mise puisque tout Marocain qui se respecte a biberonné aux sons de sa voix expliquant comment associer légumes et couscous. L'absence de décalage entre le personnage de télévision, cuisinière dans une émission de 2M, toujours souriant et doux et la femme, bien réelle, qui m'accueille chez elle, à Azemmour, renforce ce sentiment. Attention : à qui y est attentif apparaît, derrière le sourire, son autorité, la maîtrise totale de son émission et du grand navire dont elle est le capitaine. Rencontre.
Les gens m'abordent comme si j'étais de leur famille, je fais partie des meubles», s'amuse Choumicha. Je suis donc allée visiter les meubles du Maroc. La célèbre cuisinière de l'émission de 2M m'a invité dans son immense maison-studio, à Azemmour. Isolé, venté - «une des raisons pour lesquelles, j'ai choisi de m'installer, ici» - Dar Choumicha est bien connu dans les alentours. Il n'a donc pas été (trop) difficile d'en trouver l'entrée. D'abord accueillie par un gardien taciturne et une petite meute de labradors blonds et bondissants, je suis invitée, comble de joie, à assister incognito au tournage de plusieurs de ses émissions culinaires.
Le studio lumineux est là, chez elle : une immense pièce divisée par de grands rideaux noirs et, au centre, la cuisine. Derrière le bar, Choumicha s'affaire, nonchalante, comme indifférente aux caméras, lorsque, soudain, elle s'adresse à l'une d'elles dans un mouvement de tête d'une parfaite évidence. Aujourd'hui, elle a invité Fatima Mouzoune, amie et cuisinière, à présenter l'un de ses plats. Si Fatima, digne, est très réservée, je mesure, par contraste, à quel point l'aisance de Choumicha suppose professionnalisme et rodage. Plus de 20 ans que l'éternelle jeune femme présente son émission sur la 2e chaîne marocaine.
Je suis, ensuite, invitée à patienter dans une grande salle à manger vide. Choumicha et «ses filles» prennent bientôt place autour de la table : je vais déjeuner avec Choumicha et son équipe, mais aussi à manger LES plats de Choumicha et Fatima - qui, excusez du peu, a reçu les félicitations d'un client connu pour être particulièrement difficile : Mikael Jackson. Je me sens comme une téléspectatrice qui aurait traversé l'écran.
Nous ne sommes pas vendredi, mais il y a du couscous. Alors que peu à peu chacun cesse de piocher dans l'immense plat qui trône sur la table, Choumicha persiste : «J'adore le couscous aux légumes, je pourrais en manger tous les jours !» Avec nous, quelque 5 jeunes assistantes que Choumicha moque gentiment. «Elles doivent être proactives et capables d'anticiper dans leur travail», m'explique-telle.
Si l'illustre cuisinière se laisse aller à une remarque qui éclaire un instant sa position de chef d'entreprise, elle enchaîne bien vite avec une plaisanterie, «regardez, lance-t-elle, je suis actuelle, je porte une chemise à fleur !» Le repas fini, l'effervescence qui entoure Choumicha semble enfin retomber ; je saisis l'occasion pour l'achever de questions. «Je suis d'une nature très curieuse, je peux passer des heures à parler de cuisine, explique Choumicha. J'aime discuter avec les femmes comme Fatima. En une demi-journée, elles peuvent te transmettre 30 ans d'expérience !» Je prends rapidement conscience, en l'écoutant, qu'elle ne parle pas d'elle mais de tout le reste : les gens qu'elle côtoie, la cuisine qu'elle fait. Son portrait se devine en creux.
«J'aime ce mode de transmission, d'autant plus qu'aujourd'hui, il n'y a plus d'héritage mère-fille de ce type. Par contre, il y a un retour universel vers la cuisine. Les émissions culinaires font des records d'audience.» Choumicha se lance dans la défense de la cuisine marocaine. «C'est ma cuisine, je la trouve la plus merveilleuse du monde !», s'exclame- t-elle sans le moindre souci de mesure.
«La cuisine marocaine n'est grasse et sucrée qu'exceptionnellement, à l'occasion des fêtes. En réalité, elle est basée sur les céréales et les légumes. Son secret c'est l'art de doser les épices, la qualité des produits, aussi ...», continue la cuisinière comme si elle ne devait jamais cesser de trouver de bonnes raisons d'aimer la cuisine marocaine. «Ce que je dois faire dans les prochaines semaines ? Je n'en sais rien, je n'ai pas mon tableau Excel sous les yeux», lance Choumicha, comme pour botter en touche. Là, en une seconde, je mesure à quel point la cuisinière est une véritable capitaine d'industrie : elle gère et exploite aujourd'hui l'image qu'elle a construite au cours du temps.
Présente au salon immobilier de Montréal, fréquemment invitée à des signatures de livres, elle poursuit ses émissions pour 2M, tout en lançant prochainement des ateliers de cuisine et un site web choumicha.ma nourri d'infos en continu : «il y a plein de choses, de plaisanteries que je ne peux pas faire à la télé que je veux partager !»
Cet article a été précédemment publié dans Yabiladi Mag n°7
Les gens m'abordent comme si j'étais de leur famille, je fais partie des meubles », s'amuse Choumicha. Je suis donc allée visiter les meubles du Maroc. La célèbre cuisinière de l'émission de 2M m'a invité dans son immense maison-studio, à Azemmour. Isolé, venté - « une des raisons pour lesquelles, j'ai choisi de m'installer, ici » - Dar Choumicha est bien connu dans les alentours. Il n'a donc pas été (trop) difficile d'en trouver l'entrée. D'abord accueillie par un gardien taciturne et une petite meute de labradors blonds et bondissants, je suis invitée, comble de joie, à assister incognito au tournage de plusieurs de ses émissions culinaires.

Le studio lumineux est là, chez elle : une immense pièce divisée par de grands rideaux noirs et, au centre, la cuisine. Derrière le bar, Choumicha s'affaire, nonchalante, comme indifférente aux caméras, lorsque, soudain, elle s'adresse à l'une d'elles dans un mouvement de tête d'une parfaite évidence. Aujourd'hui,
elle a invité Fatima Mouzoune, amie et cuisinière, à présenter l'un de ses plats. Si Fatima, digne, est très réservée, je mesure, par contraste, à quel point l'aisance de Choumicha suppose professionnalisme et rodage. Plus de 20 ans que l'éternelle jeune femme présente son émission sur la 2e chaîne marocaine.

Je suis, ensuite, invitée à patienter dans une grande salle à manger vide. Choumicha et « ses filles » prennent bientôt place autour de la table : je vais déjeuner avec Choumicha et son équipe, mais aussi à manger LES plats de Choumicha et Fatima - qui, excusez du peu, a reçu les félicitations d'un client connu pour
être particulièrement difficile : Mikael Jackson. Je me sens comme une téléspectatrice qui aurait traversé l'écran.

Nous ne sommes pas vendredi, mais il y a du couscous. Alors que peu à peu chacun cesse de piocher dans l'immense plat qui trône sur la table, Choumicha persiste : « J'adore le couscous aux légumes, je pourrais en manger tous les jours ! » Avec nous, quelque 5 jeunes assistantes que Choumicha moque gentiment. « Elles doivent être proactives et capables d'anticiper dans leur travail », m'explique-telle.
Si l'illustre cuisinière se laisse aller à une remarque qui éclaire un instant sa position de chef d'entreprise, elle enchaîne bien vite avec une plaisanterie, « regardez, lance-t-elle, je suis actuelle, je porte une chemise à fleur ! »

Le repas fini, l'effervescence qui entoure Choumicha semble enfin retomber ; je saisis l'occasion pour l'achever de questions. « Je suis d'une nature très curieuse, je peux passer des heures à parler de cuisine, explique Choumicha. J'aime discuter avec les femmes comme Fatima. En une demi-journée, elles peuvent te transmettre 30 ans d'expérience ! » Je prends rapidement conscience, en l'écoutant, qu'elle ne parle pas d'elle mais de tout le reste : les gens qu'elle côtoie, la cuisine qu'elle fait. Son portrait se devine en creux.
« J'aime ce mode de transmission, d'autant plus qu'aujourd'hui, il n'y a plus d'héritage mère-fille de ce type. Par contre, il y a un retour universel vers la cuisine. Les émissions culinaires font des records d'audience. » Choumicha se lance dans la défense de la cuisine marocaine. « C'est ma cuisine, je la
trouve la plus merveilleuse du monde ! », s'exclame- t-elle sans le moindre souci de mesure.

« La cuisine marocaine n'est grasse et sucrée qu'exceptionnellement, à l'occasion des fêtes. En réalité, elle est basée sur les céréales et les légumes. Son secret c'est l'art de doser les épices, la qualité des produits, aussi ... », continue la cuisinière comme si elle ne devait jamais cesser de trouver de bonnes raisons d'aimer la cuisine mar
Les gens m'abordent comme si j'étais de leur famille, je fais partie des meubles», s'amuse Choumicha. Je suis donc allée visiter les meubles du Maroc. La célèbre cuisinière de l'émission de 2M m'a invité dans son immense maison-studio, à Azemmour. Isolé, venté - «une des raisons pour lesquelles, j'ai choisi de m'installer, ici» - Dar Choumicha est bien connu dans les alentours. Il n'a donc pas été (trop) difficile d'en trouver l'entrée. D'abord accueillie par un gardien taciturne et une petite meute de labradors blonds et bondissants, je suis invitée, comble de joie, à assister incognito au tournage de plusieurs de ses émissions culinaires.
Le studio lumineux est là, chez elle : une immense pièce divisée par de grands rideaux noirs et, au centre, la cuisine. Derrière le bar, Choumicha s'affaire, nonchalante, comme indifférente aux caméras, lorsque, soudain, elle s'adresse à l'une d'elles dans un mouvement de tête d'une parfaite évidence. Aujourd'hui,
elle a invité Fatima Mouzoune, amie et cuisinière, à présenter l'un de ses plats. Si Fatima, digne, est très réservée, je mesure, par contraste, à quel point l'aisance de Choumicha suppose professionnalisme et rodage. Plus de 20 ans que l'éternelle jeune femme présente son émission sur la 2e chaîne marocaine.
Je suis, ensuite, invitée à patienter dans une grande salle à manger vide. Choumicha et «ses filles» prennent bientôt place autour de la table : je vais déjeuner avec Choumicha et son équipe, mais aussi à manger LES plats de Choumicha et Fatima - qui, excusez du peu, a reçu les félicitations d'un client connu pour
être particulièrement difficile : Mikael Jackson. Je me sens comme une téléspectatrice qui aurait traversé l'écran.
Nous ne sommes pas vendredi, mais il y a du couscous. Alors que peu à peu chacun cesse de piocher dans l'immense plat qui trône sur la table, Choumicha persiste : «J'adore le couscous aux légumes, je pourrais en manger tous les jours !» Avec nous, quelque 5 jeunes assistantes que Choumicha moque gentiment. «Elles doivent être proactives et capables d'anticiper dans leur travail», m'explique-telle.
Si l'illustre cuisinière se laisse aller à une remarque qui éclaire un instant sa position de chef d'entreprise, elle enchaîne bien vite avec une plaisanterie, «regardez, lance-t-elle, je suis actuelle, je porte une chemise à fleur !»
Le repas fini, l'effervescence qui entoure Choumicha semble enfin retomber ; je saisis l'occasion pour l'achever de questions. «Je suis d'une nature très curieuse, je peux passer des heures à parler de cuisine, explique Choumicha. J'aime discuter avec les femmes comme Fatima. En une demi-journée, elles peuvent te transmettre 30 ans d'expérience !» Je prends rapidement conscience, en l'écoutant, qu'elle ne parle pas d'elle mais de tout le reste : les gens qu'elle côtoie, la cuisine qu'elle fait. Son portrait se devine en creux.
«J'aime ce mode de transmission, d'autant plus qu'aujourd'hui, il n'y a plus d'héritage mère-fille de ce type. Par contre, il y a un retour universel vers la cuisine. Les émissions culinaires font des records d'audience.» Choumicha se lance dans la défense de la cuisine marocaine. «C'est ma cuisine, je la
trouve la plus merveilleuse du monde !», s'exclame- t-elle sans le moindre souci de mesure.
«La cuisine marocaine n'est grasse et sucrée qu'exceptionnellement, à l'occasion des fêtes. En réalité, elle est basée sur les céréales et les légumes. Son secret c'est l'art de doser les épices, la qualité des produits, aussi ...», continue la cuisinière comme si elle ne devait jamais cesser de trouver de bonnes raisons d'aimer la cuisine marocaine. «Ce que je dois faire dans les prochaines semaines ? Je n'en sais rien, je n'ai pas mon tableau Excel sous les yeux», lance Choumicha, comme pour botter en touche. Là, en une seconde, je mesure à quel point la cuisinière est une véritable capitaine d'industrie : elle
gère et exploite aujourd'hui l'image qu'elle a construite au cours du temps.
Présente au salon immobilier de Montréal, fréquemment invitée à des signatures de livres, elle poursuit ses émissions pour 2M, tout en lançant prochainement des ateliers de cuisine et un site web choumicha.ma nourri d'infos en continu : «il y a plein de choses, de plaisanteries que je ne peux pas faire à la télé que je veux partager !»
Cet article a été précédemment publié dans Yabiladi Mag n°7
ocaine. « Ce que je dois faire dans les prochaines semaines ? Je n'en sais rien, je n'ai pas mon tableau Excel sous les yeux », lance Choumicha, comme pour botter en touche. Là, en une seconde, je mesure à quel point la cuisinière est une véritable capitaine d'industrie : elle
gère et exploite aujourd'hui l'image qu'elle a construite au cours du temps.

Présente au salon immobilier de Montréal, fréquemment invitée à des signatures de livres, elle poursuit ses émissions pour 2M, tout en lançant prochainement des ateliers de cuisine et un site web choumicha.ma nourri d'infos en continu : « il y a plein de choses, de plaisanteries que je ne peux pas faire à la télé que je veux partager ! »


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.