Addis-Abeba: le Maroc élu dès le premier tour au CPS de l'UA    Coopération sécuritaire : à Riyad, le Maroc consolide son ancrage stratégique dans le Golfe    Lutte contre la corruption : le Maroc piétine dans le classement mondial    Visa pour la France : ce qui va bientôt changer    39e sommet de l'UA : la problématique de l'eau au cœur des débats    Maroc : Le CESE plaide pour une refonte des politiques de justice sociale    Intempéries : le groupe Al Barid Bank mobilise un dispositif exceptionnel au service des populations sinistrées    Crédit bancaire : une croissance plus sélective    10 ans du Campus Afrique de l'ESSEC : plein succès pour la Journée Portes Ouvertes    Nadia Fettah : « Le co-financement n'est plus un choix technique, mais un choix politique »    La Caravane « Comprendre les ICC » à Marrakech : Débats et perspectives autour de la libéralisation du marché de l'art    Ksar El-Kébir : Quand l'infrastructure fragile révèle les disparités régionales    Froid polaire aux Etats-Unis: Au moins 18 morts à New York    Environnement : une étude révèle l'impact de la crise covid et des phénomènes climatiques sur l'équilibre de l'atmosphère    Démission de Jack Lang : l'IMA rend hommage à treize ans de présidence    Préparation Mondial-2026: Le Maroc affronte amicalement l'Equateur et le Paraguay les 27 et 31 mars    Mondial 2030: les patronats des trois pays organisateurs passent à l'offensive    CasablancaRun revient pour une nouvelle édition les 14 et 15 février    Travail des enfants : à Rabat et Marrakech, une séquence diplomatique sous le signe de l'engagement international    Permis de conduire : de nouveaux changements en vue    Chirurgie robotique : Oncorad Group distingué au WHX Dubaï    Températures prévues pour le jeudi 12 février 2026    Jeux en ligne et mineurs : la régulation n'est plus une option mais une urgence    Stoïcisme à l'ère numérique : une philosophie vendue en 15 secondes ?    Inondations : les Emirats arabes unis expriment leur solidarité avec le Maroc    Sahara : ce que le Polisario a réclamé lors des négociations de Madrid    Ramadan working hours adjusted for Moroccan government offices and institutions    Sahara: The four parties accept the American roadmap    L'international marocain Zakaria Labyad prêt à rejoindre les Corinthians du Brésil    Ramadan sur Athakafia : Une programmation alliant spiritualité et découverte    Le musicien ghanéen Ebo Taylor s'est éteint à l'âge de 90 ans    Ramadan 2026 : 2M met à l'honneur la production nationale    « Twehechtek » : quand Sara Moullablad donne une voix au manque    Inondations : les Emirats arabes unis expriment leurs condoléances et leur solidarité avec le Maroc    Le Maroc revient à l'heure légale à cette date pendant le mois de Ramadan    Barrage d'Oued El Makhazine : Niveau de la retenue en baisse, situation sous contrôle    SM le Roi félicite Mohamed Chaouki à l'occasion de son élection président du RNI    Xi Jinping : l'autonomie en sciences et technologies..clé de la construction de la Chine moderne    OM : l'avenir de Medhi Benatia de plus en plus incertain à l'OM    Les matchs en retard bousculent la Botola avant le Ramadan    José Mourinho en pole position pour diriger le Portugal après le Mondial 2026    Zone OCDE : l'inflation globalement stable à 3,7% en décembre 2025    Sénégal: Un étudiant tué après des affrontements avec les forces de l'ordre    Le Marché dar Essalam enrichit le quotidien avec l'ouverture de son aile ouest et du cinéma pathé    Mondial 2030 : Le co-investissement au cœur du partenariat Maroc-Espagne-Portugal    Al Hoceima: Mobilisation pour la réouverture des routes suite aux intempéries    L'Année au Galop    CMG achève la quatrième répétition du Gala du Nouvel An chinois 2026    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Moulay Abdellah, le déshonneur d'un sultan détrôné par la fratrie
Publié dans Yabiladi le 23 - 01 - 2018

Après la mort de Moulay Ismail, sultan jupitérien, ses fils se sont livrés une concurrence féroce pour lui succéder. L'un d'eux, Moulay Abdellah, sera détrôné quatre fois par ses redoutables frères.
Si l'existence mouvementée de Moulay Ismail n'est plus un mystère pour les historiens, à bien des égards en tout cas, ses fils Abdellah et Abdelmalek ont été les acteurs d'un curieux récit, aujourd'hui noyé sous la masse de livres consacrés à l'histoire du Maroc.
Le 10 novembre 1757 sonne le glas pour Moulay Abdellah, connu sous le nom de Sultan Abou Abbas Moulay Abdellah Ben Ismail as-Samin, laissant derrière lui une histoire certes passionnante, mais ô combien chamboulée par les luttes fratricides. Fils d'une concubine, Moulay Abdellah, né en 1694, est proclamé sultan du Maroc pour la première fois le 5 mars 1729, avant d'être destitué à quatre reprises : en 1736, 1740-1741, 1743-1747 et 1748-1757.
A la mort de son père Moulay Ismail, qui a dirigé le Maroc de 1672 à 1727, Moulay Abdellah doit reprendre le flambeau. «Le grand empereur Moulay Ismail, sentant la mort arriver, donna l'ordre à son chef unique de le cacher quelque temps, par crainte des insurrections dans la ville», souligne l'ouvrage «L'Histoire des révolutions dans l'Empire du Maroc ; après la mort de Moulay Ismail», écrit par John Braithwaite.
Le sultan Moulay Ismail.
Les frères ennemis
«Avant l'annonce officielle de la mort du sultan, une querelle éclata entre les serviteurs de Moulay Abdellah et ceux de Moulay Hamet (Ahmed) Dahebby (Eddahbi). Moulay Abdellah fut finalement contraint de fuir Meknès avec environ 200 chevaux et effectua un pèlerinage à Moulay Idriss.»
Bien qu'écarté par son frère Ahmed ben Ismail, qui s'empara directement du trône après la mort de son père en 1727, Moulay Abdellah était déterminé à prendre le contrôle de la dynastie alaouite. Selon l'ouvrage de John Braithwaite, le jeune prince «s'affranchit de son frère : il avait bel et bien l'intention de porter la couronne, mais n'était pas suffisamment épaulé».
Moulay Abdellah ben Ismail.
La proclamation de Moulay Ahmed en tant qu'empereur du Maroc ne fut pas un long fleuve tranquille. Illégitime aux yeux du peuple, il provoqua une insurrection populaire. Le gouverneur de Fès fut assassiné par la population, laquelle refusa de payer les taxes. Une désobéissance escomptée par Moulay Abdelmalek, autre fils du sultan Moulay Ismail, qui voyait là l'opportunité de prendre la place de son frère.
«Moulay Abdelmalek écrivit à la population fassie, réclamant son soutien. Celle-ci rompit son allégeance au sultan Moulay Ahmed, lui préférant son frère», poursuit John Braithwaite.
De vives tensions entre les fils
Selon d'autres sources, Moulay Ahmed fut à nouveau nommé sultan en 1728 après que son demi-frère eut échoué à le tenir à l'écart. Moulay Ahmed détrôna en effet Moulay Abdelmalek après avoir été empereur du royaume pendant quatre ans et cinq jours, avec l'aide de ses bukhari (les gardes du corps noirs impériaux) farouchement loyaux. On sait en revanche peu de choses sur la mort de Moulay Ahmed, décédé en 1729.
Juste après la mort de son frère, Moulay Abdellah sera nommé sultan du Maroc, régnant de 1729 à 1734 avant d'être succédé par Moulay Ali, considéré comme le frère de Moulay Abdelmalek, ainsi que l'écrit l'ouvrage «L'Histoire des révolutions dans l'Empire du Maroc ; après la mort de Moulay Ismail».
Moulay Abdelmalek ben Ismail.
La situation dans le pays telle que rapportée par l'auteur britannique, ainsi que la guerre civile suivie de la mort de Moulay Ismail, ont contribué à générer de vives tensions entre ses 525 fils.
Après avoir gouverné le royaume à quatre reprises, entrecoupées de coups bas fomentés par ses frères, Moulay Abdellah décède à Dar Edbagh, un palais qu'il fit construire en 1729. Selon le volume 5 de «L'Afrique du XVIe au XVIIIe siècle» (University of California Press, 1999), un livre sur l'histoire de l'Afrique publié par l'Unesco, «le troisième des prétendants réussit à maintenir un gouvernement fort et durable». «Le premier d'entre eux fut Moulay Abdellah, qui a été détrôné et déposé à plusieurs reprises.» Les auteurs du livre soulignent toutefois qu'au début du XIXe siècle, seul Mohamed III fut réellement capable de prendre le contrôle du pays et de rétablir l'ordre.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.