RamadanIA Hackathon : quand la jeunesse marocaine transforme l'IA en moteur économique    Des transformations en Amérique latine... le recul du soutien de Cuba et du Venezuela au Polisario reflète un changement du rapport de forces en faveur du Maroc    De l'Iran à l'Algérie... comment le Maroc a choisi la confrontation diplomatique avec ses adversaires    LdC de la CAF: La RSB and Al Hilal Omdurman se neutralisent    King Mohammed VI Holds Phone Call with Mohammed bin Zayed on Regional Developments, Reaffirms Morocco's Solidarity with the UAE    Casablanca: DS Automobiles lance le "DS café culturel"    Football. Ayoub Bouaddi jouera pour le Maroc    Guerre en Iran: le PJD demande la comparution de deux ministres au Parlement    Port de Tan-Tan: Forte affluence tout le long du mois de Ramadan    Toyota N°1 mondial pour la sixième année consécutive    Coupe de la CAF : Le duel Olympic Safi contre Wydad Casablanca pour une place en demi-finale    Les Émirats annoncent une attaque au drone contre leur consulat à Erbil    Détroit d'Ormuz: Donald Trump annonce le déploiement de bâtiments de guerre de plusieurs pays    Maroc : hausse attendue du prix du gasoil dans les prochains jours    Lions de l'Atlas : la piste Issa Diop refait surface    Vahid Halilhodzic pleure toujours : « On m'a volé la Coupe du Monde »    L'Egypte accorde aux Marocains un visa à entrées multiples valable 5 ans    US Senators submit new bill to designate Polisario Front as terrorist group    Egypt offers 5-year multiple-entry visas to Moroccan travelers    Issa Diop to represent Morocco in international football switch    Royal Air Maroc prolonge la suspension de ses vols vers Dubaï et Doha jusqu'à fin mars    Salah-Eddine, Saibari et Driouech proches du titre avec le PSV    Le Sénat américain s'empare du dossier du polisario et envisage sa désignation comme organisation terroriste    Plus de 1,6 billion de dollars pour l'économie maritime chinoise    Maroc-Espagne : un iftar au pavillon Hassan II pour célébrer le dialogue des cultures    Intégration professionnelle des jeunes : Lancement du dispositif Idmaj pour les non-diplômés    AGR : Consensus des investisseurs en faveur d'un taux directeur inchangé    Revue de presse de ce samedi 14 mars 2026    Propriété industrielle : Le Maroc confirme son leadership en Afrique et dans les pays arabes    Ligue des champions CAF: Les FAR font match nul avec Pyramids    André Azoulay à la Fondation des Trois Cultures : un appel au respect de l'altérité    Stand-up : les Nuits de l'Humour francophone font escale à Marrakech, Casablanca et Rabat    Photographie : « L'appel du large », les jeunes talents invités à exposer leur regard    Cannabis médical. L'AMMPS et l'ANRAC s'accordent sur les procédures d'enregistrement    Ministère public : Une nouvelle circulaire sur la protection des catégories vulnérables    À Paris.. le Maroc met en avant son expérience en matière de souveraineté alimentaire devant l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe    UE : Les flux migratoires depuis le Maroc baissent, ceux depuis l'Algérie augmentent    Ayoub El Kaabi prolonge l'aventure avec l'Olympiakos    Festival Gnaoua. Berklee College of Music revient pour sa 3e édition à Essaouira    Jazzablanca 2026 : la Scène 21 célèbre le jazz et les explorations musicales    Désarmement chimique : le Maroc élu à la présidence du Conseil exécutif de l'OIAC    Une première en Afrique : à Casablanca, Oncorad Group réalise un traitement de tumeur inédit    Nicole Kidman partage l'impact de son séjour au Maroc sur l'éducation de ses enfants    Transport de devises. Important rappel de la Guardia Civil aux Marocains se rendant à Ceuta    Le Maroc prépare un plan pour rapatrier ses ressortissants liés à l'Etat islamique depuis l'Irak    Espagne: L'artisanat marocain primé à Séville    Agressions iraniennes: les appels téléphoniques de SM le Roi avec plusieurs dirigeants des pays du CCG, une expression de la solidarité fraternelle constante du Maroc avec ces Etats (Bourita)    Les températures attendues ce vendredi 13 mars 2026    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



«Le dernier Amghar» ou la promesse d'Imad Ikhouane d'un voyage au Maroc des tribus
Publié dans Yabiladi le 07 - 01 - 2020

Né au Maroc et établi depuis 14 ans en Suisse, le Marocain Imad Ikhouane publie, fin janvier, son premier roman aux Editions «5 Sens». Une fiction qui emmène son lecteur dans le Maroc des tribus au début du XXème siècle, et promet un cocktail de guerre, d'amour, d'ambition et d'évolution.
«Le dernier Amghar» est une fiction qui s'alimente de faits réels qui se sont déroulés pendant la guerre de pacification menée par la France coloniale, notamment la bataille d'El Hri.
Le livre sera publié d'abord sur le marché suisse, avec une version papier disponible dans un réseau de librairies et de bibliothèques, la semaine prochaine, sur commande, et une version électronique, accessible à partir de fin janvier.
Après trois livres publiés en autoédition, l'écrivain marocain Imad Ikhouane nous en dit plus sur son nouveau roman.
Comment avez-vous eu l'idée d'écrire un roman sur le Maroc des tribus, avant la période du Protectorat ?
Ce n'est pas le premier livre que j'écris. J'ai déjà écrit trois autres romans que j'avais autoédités. Celui-ci a retenu l'attention de la maison d'édition 5 sens à Genève.
L'objectif pour moi était de revenir dans le Maroc authentique, je me suis intéressé à la partie se trouvant en dehors des villes, soit le Maroc des campagnes et des montagnes, «blad Siba» particulièrement ou «pays dissident».
J'ai lu à peu près des textes écrits par des aventuriers, missionnaires et premiers voyageurs européens au Maroc ainsi que par les érudits des zaouias datant de cette même période pour essayer de comprendre la mentalité de l'époque. Mais le livre n'est pas un roman historique. C'est une histoire d'ambition et d'amour baignant dans l'atmosphère de l'époque.
Quelle histoire raconte «Le dernier Amghar» ?
C'est un homme qui aspire à être Amghar, soit chef de tribu. Il est fort, intelligent, courageux et grand guerrier. Il se considérait naturellement comme l'homme devant être le chef. Le roman retrace l'ascension de cet homme, la manière dont il va se battre pour devenir Amghar, autant pour réaliser son ambition que pour défendre son territoire.
Car, la France est en train de pacifier le Maroc et les Français arrivent dans les montagnes où se déroule l'histoire. Notre personnage en profitera donc pour leur faire la guerre, c'est en effet l'occasion pour lui de montrer sa valeur et prendre le commandement, ce qu'il réussira non sans prix. J'ai placé cette fiction dans le cadre de la bataille d'El Hri.
Après être devenu le héros dans cette première défaite de la France coloniale, Jilali tombera amoureux d'une femme, elle-même amoureuse d'un autre homme.
J'essaye, à travers ces personnages, de brosser la couleur de cette période par le regard de cet homme qui verra le Maroc changer sans vraiment comprendre, qui arrivera jusqu'à l'indépendance en restant lui-même un homme tribal, le dernier Amghar.
Quel est l'idée derrière cette fiction inspirée de faits réels ?
C'est de donner la parole à cette population. Souvent, les statistiques françaises évoquent un million de mort lors de la campagne de pacification sur une population de 6 à 7 millions. La tribu n'existait plus après cette guerre menée par la France. J'ai ainsi voulu donner la parole à ces gens-là. Le but du roman est de dire que les tribus ont existé et ont combattu.
Quel message transmettez-vous à travers ce roman ?
Je n'ai pas de message. Je voulais que les lecteurs passent à travers le roman vers une autre réalité, qu'ils vivent cette période à travers le récit. Si j'arrive à faire aimer cette période aux lecteurs, décrire la façon dont on s'aimait, dont on faisait la guerre ou dont on se détestait, mon objectif sera atteint.
L'écrivain marocain Imad Ikhouane. / DR
Votre livre ne s'adresse-t-il qu'aux Marocains ?
Il sera certes une découverte pour les lecteurs suisses mais il s'adresse certainement au lecteur marocain aussi. Même les Marocains qui connaissent très bien leur pays seront probablement surpris par ce qui existait avant. C'était un pays différent. Plusieurs choses de notre quotidien actuellement viennent de cette période. C'est naturellement le public du roman.
Il y a des mots, des couleurs et des sentiments dedans, qui sont propres à nous. J'ai vécu presque 20 ans en Europe, mais il y a quelque chose de particulier chez nous ; une forme de sentiments, la manière dont on ressent les choses, dont on réagit, dont on se parle, s'aime et considère l'autre. Ce sont des choses qu'on retrouve aussi dans le roman.
Article modifié le 2020/01/08 à 10h42


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.