Les Etats-Unis ont remercié Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour la Vision et le Leadership qui propulsent le partenariat de 250 ans vers de nouveaux sommets.    Christopher Landau: Les Etats-Unis « ravis » de voir l'alliance avec le Maroc s'étendre à l'espace    Intelcia : Le management prend le contrôle à 100 % du groupe    Akhannouch : Nous maintenons le soutien au transport, à l'électricité, au gaz butane et au sucre    Donald Trump presse l'Iran d'accélérer les négociations sur fond de tensions persistantes    Système éducatif : tour de vis sur l'enseignement privé    Tensions violentes dans les camps de Tindouf : affrontements entre deux familles font plusieurs blessés    Moov Africa : un levier de croissance pour Maroc Telecom    Adil Khalis : "Le défi est de faire émerger des entreprises productives"    David Toledano : « Nous sommes encore loin de ce que nous avons vécu lors du Covid »    La Chine annonce une exonération douanière couvrant l'ensemble de ses partenaires en Afrique    Un sénateur américain présente un projet de loi visant à lever les tarifs sur le phosphate marocain    La Bourse de Casablanca démarre dans le vert    Maroc : Le projet de loi sur la réorganisation du CNP adopté en commission    Financement libyen : Nicolas Sarkozy rejette les affirmations de Guéant    PSG : Achraf Hakimi incertain pour le retour face au Bayern Munich en LdC    Lions de l'Atlas : Ouahbi prépare un nouveau coup avec Ayoube Amaimouni ?    Algérie : un troisième ex-rival de Fouzi Lekjaa placé en détention provisoire    Mondial 2026 : Nayef Aguerd face au plus grand défi de sa carrière    Mondial 2026 : la FIFA augmente la dotation des équipes    CAN 2027 : dates officialisées mais incertitudes autour des pays hôtes    Ligue des champions : Atlético et Arsenal à l'assaut de leur destin    Le Canada acte son appui à l'autonomie et renforce la position du Maroc    Presencia del Polisario en Malí y su conexión con grupos armados    Maroc : Une nouvelle espèce de titanosaure découverte à Khouribga    La FIFA impondrá automáticamente tarjetas rojas a cualquier jugador que abandone el campo durante el Mundial 2026    Edito. Une facture de 115 milliards    El Jadida : Célébration du centenaire de la naissance de Driss Chraïbi    Au SIEL 2026, le CCME se veut un «carrefour des voix marocaines du monde»    Les températures attendues ce mercredi 29 avril 2026    Gaza. Washington salue l'engagement concret du Maroc pour la stabilité    Agadir : la police rétablit la vérité sur la vidéo de Tadart    Reçu par le président algérien, Landau souhaite la résolution du conflit du Sahara    Le temps qu'il fera ce mercredi 29 avril 2026    Maroc–Allemagne : une visite stratégique pour accélérer le partenariat économique    Mondial 2026 : La FIFA sanctionnera automatiquement toute sortie du terrain par des cartons rouges    L'Académie du Royaume du Maroc rend hommage au grand penseur africain Valentin Yves Mudimbe    CPS de l'UA : Le Maroc réaffirme sa solidarité agissante et constante avec le Mali    Pétrole : Les Emirats arabes unis se retirent de l'Opep le 1er mai    Théâtre Royal de Rabat : Le Maroc entre dans « la cour des grands »    Visite du commandant de l'AFRICOM en Algérie : un message américain ferme au régime de Tebboune et Chengriha pour cesser de déstabiliser le Sahel    Burundi : Ndayishimiye en route vers un second mandat    Balaoui s'entretient avec le Procureur général de la République d'Azerbaïdjan    Casablanca 1996 : le concert fantôme de Michael Jackson    Mawazine 2026 : le rappeur français Ninho ouvrira le bal de la 21ème édition    Madagascar. M'barek Bouhchichi expose "Les mains des poètes" à la Fondation H    Mawazine sous le feu des critiques après l'annonce de Hassan Shakosh    Agadir : Coup d'envoi officiel de la 22e édition d"African Lion"    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



«Le dernier Amghar» ou la promesse d'Imad Ikhouane d'un voyage au Maroc des tribus
Publié dans Yabiladi le 07 - 01 - 2020

Né au Maroc et établi depuis 14 ans en Suisse, le Marocain Imad Ikhouane publie, fin janvier, son premier roman aux Editions «5 Sens». Une fiction qui emmène son lecteur dans le Maroc des tribus au début du XXème siècle, et promet un cocktail de guerre, d'amour, d'ambition et d'évolution.
«Le dernier Amghar» est une fiction qui s'alimente de faits réels qui se sont déroulés pendant la guerre de pacification menée par la France coloniale, notamment la bataille d'El Hri.
Le livre sera publié d'abord sur le marché suisse, avec une version papier disponible dans un réseau de librairies et de bibliothèques, la semaine prochaine, sur commande, et une version électronique, accessible à partir de fin janvier.
Après trois livres publiés en autoédition, l'écrivain marocain Imad Ikhouane nous en dit plus sur son nouveau roman.
Comment avez-vous eu l'idée d'écrire un roman sur le Maroc des tribus, avant la période du Protectorat ?
Ce n'est pas le premier livre que j'écris. J'ai déjà écrit trois autres romans que j'avais autoédités. Celui-ci a retenu l'attention de la maison d'édition 5 sens à Genève.
L'objectif pour moi était de revenir dans le Maroc authentique, je me suis intéressé à la partie se trouvant en dehors des villes, soit le Maroc des campagnes et des montagnes, «blad Siba» particulièrement ou «pays dissident».
J'ai lu à peu près des textes écrits par des aventuriers, missionnaires et premiers voyageurs européens au Maroc ainsi que par les érudits des zaouias datant de cette même période pour essayer de comprendre la mentalité de l'époque. Mais le livre n'est pas un roman historique. C'est une histoire d'ambition et d'amour baignant dans l'atmosphère de l'époque.
Quelle histoire raconte «Le dernier Amghar» ?
C'est un homme qui aspire à être Amghar, soit chef de tribu. Il est fort, intelligent, courageux et grand guerrier. Il se considérait naturellement comme l'homme devant être le chef. Le roman retrace l'ascension de cet homme, la manière dont il va se battre pour devenir Amghar, autant pour réaliser son ambition que pour défendre son territoire.
Car, la France est en train de pacifier le Maroc et les Français arrivent dans les montagnes où se déroule l'histoire. Notre personnage en profitera donc pour leur faire la guerre, c'est en effet l'occasion pour lui de montrer sa valeur et prendre le commandement, ce qu'il réussira non sans prix. J'ai placé cette fiction dans le cadre de la bataille d'El Hri.
Après être devenu le héros dans cette première défaite de la France coloniale, Jilali tombera amoureux d'une femme, elle-même amoureuse d'un autre homme.
J'essaye, à travers ces personnages, de brosser la couleur de cette période par le regard de cet homme qui verra le Maroc changer sans vraiment comprendre, qui arrivera jusqu'à l'indépendance en restant lui-même un homme tribal, le dernier Amghar.
Quel est l'idée derrière cette fiction inspirée de faits réels ?
C'est de donner la parole à cette population. Souvent, les statistiques françaises évoquent un million de mort lors de la campagne de pacification sur une population de 6 à 7 millions. La tribu n'existait plus après cette guerre menée par la France. J'ai ainsi voulu donner la parole à ces gens-là. Le but du roman est de dire que les tribus ont existé et ont combattu.
Quel message transmettez-vous à travers ce roman ?
Je n'ai pas de message. Je voulais que les lecteurs passent à travers le roman vers une autre réalité, qu'ils vivent cette période à travers le récit. Si j'arrive à faire aimer cette période aux lecteurs, décrire la façon dont on s'aimait, dont on faisait la guerre ou dont on se détestait, mon objectif sera atteint.
L'écrivain marocain Imad Ikhouane. / DR
Votre livre ne s'adresse-t-il qu'aux Marocains ?
Il sera certes une découverte pour les lecteurs suisses mais il s'adresse certainement au lecteur marocain aussi. Même les Marocains qui connaissent très bien leur pays seront probablement surpris par ce qui existait avant. C'était un pays différent. Plusieurs choses de notre quotidien actuellement viennent de cette période. C'est naturellement le public du roman.
Il y a des mots, des couleurs et des sentiments dedans, qui sont propres à nous. J'ai vécu presque 20 ans en Europe, mais il y a quelque chose de particulier chez nous ; une forme de sentiments, la manière dont on ressent les choses, dont on réagit, dont on se parle, s'aime et considère l'autre. Ce sont des choses qu'on retrouve aussi dans le roman.
Article modifié le 2020/01/08 à 10h42


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.