Bruxelles: Ryad Mezzour expose les ambitions du Royaume    L'Espagne dénonce la violation par l'Algérie de l'accord d'association et de voisinage    Les évènements regrettables de Nador sont indissociables des causes profondes de la migration    Dislog Group signe un nouveau contrat avec Mars Wrigley    Le torchon brûle de nouveau entre Ankara et Athènes    Nasa: l'eau aurait coulé sur Mars durant 1,3 milliard d'années !    Au-delà du concept obsolète de l'espace    Un héritage ancestral de grande richesse    Peut-on inventer une histoire vraie ?    La Clinique Européenne de Casablanca ouvre ses portes    Jeune Afrique : « Algérie-Tunisie, l'autre frontière fermée du Maghreb »    Fouilles journalistiques, du magazine mural au mur de Facebook », nouvel ouvrage du journaliste écrivain Jamal El Mouhafid    CAF Awards 2022: forte présence du Maroc dans la liste des nominés    Adoption d'un projet de décret relatif à la création de la zone d'accélération industrielle de Ain Johra    Bourse de Casablanca: Clôture en baisse    José Manuel Albares : Les causes « du drame de la migration irrégulière », c'est la faim    L'Exécutif cherche à réformer le cadre légal des résidences immobilières de promotion touristique    OTAN : Les Etats-Unis redéployent leurs forces en Europe    Israël: Fin de la coalition gouvernementale, Yair Lapid devient PM intérimaire    Lancement d'un appel d'offres pour la restauration et la réhabilitation du Théâtre Cervantes de Tanger    Ceuta : La justice conclut que le rapatriement des mineurs marocains a violé leurs droits    OTAN : Le Sommet de Madrid a pris des « décisions transformatrices »    Medias Africains : ''Sport News Africa'' place le Wydad sur le toit de l'Afrique    CAF Awards : Les Lions de l'Atlas nominés dans la catégorie "Joueur de l'année"    Najat Rochdi nommée Envoyée spéciale adjointe pour la Syrie    Les Arts et cultures attachés à l'Islam au cœur d'une grande exposition à Paris    Attentats du 13 novembre en France : Salah Abdeslam condamné à la perpétuité incompressible    Migration irrégulière : Des eurodéputés appellent l'UE à appuyer le Maroc    Températures prévues pour le vendredi 1er juillet 2022    Aid Al-Adha: les paniers de repas autorisés, sous conditions, dans les prisons    CWTS Leiden 2022 : L'UM5 de Rabat, seule université marocaine à figurer dans le classement    (Vidéo) MD Talks-Régionalisation: Une vision de demain ancrée dans le passé    (Vidéo) MD Talks-Régionalisation: Quel rôle des Cours régionales des Comptes ?    Hooliganisme à Oujda : La préfecture de police dément tout décès parmi les supporters    Interview avec Hassan Fekkak : « Nous ne déplorons aucun cas d'intoxication aux JM d'Oran »    CAF : Le Maroc fait partie des 10 nominés au titre de la meilleure équipe nationale africaine de l'année    Trois nageurs marocains traversent le Détroit de Gibraltar à la nage en relais    Festival «Jazzablanca» : C'est parti pour la 15ème édition    Festival de cinéma «Les Téranga» de Dakar: Le Maroc invité d'honneur    37 millions DH pour un hub des métiers de l'automobile à Casablanca    JM Oran 2022 : Pour suivre le match Espagne – Maroc    Pourquoi la Turquie attire plus de touristes que le Maroc ? (VIDEO)    Le Maroc accumule 14 ans de retard en matière de droits des femmes    Kia Maroc. Retour remarqué du nouveau Carens    IPPIEM : hausse de 1% au cours du mois de mai (HCP)    Forsa : la SMIT dément les fausses informations concernant 2 appels d'offres    Casablanca: trois morts dans l'effondrement du fronton d'un café    African Lion 2022 : les tirs d'armes retentissent à Cap Draa lors des exercices interarmées    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Au shopping avec nos stars
Publié dans Agadirnet le 04 - 06 - 2007

Le rappeur Taoufik Hazeeb alias «Bigg».Comment s'habillent nos stars de la musique urbaine ? Le look compte beaucoup pour certains, comme Bigg, mais pas pour d'autres, comme le groupe H-Kayne. Petites confidences pour ALM.
Ils viennent de la planète «musique urbaine» mais, ne craignez rien, ce ne sont pas des espèces dangereuses, malgré tout ce qu'on peut dire d'eux. Nos «extraterrestres» ont juste des goûts plutôt extravagants. Look d'enfer, branché ou déchirant, les qualificatifs sont nombreux, et cela ne les dérange absolument pas. Car, pour eux, tout est normal! «Ce qui m'a le plus amusé au Festival «L'Boulevard», l'année dernière, c'est de voir un jeune artiste vêtu d'une blouse blanche et mettant autour de sa bouche un masque de protection. Je n'avais jamais encore vu un chanteur choisir de se déguiser en infirmier ! En tout cas, l'artiste doit être libre pour créer, n'est-ce pas ?», lance Hicham Bahou, l'un des initiateurs du festival «L'Boulevard», l'événement national de la musique urbaine.
Du 31 mai au 3 juin, la neuvième édition de ce festival transformera Casablanca en capitale de la musique et plusieurs ne rateront pour rien au monde d'assister aux plus grandes stars qui ont justement été révélées grâce à cet événement annuel. Taoufik Hazeb, le Bigg du rap marocain, s'y est déjà préparé en s'offrant… de nouveaux vêtements. Le look, il ne faut pas l'oublier, c'est une image qu'on soigne et doublement lorsqu'on a pris les commandes de la scène. Avec son humour délirant, Bigg affirme qu'il reste un adepte du style simple : jean et tee-shirt. «Je les achète du Twin Center à Casablanca où je les commande chez le tailleur…». Bigg n'est donc pas du genre à choisir rapidement ses vêtements ni à se contenter de ce qu'il trouve sur le marché. Il prend le temps de bien faire les choses, comme pour ses chansons. «Je cherche la qualité, la discrétion et ce qui n'est pas très courant autour de moi.
Je dépense ce qu'il faut… Je viens justement de rentrer de Londres où je me préparais au Festival L'Boulevard, avec des artistes et j'en ai profité pour acheter des fringues. Cela m'a coûté dans les 10.000DH», révèle-t-il. Pas de regret, Bigg tient à ce qu'il puisse se démarquer par un style propre à lui et, à chaque fois qu'il a l'occasion d'aller à l'étranger, il n'hésite pas à «dévaliser» les boutiques. A propos, pourquoi met-il toujours une casquette ? «Pour me protéger du soleil !», répond-il et Bigg éclate de rire avant d'ajouter : «C'est une question piège, je le sens !». De l'humour à en revendre, Bigg nous dévoile sans cesse ses qualités, mais aussi, ses petites faiblesses.
Côté look, lui, qui préfère des vêtements sobres de couleurs neutres (noire et blanche), il succombe aux accessoires scintillants. «Une montre, des boucles d'oreilles, un collier… J'aime beaucoup ces petites choses qui brillent et avec ce que je porte, cela crée une balance !», déclare-t-il. Vous l'aurez compris, Bigg est du signe de la balance qui se fie souvent à son instinct. Eh bien, Bigg a réussi son équilibre à merveille, mais au-delà de son apparence, il ne s'attend pas à ce que ses fans suivent sa manière de s'habiller : «Mes messages se trouvent dans mes textes, mais pas du tout dans mon look». «Provocateur», ou encore «Al Khaser», on lui a souvent collé ces étiquettes. Bigg veut réveiller les jeunes et son rap lui sert de moyen, mais pas ses vêtements.
Look, encore et toujours. Le groupe de hip-hop H-Kayne fait danser la scène urbaine en ce moment et côté vestimentaire, il ne s'y attache pas vraiment. «Non, on n'en fait pas l'une de nos préoccupations. On opte pour le simple et le propre, c'est tout ! On peut venir avec des sandales en plastique, ce n'est pas un problème !», s'exclame Othman, un des cinq de ce groupe. Simplicité veut dire jean large, sweat-shirt et baskets, en général. «On s'achète nos vêtements, la plupart du temps de Meknès, là où nous sommes. Ou alors, on les confectionne. De toutes les manières, on ne dépense pas trop: 300DH au maximum. Il n'y a pas de règle à suivre ou quoi que ce soit. Chacun fait ce qu'il veut», souligne Othman. Pour les membres de H-Kayne, le choix de ne pas porter des couleurs ou des styles vestimentaires bien définis ne pèse pas autant que leur volonté de véhiculer le principe : « ne pas coller aux stéréotypes à l'américaine ». L'état d'esprit, c'est ce qui tient à cœur à ces jeunes qui mettent le feu à la scène dès qu'ils s'y retrouvent. C'est leur présence face au public qui semble les stimuler le mieux pour passer leurs messages : espoir, tolérance, dialogue… Et pour cela, ils ont un micro et de l'audace.
Qu'à cela ne tienne, H-Kayne a construit son identité et pris position au centre de la musique urbaine et auprès de ses fans. Le reste lui importe peu. Contrairement à d'autres jeunes qui n'ont pas encore croisé le chemin de la célébrité, comme le groupe slaoui du quartier Bab Chaâfa «Black Storm», un des demi-finalistes de « Génération Mawazine2007 ». Ces musiciens de rock se sont mis d'accord pour confectionner, par leurs propres moyens, des tee-shirts de couleur noire. Une sorte de « carte d'identité vestimentaire » pour montrer leur tendance musicale et marquer leur association à la communauté artistique rock, loin de toutes les déviations morales qui pourraient induire certains en erreur.
Autre artiste : Khalid qui se transforme, une fois devant les platines, en DJ Key. Il est le roi de l'animation et c'est pour cela qu'on fait très souvent appel à ses talents dans les discothèques les plus branchées ou encore sur les ondes de 2M, le week-end. Alors monsieur le DJ a-t-il un look bien à lui ? Pas trop large, pas de taille basse ! DJ Key veut se sentir bien dans ce qu'il porte : «Mes jeanset mes tee-shirts sont un tout petit peu larges… Vous savez, je ne suis plus jeune !». DJ Key ne dit pas vrai pour ce qui est de son âge. Il n'a que 27 ans et son état d'esprit lui en donne bien moins que ça. Préférences vestimentaires, DJ Key penche vers l'authentique. Cela garantit, pour lui, qualité et confort. Comme Bigg, il ne rate jamais les occasions de faire du shopping lorsqu'il est à l'étranger. «Je viens de m'offrir plus de 5000DH d'achats en vêtements de Paris», confie-t-il.Mais attention, il y a quand même une fourchette à ne pas dépasser. Exemples : entre 300 et 400DH pour un tee-shirt et entre 500 et 800DH pour des baskets.
Les tendances look divergent d'un artiste à l'autre et d'un groupe à l'autre. C'est cela aussi la diversité de la musique urbaine. Ce ne sont pas des tendances occidentales, mais plutôt universelles, fait remarquer M. Bahou. Tant que la musique urbaine continue son chemin au Maroc, nos jeunes vous feront certainement surprendre avec leurs choix vestimentaires. Le plus important, c'est de garder votre ouverture d'esprit!


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.