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Cancer de la prostate : Une nouvelle lueur d'espoir
Publié dans Albayane le 20 - 04 - 2012

Du nouveau dans le traitement du cancer de la prostate. Il s'agit d'une approche thérapeutique qui pourra révolutionner la prise en charge des malades atteints de cette tumeur spécifiquement masculine. The Lancet Oncology a publié le 17 Avril 2012, les résultats intéressants d'un essai thérapeutique avec des ultrasons à haute densité pour des patients présentant des petites tumeurs, puisqu'au bout d'un an 95% des hommes ne présentaient plus de lésions cancéreuses, avec un taux de complications nettement inférieur à celui de la chirurgie.
Ce serait le cas avec cette nouvelle technique d'ultrasons HIFU, pour "High Intensity Focused Ultrasound" qui pourrait être bénéfique à 95% des patients atteints de cancer de la prostate sans affecter leur vie sexuelle. Ces ultrasons focalisés de haute intensité seraient capables de cibler les zones de tumeur de la prostate chez les hommes où la maladie ne s'est pas encore propagée, selon l'étude menée à l'University College de Londres et publiée dans l'édition du 17 avril du Lancet Oncology.
Les traitements standards du cancer de la prostate entraînent souvent des effets secondaires indésirables, notamment en matière de dysfonction érectile et d'incontinence urinaire. Les chercheurs constatent ici, qu'en revanche, un an après ce traitement expérimental, 89% des hommes ont conservé une fonction érectile normale et sont restés continents. 85% des patients ne montrent plus aucun signe de tumeur à l'IRM.
Des résultats très prometteurs
Entre 2007 et 2010, les chercheurs ont recruté 42 hommes âgés de 45 à 80 ans, diagnostiqués avec un cancer de la prostate localisé et sans traitement antérieur. Afin de pouvoir localiser les tumeurs, les participants ont subi deux techniques de diagnostic, un type spécial d'IRM et une biopsie puis ont subi le traitement par HIFU, avec une sonde insérée à proximité de la prostate par le rectum. Ce dispositif émet des ondes sonores à haute fréquence qui chauffent les cellules ciblées à 80 ° C.
Après examens au premier mois puis à 3, 6, 9 et 12 mois, avec test sanguin PSA et interviews sur les effets secondaires, les principaux résultats du traitement par HIFU sont les suivants:
A 6 mois, 77% des participants ne montrent plus aucun signe de cancer et 92% plus aucun signe clinique important,
A 1 an, 95% ne montrent plus aucune trace à l'IRM et 89% n'ont aucun signe de dysfonction érectile et 100% continents, sauf 2 hommes admis à l'hôpital pour des problèmes urinaires aigus,
Sur l'ensemble des participants, une diminution significative du taux de PSA est constatée.
Les chercheurs ne peuvent donc que conclure à ce stade à la très grande efficacité de la technique et à un très faible taux d'effets secondaires génito-urinaires. Un essai large et randomisé doit donc être entrepris pour valider l'efficacité et la sécurité de ce nouveau traitement.
Qu'est ce que La prostate ?
La prostate est une glande génitale de l'homme. Elle ne produit pas d'hormones mais participe à la formation du liquide séminal (sperme).
La prostate entoure la première partie de l'urètre. Elle est située en dessous de la vessie et au dessus du périnée. Elle se trouve entre le rectum, en arrière, et la symphyse pubienne, en avant.
Elle est au centre d'un carrefour dans lequel on trouve aussi l'urètre et les voies spermatiques. La prostate a, globalement, la forme d'une châtaigne et comprend deux faces (antérieure et postérieure), deux faces latérales, un sommet et une base.
Cancer de la prostate
Les cancers de la prostate correspondent à la présence de cellules cancéreuses dans la glande prostatique. Le plus souvent, cette maladie se développe lentement et reste localisée à la prostate. Mais, dans certains cas, elle peut progresser vers les organes voisins provoquant parfois des troubles urinaires ou érectiles.
Les cancers de la prostate localisés peuvent souvent être pris en charge efficacement. Il peut arriver cependant que certains cancers évoluent et s'étendent plus rapidement et conduire à la formation de métastases, notamment au niveau de la vessie, du rectum ou des os
Le cancer de la prostate est la 2e cause de mortalité masculine par cancer après le cancer du poumon.
C'est la raison pour laquelle un dépistage permettant une détection précoce de la maladie est proposé aux hommes de plus de 50 ans ainsi qu'à ceux présentant un facteur de risque spécifique (en particulier en cas d'antécédents familiaux).
L'âge moyen des patients au moment du diagnostic est de 66 ans.
Les examens pour poser un diagnostic
Le toucher rectal et le dosage du taux de PSA sont deux examens qui seront réalisés en premier lieu lorsqu'une maladie de la prostate est suspectée. Ces examens sont aussi ceux pratiqués dans le cadre du dépistage des cancers de la prostate.
Inconfortable (mais indolore), le toucher rectal permet de palper la prostate à travers la paroi du rectum. Le médecin peut ainsi repérer les irrégularités et les excroissances qui pourraient se trouver à la surface de la glande. En cas de cancer, il pourra, en outre, sentir une prostate plus rigide qu'une prostate saine. Toutefois, une prostate ne présentant aucune anomalie lors du toucher rectal peut malgré tout se révéler malade. Cet examen est nécessaire mais non suffisant.
Un second examen doit donc être réalisé : le dosage du taux de PSA. Le PSA (Antigène Spécifique de la Prostate) est une protéine synthétisée par la prostate que l'on retrouve dans le sang. En cas de cancer prostatique, son taux dans le sang est plus élevé que la normale. Toutefois, un taux de PSA élevé (supérieur à 4 ng/ml) ne correspond pas nécessairement à un cancer de la prostate : une inflammation ou une infection, certaines activités physiques ou encore un long trajet en voiture peuvent également agir sur le taux de PSA. De même, un taux de PSA normal ne peut suffire à exclure la présence d'une tumeur en cas de toucher rectal suspect.
Si les examens précédents ont jeté un doute, il faudra procéder à une biopsie, c'est-à-dire au prélèvement d'un petit échantillon de tissu suspect
Un cancer très fréquent La situation Au Maroc
L'augmentation d'incidence du cancer de prostate au Maroc semble certaine au vu des données des statistiques hospitalières.
Le cancer de la prostate a une incidence standardisée de 9,6 nouveaux cas /100000 habitants selon le registre des cancers du grand Casablanca (2004), il représente le 2ème cancer masculin au Maroc après le cancer du poumon .L'âge moyen des patients est de 70 ans
Des régions semblent plus touchées que d'autres au Maroc, notamment le sud-est L'atteinte du sujet jeune a été soulevée dans des études ponctuelles comme spécificité locale (28% de patients de moins de 65 ans) Sans toutefois qu'il y ait de larges études comparatives pour confirmer ou infirmer cette hypothèse.
En France
Le nombre de cas des cancers les plus fréquents reste également stable. Comme en 2010, le cancer de la prostate, avec 71 000 cas, reste de loin le plus fréquent chez l'homme, devant le cancer du poumon (27 500 cas) et le cancer colorectal (21 500 cas).
En Europe
Plus de 340 000 cas de cancer de la prostate sont diagnostiqués chaque année en Europe. C'est la forme de cancer la plus courante chez les hommes de plus de 50 ans.
Le cancer de la prostate est responsable de 1% des décès, mais 40% des hommes de plus de 50 ans ont des foyers microscopiques. La grande majorité de ces lésions est associée au vieillissement et évolue très peu, ce qui ne signifie nullement qu'il faille rester sans rien faire ou ne pas s'inquiéter outre mesure, attendre que l'on soit malade pour aller consulter.
Ce qu'il faut quand on a 50 ans et au-delà, c'est consulter son urologue au moins une fois tous les 02 ans pour plus de sécurité et comme dit l'adage mieux vaut prévenir que guérir.
D'ici là messieurs portez – vous bien.


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