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Conjoncture : Les Espagnols immergés dans une situation qu'aucun peuple ne désire vivre
Publié dans Albayane le 16 - 07 - 2012

Les hausses tarifaires décidées par le gouvernement d'Espagne à l'instigation de l'Union Européenne (UE) vont changer totalement la face du pays et placer les couches les plus vulnérables de la population dans une situation de dépression qui les rendra plus pauvres d'auparavant. A partir du 1 septembre prochain, entreront en vigueur les hausses de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (Impôt sur la Valeur Ajoutée - IVA en espagnol) approuvées, vendredi dernier, au conseil des ministres d'Espagne. Ces hausses ont surpris par le grand saut fait par les impôts appliqués à certains produits et services et qui interviennent après une série de coupes budgétaires, réductions d'avantages sociaux et l'exclusion des sans-papiers de l'accès à certains services publics, telle l'assistance sanitaire primaire. Elles s'inscrivent dans le nouveau plan d'ajustement structurel que le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy adopte sous la pression de plusieurs facteurs. D'abord, des membres de l'UE, telles l'Allemagne et la Finlande, se sont montrés intransigeants à l'égard de toute sorte d'aide sans contrepartie au profit de l‘Espagne en exigeant l'accomplissement de certaines conditions de principe pour autoriser la recapitalisation directe de son système bancaire via le transfert de 100 milliards d'euros. Ensuite, l'accumulation de la dette des gouvernements régionaux a placé les finances de l'Etat dans une situation insoutenable. Enfin, la crise du modèle immobilier a entraîné l'effondrement de plusieurs secteurs liés au bâtiment et le chômage de plusieurs centaines de milliers de travailleurs. Aucun contribuable ne s'attendait à un tel scénario qui frappe par son ampleur et la profondeur des mesures adoptées par le gouvernement son pouvoir d'achat et l'Etat du bien-être. L'Espagne d'aujourd'hui sera totalement différente de celle des années du boom économique. Contrairement aux scènes de violence qui s'étaient produites en Grèce et en Italie, dans de pareilles circonstances, les acteurs sociaux ont adopté en Espagne une attitude pondérée dans l'attente de préparer des marches pacifiques pour dénoncer les hausses tarifaires, l'élimination de certains avantages accordés aux chômeurs et la réduction des salaires des fonctionnaires. L'effet des hausses de l'IVA sera certainement grand et dramatique pour la grande majorité de la population. Dans un geste plus conciliateur, le gouvernement a annoncé, vendredi, que ces hausses, par lesquelles le taux général de l'IVA passe de 18% à 21% et le réduit de 8% à 10%, entreront en vigueur le 1 er septembre pour ne pas porter préjudice à certaines activités de l'économie espagnole, tel le tourisme. Le gouvernement compte récolter 56,44 milliards d'euros d'ici à 2014 grâce au plan d'ajustement, dont 40% proviendront uniquement des hausses tarifaires qui viennent d'être décidées, rapportent des données du ministère de l'économie et de compétitivité, auxquelles a eu accès Albayane. En détails, le gouvernement compte réunir 13,53 milliards d'euros en 2012, autres 22,865 milliards d'euros en 2013 et 20,045 milliards d'euros en 2014. Ce chiffre est en baisse par rapport à celui de 63 milliards d'euros avancé, mercredi dernier au parlement par Rajoy, rappelle-t-on. Ce qui est surtout important à retenir est que la rubrique de l'IVA qui apportera le plus de recettes à l'Etat sera celle relative à l'emploi qui prévoit la réduction de 13,76 milliards d'euros des prestations accordées aux chômeurs. La disparition de certains avantages salariaux pour les fonctionnaires se traduira par des recettes de 9,22 milliards d'euros. Samedi, Rajoy a dû reconnaître, á la clôture du 13 ème congrès du Parti Populaire Andalous, qu'il «comprenait les frustrations et la mauvaise humeur que causent les sacrifices» avant de proclamer que «nous sommes en train de travailler dans l'intérêt de tous». Il a cependant signalé que « si nous n'avions pas pris ces décisions, les choses auraient été encore pires ». En dépit de cette prise d'attitude, les syndicats n'écartent pas le recours à une autre grève générale et à organiser 80 marches populaires dans l'ensemble du territoire espagnol, pour le 19 courant. En détail, aller chez le coiffeur, voir un match de football ou enterrer un membre de la famille coûtera plus cher à partir du 1 er septembre à cause des nouvelles hausses. Seule la taxe super-réduite des produits de première nécessité de 4% /(lait et pain, surtout) est restée inchangée. Les services d'entretien de la voie publique, des parcs et jardins publics ainsi que les services de collectes d'ordures, traitement de résidus et égouts, par exemple, augmenteront de 8% à 21%. Le ministre des finances et administrations publiques, Cristobal Montoro, s'est empressé à expliquer, vendredi lors d'une conférence de presse à Madrid, que le gouvernement était «obligé de recourir à ces mesures» pour les circonstances, les recommandations et pour «la priorité de réduction du déficit public ». Il a reconnu que dans son programme électoral, le Parti Populaire (actuellement au pouvoir) avait promis la diminution des impôts mais actuellement « nous sommes en train de les augmenter ». Curieusement, ces mesures interviennent à un moment délicat pour l'économie espagnole. A titre d'exemple, la consommation du ciment a régressé de 34,7% pendant le premier semestre, pour se situer à 7,2 millions de tonnes, une quantité qui situe la demande de ce matériau de construction à des niveaux de 1964, a révélé le président du patronat du Groupement de Fabricants de Ciment d'Espagne (Oficemen). Pour la presse de dimanche, il n'y a pas de doute qu'il s'agit qu'une étape cruciale que traverse l'Espagne. El Pais, titre ainsi à la Une : « Le gouvernement durcit dans le Bulletin Officiel de l'Etat les réductions d'avantages salariales des fonctionnaires et prestations pour chômage ». ABC s'est interrogé dans un commentaire si « la crise réduira-t-elle le poids international de l'Espagne car la montée des puissances émergentes et la crise économique sont une menace pour sa position dans le monde ». Toutefois, El Mundo note à la Une que « l'ajustement prévoit plus de hausse tarifaire que de réduction de dépenses publiques » notant que « si l'augmentation des impôts apportera 34,419 milliards d'euros la réduction des dépenses de l'administration publique supposera seulement une diminution de 27 milliards d'euros ». Le quotidien économique Expansion titre : «Révolution dans l'IVA : le gouvernement surprend et augmente les taxes du 8% à 21% pour la majorité des biens et services ». Pour Cinco Dias : «Beaucoup plus d'IVA à partir du 1er septembre». El Economiste signale : «le carburant augmente de 10 centimes, l'électricité de 5% et le gaz naturel de 2%. L'application des taxes et le nouvel IVA provoqueront de fortes hausses après l'été».
Ce qui est désormais certain est que les pauvres seront plus pauvres, les chômeurs seront obligés à accepter n'importe quel emploi et à n'importe quel salaire, et les contribuables dans leur ensemble seront amenés à payer plus d'impôt pour l'ensemble des services à consommer. C'est le scénario que personne ne souhaite vivre.

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