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Le cinéma doit investir la mémoire collective
Publié dans Albayane le 25 - 11 - 2012

Cherqui Ameur est un critique du cinéma, réalisateur et photographe. Ce créateur prolixe et original essaye, à travers l'œil actualisé de sa caméra, à dévoiler les traces de notre mémoire plurielle, notamment celle du sud-est du Maroc. Dans ce cadre, son dernier documentaire «Les murmures des cimes» qui a remporté le grand prix de la 5e édition du Festival international du film amazigh (FINIFA) et qui sera projeté, le 30 novembre à Paris, est un véritable hommage aux Imazighens du sud-est qui constituent un creuset de notre mémoire collective.
Al Bayane : Pourriez-vous nous dire quelques mots sur vos réalisations et vos projets ?
Cherqui Ameur : Vous voulez dire les films réalisés ? Pour les films que j'ai réalisés personnellement, ils sont deux : «L'ombre de l'amour » dans lequel j'ai essayé d'esquisser en images les portraits de deux artistes, à savoir le poète Mohamed Chakir et le plasticien Said Njima. Le deuxième s'intitule «Les murmures des cimes» et s'inscrit dans la même lignée. C'est un documentaire de 38 minutes à travers lequel j'ai voulu rendre hommage à 3 poètes amazighs du sud-est.
«Les murmures des cimes», pourquoi ce titre, et quelle thématique le traverse?
Les trois personnages du film sont Ouhachem Bouaazama, My Ahmed Outtaher et Amrou Ammari, des poètes d'un grand talent mais qui sont restés à l'ombre à cause du seul fait qu'ils sont nés dans le Maroc profond. Quand ils parlent, ils le font avec une humilité extrême, ils ne réclament rien, ne se plaignent jamais. Leurs paroles sont des murmures, comme s'ils voulaient nous faire transmettre des discours mais en aparté, ce sont des géants qui nous livrent des pensées fortes, profondes... et d'une finesse inégalable.
Le travail sur la mémoire de trois poètes amazighs issus du sud-est du Maroc, pourquoi ce choix d'après-vous ?
Ce choix est une forme de manifestation de mes convictions personnelles sur la reconnaissance, l'équité, l'égalité des chances, le rapport entre culture et société... Le fait de passer un moment de sa vie au sud-est est l'occasion d'interroger les formes de cultures, les contraintes et les aspirations des intellectuels...
Ce film relate alors une idée, une préoccupation et essaie d'ouvrir un débat sur la culture orale amazighe du sud-est et sur le sort de ses pionniers.
Quelles contraintes ou, au contraire, quelles aides avez-vous reçues au cours du tournage ?
«Les murmures des cimes» est un documentaire qui a été produit par la société Astrolab Média.
A part cette structure et les moyens qu'elle a mis à ma disposition, je n'ai reçu aucune aide et aucune contribution de financement.
Votre film sera projeté à la salle «les 3 Luxembourg» à Paris le 30 novembre, quel sentiment ressentez-vous à cette occasion?
Un plaisir, bien sûr. Surtout que le film a fait un parcours honorable. Il a été distingué, grand prix, au Festival international du film amazigh Issni N'ourgh, il a été à la compétition officielle au Festival national du film (2012).
Le fait qu'il soit programmé au festival Maghreb des films est une autre occasion pour qu'il soit vu et, bien sûr, pour avoir d'autres remarques et déclencher d'autres débats.
Quel regard portez-vous sur la production cinématographique amazighe dans le champ artistique national ?
La production cinématographique amazighe émerge maintenant et on est en train de passer de la forme du cinéma «amateur», fait avec peu de moyens et généralement en VCD, à un cinéma qui se professionnalise et qui commence à se faire une place dans le paysage cinématographique marocain.
Ce cinéma a besoin de beaucoup de soutien car il est prometteur et le travail initié par des militants comme feu Mohamed Mernich est en train de s'affiner pour qu'il acquière la place qui lui sied.
Pouvez-vous nous parler de votre équipe de tournage ?
Ce sont des gens qui ont fait beaucoup de sacrifices pour la réalisation de ce film.
Il s'agit de toute l'équipe de la société Astrolab Média et notamment le chef opérateur Abderrahmane Laaouane, la monteuse Leila Boublal et tous les employés et actionnaires de cette jeune société.
Comment voyez-vous, en tant que critique de cinéma, la promotion de la mémoire collective dans nos productions ?
Le cinéma marocain n'a pas encore ouvert le chantier d'investigation dans notre mémoire collective, les productions qui ont abordé le sujet de la mémoire sont rares.
A part quelques films sur les années de plomb, l'émigration et sur quelques figures de notre histoire, la production n'a pas encore ouvert ce chantier, combien riche et intéressant.
Quels sont vos projets à venir ?
Je termine un livre et j'ai commencé le tournage d'un film sur un autre aspect culturel au sud-est. J'ai arrêté le tournage faute de moyens et je prévois le reprendre dans les semaines à venir.


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