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Obésité infantile
Un problème à prendre très au sérieux
Publié dans Albayane le 27 - 12 - 2012


Un problème à prendre très au sérieux
Depuis une vingtaine d'années, l'obésité est devenue un problème majeur de santé publique, touchant près de 500 millions d'individus dans le monde. En 2015, la planète devrait compter 2,3 milliards d'adultes en surpoids, et plus de 700 millions d'obèses selon l'Organisation mondiale de la santé. Qu'en est-il au Maroc ?
Au moins 43 millions d'enfants de moins de cinq ans sont obèses ou en surpoids dans le monde. L'OMS tire la sonnette d'alarme depuis plusieurs années et entend lutter contre ce fléau en faisant prendre conscience aux gouvernements des différents pays de la planète de l'intérêt de la réduction de la commercialisation d'aliments riches en graisses saturées, en acides gras trans, en sucres libres ou en sel. Elle a publié 12 recommandations visant à protéger les enfants du marketing agressif des multinationales alimentaires.
Les maladies cardiovasculaires, le cancer, les maladies respiratoires chroniques et le diabète sont en effet à l'origine de 35 millions de décès par an (60% du total des décès) et montent en flèche dans les pays en développement. Or les mauvaises habitudes alimentaires sont une cause majeure de plusieurs de ces maladies.
Le surpoids pendant l'enfance est associé non seulement à un risque accru d'obésité et de maladies non transmissibles à l'âge adulte, mais aussi à des problèmes de santé immédiats, comme l'hypertension et l'insulinorésistance.
40% des Marocains sont obèses ou en surpoids
Si on se réfère aux résultats de la dernière enquête réalisée par le ministère de la Santé sur l'obésité au Maroc, celle-ci a montré que 13,3% des Marocains sont obèses. Cette prévalence est de 19,1% chez les femmes et 7,3% chez les hommes. Par ailleurs 26% présentent un surpoids, soit au total 39,3% de Marocains qui ont un poids supérieur à la normale. Ces chiffres sont à revoir à la hausse car cette étude a été réalisée en l'an 2000. Les femmes sont plus touchées que les hommes et les urbains plus que les ruraux. La fréquence de l'obésité et du surpoids, au Maroc, a connu une évolution très significative depuis quelques années.
Selon des croyances populaires bien ancrées dans notre société, l'obésité est toujours associée à un signe d'opulence, de bien-être et de richesse. D'autres variations ont affecté la population marocaine ces dernières années et sont une explication possible de la progression d'obésité. Les fast-food et snacks sont en pleine explosion.
Si on regarde aussi la dernière étude du Haut commissariat au Plan qui a mené une enquête sur 2426 ménages marocains, on constate que plus de 10 millions de Marocains adultes sont aujourd'hui obèses ou pré-obèses, soit près d'un Marocain sur 3. Sur ces 10 millions de Marocains, 63,1% sont des femmes. Pire encore, 3,6 millions d'entre eux sont en situation d'obésité morbide. Une obésité qui s'est développé surtout ces 10 dernières années.
Le Haut commissariat au Plan a fait cette remarque de bon sens, qui pourrait effectivement apporter de bons résultats, il appelle les autorités à mieux contrôler le menu des cantines scolaires.
Quels sont les risques liés à l'obésité ?
L'excès pondéral est responsable d'une morbidité accrue (diabète sucré, hypertension, dyslipidémies, maladies cardio-vasculaires, accidents vasculaires cérébraux, arthrose, apnées du sommeil, lithiase biliaire et certain cancers). Les risques de mortalité sont augmentés, d'autant plus que l'obésité est sévère et précoce. Les risques de maladie associés dépendent de l'âge et des pathologies déjà présentes.
Sur le plan psychologique et social l'obésité représente une gêne fonctionnelle dans la vie de tous les jours. Elle crée des difficultés à l'embauche et de fréquentes mises en invalidité pour raisons médicales. Elle est source de discrimination sociale chez l'adulte comme chez l'enfant et entraîne souvent une dépression.
Si l'obésité est devenue un véritable phénomène de société, ces kilos en excès sont avant tout responsables de nombreux problèmes de santé.
Parmi les principales conséquences de l'obésité, il faut signaler les retentissements sur le système cardiovasculaire. Ainsi, la pression artérielle augmente avec le poids. Il y a trois fois plus d'hypertension chez les obèses. Les risques d'athérome sont logiquement augmentés : la graisse se dépose plus facilement sur les parois des artères. Cela augmente le risque d'infarctus, d'angine de poitrine et de thrombose. Les risques veineux (phlébites, embolies pulmonaires...) sont aussi plus nombreux. Sans compter que les personnes obèses souffrent souvent d'hypercholestérolémie. Or cet excès est un facteur qui augmente encore le risque cardiaque.
L'excès de poids a aussi des conséquences néfastes sur le squelette. Les kilos pèsent sur les articulations et en accélèrent l'usure (hanches, genou, vertèbres...). Les problèmes d'arthrose sont ainsi très courants. Ils peuvent nécessiter la pose de prothèses (hanche, genou). Des problèmes de hernies apparaissent également, entraînant des sciatiques et autres lumbagos.
Prévention de l'obésité
Encore une fois, une obésité dépistée et traitée précocement, notamment avant l'adolescence, n'entraînera pas a priori de conséquence chez le futur adulte.
Les principales causes de l'obésité chez l'enfant sont une sédentarisation excessive avec diminution de la pratique sportive et l'influence de la télévision. Certaines études ont démontré que le temps passé à regarder la télévision durant l'enfance peut être considéré comme prédictif d'une obésité à l'adolescence, sans oublier l'évolution des habitudes alimentaires et les prédispositions génétiques (facteurs héréditaires).
La première mesure de prévention reste la mesure annuelle de la taille et du poids de l'enfant pour suivre la courbe de corpulence et repérer ainsi les enfants à risque.
La déstructuration des repas et le grignotage devant la TV, entre autres, sont une des causes de la croissance de l'obésité. Les nutritionnistes insistent régulièrement sur l'importance de maintenir 4 repas par jour : petit déjeuner, déjeuner, goûter équilibré, dîner.
Les habitudes que l'enfant prendra seront les bases de son comportement alimentaire. Il faut prendre le temps de lui expliquer simplement quelques notions d'équilibre alimentaire et l'importance de prendre ses repas à horaire fixe et d'éviter le grignotage.
Il y a fort à parier que ces comportements seront reproduits lorsque, lui-même adulte, s'occupera de ses propres enfants.
La pratique sportive doit être obligatoire dans les établissements scolaires. Elle participe à la croissance de votre enfant et l'aide à développer son corps. Il est important de surveiller cette pratique et de l'encourager. Il a été démontré que l'exercice physique a des effets bénéfiques sur le développement de l'enfant, régule sa corpulence et son comportement alimentaire.
Il constitue donc une prévention de l'obésité et du risque cardiovasculaire. L'implication des parents et de la famille dans ces activités ne peuvent qu'aider l'enfant et l'encourager dans cette démarche Beaucoup de parents ont du mal à consacrer suffisamment de temps aux activités sportives de leurs enfants. Mais il existe des centres sportifs.
Outre le tonus et l'exercice, ce sera une occasion pour vos enfants de se faire des amis et de ne pas rester devant la télé, de devenir sédentaire, de prendre du poids.
Le fait de faire de l'exercice, depuis la marche jusqu'à une activité sportive régulière, permet d'accélérer le métabolisme et d'augmenter le nombre de calories brûlées quotidiennement.
Cela contribue donc naturellement à rétablir l'équilibre entre apport et dépenses. Par ailleurs, l'activité sportive renforce la masse musculaire et contribue à remodeler la silhouette.
Il ne nous reste plus qu'à espérer que nos conseils vous seront utiles, que vous en ferez bon usage. Dans tous les cas, pour lutter efficacement contre le surpoids ou l'obésité, il faut bouger, brûler les calories en plus. Alors qu'attendez-vous ? Marchez.


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