(Ph. Akil Macao) L'accord sera-t-il conclu lors de ce 3e round ? Le troisième round des négociations entre le Maroc et l'Union européenne pour la conclusion d'un nouvel accord de pêche a démarré hier à Rabat. D'aucuns estiment aujourd'hui que la partie marocaine reprend les pourparlers sur la base d'une position confortable lui permettant de conclure un accord profitable à la modernisation du secteur et à la revalorisation de la contrepartie financière. Les discussions pour la conclusion d'un nouvel accord de pêche entre le Maroc et l'Union européenne ont lieu du 15 au 16 janvier à Rabat. C'est pratiquement le troisième round de négociations qui se tient après l'échec des deux précédents, dont le dernier tenu les 19 et 20 décembre 2012 à Bruxelles. La position de la partie marocaine est on ne peut claire. Il n'est pas question de revenir en arrière par rapport aux acquis. La modernisation du secteur et la sécurité de la flotte marocaine sont deux conditions sine qua non pour parvenir à un nouvel accord. Les formalités techniques et économiques ne sont pas en reste. Le Maroc n'entend pas faire de concessions dans ce sens. Le retour des armateurs et de la flotte européenne et espagnole, tant attendu par les professionnels de l'autre rive de la Méditerranée, ne se fera que si ces conditions seront remplies. De l'avis des opérateurs marocains il est recommandé de mettre dans chaque navire un contrôleur marocain et ce pendant toute la période des captures ou d'activité. Et de préciser que les contrôleurs marocains disposent des qualifications requises pour assurer les contrôles adéquats et faire respecter les contingents légaux et ,partant, éviter les dépassement des débarquements comme cela était le cas dans l'accord précédent. Pour rappel, le deux parties se sont accordées lors des précédentes réunions sur le fait que le nouveau protocole d'accord devrait obligatoirement garantir une meilleure préservation de la ressource halieutique marocaine de manière à éviter une surexploitation de cette ressource et d'assurer une exploitation responsable et durable des richesses de la mer. Les négociateurs marocains avaient par ailleurs proposé de partager le reliquat des catégories de produits sous exploités avec l'Union européenne. De même qu'ils ont interdit la capture de certaines espèces, notamment les céphalopodes et les crevettes qui seront normalement réservées aux armateurs nationaux. A l'heure où nous sous presse, aucune information n'a encore filtré quant aux nouvelles résolutions de l'actuel round. Dans tous les cas, le Maroc voudrait conclure un nouvel accord qui se base quasiment sur les dispositions de celui qui a pris fin en 2011. L'idée aussi est parvenir à des arrangements qui soient avantageux pour tous. Quid de l'enveloppe budgétaire qui sera consacré au prochain protocole ?