A New Delhi, la ministre a souligné que le Royaume œuvre à tracer une troisième voie de l'IA, à la croisée des grandes approches internationales, afin de maximiser l'impact de cette révolution et de l'ancrer dans les réalités et les besoins spécifiques de l'Afrique et du Moyen-Orient. Suivez-nous sur WhatsApp Suivez-nous sur Telegram Le Maroc ambitionne de se positionner comme un acteur de référence en matière d'intelligence artificielle (IA) à l'échelle de l'Afrique et du Moyen-Orient, a affirmé la ministre déléguée auprès du chef du gouvernement chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l'administration, Amal El Fallah Seghrouchni. Dans une interview accordée à la MAP en marge de l'AI Impact Summit, tenu dans la capitale indienne New Delhi, la ministre a souligné que la présence régulière du Royaume aux grands rendez-vous internationaux dédiés à l'IA traduit une volonté claire d'aligner ses efforts en matière de recherche, de développement et d'innovation sur les dynamiques mondiales les plus avancées. Le Royaume ambitionne de « se positionner comme un acteur de référence à l'échelle régionale (Afrique et Moyen-Orient). Dans cette perspective, la participation à ce type de forums est essentielle, à la fois pour mieux appréhender les transformations en cours et pour renforcer sa visibilité sur la scène internationale », a-t-elle indiqué. Mme El Fallah Seghrouchni a, par ailleurs, mis en avant la vision stratégique du Maroc fondée sur une IA co-construite avec l'ensemble des partenaires, reposant sur des principes de confiance, de responsabilité et d'inclusion. Le Royaume œuvre ainsi à « tracer une 'troisième voie' de l'IA, à la croisée des grandes approches internationales, afin de maximiser l'impact de cette révolution et de l'ancrer dans les réalités et les besoins spécifiques de l'Afrique et du Moyen-Orient », a soutenu la ministre. Et de souligner que dans cette logique s'inscrit dans le lancement du projet « AI Made in Morocco », structuré autour de trois piliers majeurs, à savoir la souveraineté et la confiance, l'innovation et la compétitivité, et l'adoption, le rayonnement et l'impact. La ministre a, dans ce cadre, insisté sur le fait qu'aucun de ces piliers ne peut se concrétiser sans un socle transversal, en l'occurrence le capital humain, relevant que le Maroc place les talents au cœur de sa stratégie, en investissant sur l'ensemble de la chaîne de valeur, de la formation initiale à l'excellence scientifique, en passant par la montée en compétences et la reconversion. S'agissant du volet réglementaire, Mme El Fallah Seghrouchni a rappelé que le Royaume figure parmi les premiers signataires de la Recommandation sur l'éthique de l'IA adoptée par l'UNESCO en novembre 2021 et approuvée par 193 pays. Le Maroc compte également parmi les quatre premiers pays au monde à avoir participé à l'exercice de « Readiness Assessment Methodology » visant à évaluer le niveau de préparation des Etats membres à la mise en œuvre de ces recommandations, ce qui, souligne-t-elle, illustre un engagement précoce et résolu en faveur d'une IA éthique et responsable. Au niveau national, Mme El Fallah Seghrouchni a cité notamment le projet de loi « Digital X.0 », élaboré en concertation avec les institutions concernées, qui vise à encadrer les usages du numérique et à intégrer pleinement les exigences éthiques liées à l'IA, ainsi que les principes de « privacy by design » et de « security by design ».