Sous la toile de fond de négociations soutenues, afférentes aux accords de pêche entre le Maroc et l'Union européenne, les opérateurs du secteur s'élèvent contre ses multiples dysfonctionnements. Une nouveau malaise exprimé dernièrement les professionnels du domaine, en fustigeant la gestion et l'évolution des divers compartiments, depuis les captures jusqu'aux exploitations, en passants par les criées. Les maints acteurs ne cessent de «vomir» les maux qui paralysent le secteur, aussi bien au niveau des ports de pêche, où les magouilles continuent à sévir, que des pêcheries, où les lobbys maintiennent l'hégémonie et le monopole. Une opportunité pareillement pour les professionnels de dénoncer les pratiques insoutenables qu'exercent leurs collègues en termes de rapports mutuels. Il va sans dire que ces opérateurs s'en prennent actuellement aux agissements peu orthodoxes à plus d'un titre de l'administration. Selon eux, on ne peut agir sans leur consentement, alors que les chambres maritimes et leur fédération, en tant qu'instances constitutionnelles, sont seules habilités à intervenir en leur nom. D'après eux, on évolue en contradiction avec la volonté du peuple marocain visant à préserver les ressources halieutiques nationales contre la piraterie étrangère. On se rappelle que les professionnels, les institutionnels, les acteurs associatifs avaient vivement salué la position des décideurs centraux pour la décision relative à la rupture des activités de la flotte étrangères dans nos eaux territoriales. Dans le même contexte, ils se sont énergiquement opposés à une éventuelle reconduction de pêche permettant à l'armada étrangère d'anéantir nos poissons. Cette interposition ferme contre la surexploitation étrangère est basée sur les rapports de l'institut national de la recherche des pêches maritimes qui confirme cette régression excessive sans précédent des captures, à cause des surpêches étrangères. Par ailleurs, les professionnels accueillent sans restriction les relations bilatérales avec les voisins espagnoles qui, certes, sont affectées par l'expiration des accords des pêches, mais peuvent trouver, avec leurs interlocuteurs marocains, des alternatives bienveillantes. Les partenaires étrangers, notamment ibériques et européens, estiment les opérateurs de la pêche à Agadir, sont censés renforcer les rapports d'échanges fructueux dans les domaines de l'élevage, la recherche scientifique, la transformation, la valorisation des produits de mer et autres initiatives allant dans le sens de l'octroi des investissements, la multiplication des chances d'emploi et l'amélioration de la plus-value de la productivité des ressources poissonnières nationales. D'autre part, les professionnels n'ont pas manqué d'exprimer leur compréhension quant aux malheurs de leurs partenaires espagnols qui se sentent les plus affectés par la décision européenne, mais sont persuadés de l'existence d'autres moyens de remédier à leur crise sans pour autant porter préjudice à nos ressources halieutiques qui demeurent l'apanage des Marocains. Il est à rappeler, à ce propos, les dispositions du plan halieutis qui prône, en particulier, de mettre en avant une pêche marocaine pérenne, compétitive et performante.