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Lydec fait la lumière sur son bilan annuel
Le gestionnaire délégué de l'eau et de l'électricité
Publié dans Albayane le 16 - 05 - 2013

à Casablanca dévoile ses réalisations
La Lyonnaise des eaux de Casablanca a mis les petits plats dans les grands pour présenter sa cuvée 2012, une année charnière puisqu'elle se situe à mi-parcours du contrat de gestion déléguée qui la lie à la ville de Casablanca depuis 1997. C'était lors d'une rencontre avec la presse, les 10 et 11 mai derniers à El Jadida. L'occasion pour le directoire de Lydec d'apporter de l'eau au moulin des médias en jetant la lumière tant sur les grandes réalisations de l'entreprise au cours de l'année écoulée que sa vision prospective pour les années à venir.
En ouverture de ce 11e séminaire annuel de Lydec, et se référant sûrement aux divers plans que le Maroc initie actuellement dans ses stratégies sectorielles de développement (Maroc vert, Halieutis, Azur, Emergence...), Jean-Pascal Darriet, directeur général de Lydec qui vient tout juste de boucler sa première année à la tête de l'entreprise, a déclaré que «Lydec entre désormais dans l'air du temps en déclinant une vision prospective.» Il s'agit en fait de la stratégie «Synergie 2020», un ambitieux projet d'entreprise dont l'objectif premier est de mieux servir et répondre aux attentes des clients et des partenaires de Lydec, et dont les valeurs de base ne sont autres que l'écoute, la proximité, la mobilisation et l'action concrète. Et ce d'autant plus, dira J. P Darriet que «Casablanca est une ville en constant mouvement, mouvement que Lydec doit anticiper et suivre pour accompagner le développement rapide de cette immense ville.» Il a ainsi décrit Lydec comme une entreprise en constante mobilisation pour répondre aux besoins de ses clients, et un partenaire engagé au sein du Comité de gouvernance (Lydec, ministère de l'Intérieur, collectivités...), comité qui pilotera la stratégie «Synergie 2020».
Après s'être félicité du record des investissements réalisés par Lydec en 2012, et qui ont culminé à plus de 1,6 milliard de DH, soit un bond de 22% en comparaison avec l'année 2011, le DG de Lydec a promis qu'ils seront encore plus importants à la fin de l'exercice actuel. Abordant les chantiers en cours dans les quatre métiers de Lydec (eau potable, assainissement liquide, électricité et éclairage public), il s'est surtout appesanti sur le projet d'assainissement des eaux usées de Casablanca-Est, qu'il a justement qualifié de «projet-phare de Lydec», non seulement à cause de la lourde enveloppe financière que sa réalisation a exigée ou de la technologie de pointe qu'il a utilisée, mais surtout du fait de ses retombées positives sur l'environnement et le bien-être des populations de Casablanca et environs.
914 millions DH pour l'assainissement
C'est ce qui explique que dans le dispatching des investissements par métiers, c'est bien évidemment l'assainissement qui s'est taillé le gros lot en la matière. A lui seul, il a nécessité pas moins de 914 millions DH, contre 691millions DH en 2011. Et pour cause, la réalisation en cours du mégaprojet de dépollution de la zone Est de Casablanca, qui s'étend du port de Mohammedia à celui de la capitale économique. Sans compter la mise à niveau du réseau d'assainissement liquide de la municipalité de Dar Bouazza (ouset), en plein boom économique et urbain (voir interview ci-contre).
Au deuxième rang des investissements, on retrouve le volet eau potable, pour lequel Lydec a consacré une enveloppe de 333 millions DH (contre 297 millions DH en 2011). Cependant, et malgré les perturbations occasionnées par les multiples travaux de voirie en cours, le rendement du réseau de distribution d'eau a conservé pratiquement le même taux de rendement qu'en 2011, soit plus de 75%.
Le troisième métier à avoir profité d'importants investissements est l'éclairage public, avec une enveloppe de 321 millions DH (297 millions DH en 2011). Ce qui dénote l'important effort de modernisation de l'existant ainsi que l'extension du réseau électrique avec la mise en place de nouveaux postes sources de basse, moyenne et haute tensions (une trentaine), sans compter le remplacement d'anciens points lumineux (537 candélabres et 740 luminaires pour plus de 12 km de réseaux lumineux) et la pose de nouveaux poteaux (226 candélabres et 350 luminaires sur 10 km). Ce métier dispose désormais d'un nouveau département au sein de l'organigramme de Lydec, et dont la mission consiste à veiller au suivi et à l'amélioration du réseau de l'éclairage public. Ce best off de quelques réalisations, parmi tant d'autres, Lydec le doit surtout à l'engagement de ses 3.500 collaborateurs, constamment formés et mobilisés pour assurer la satisfaction de leur 1 million de clients.
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Trois questions à Hamid El Misbahi, Directeur des Grands Projets de Lydec
Réussir le pari de la dépollution totale de Casablanca
Al Bayane : Pouvez-vous nous présenter les grandes lignes du grand projet de dépollution de la zone Est de Casablanca ?
Hamid El Misbahi: Ce projet phare d'antipollution concerne d'abord la zone Est de Casablanca et englobe tous les rejets, industriels et ménagers, situés entre le port de Casablanca et celui de Mohammedia. Aujourd'hui, nous avons déjà traité 9 points de rejets qui débordaient sur le littoral de cette zone-ci, et qui généraient énormément de problèmes non seulement pour l'environnement mais aussi et surtout pour les habitants. Il faut savoir que nous déversons actuellement quelque 250.000 m3 d'eaux usées par jour au niveau du littoral, et que ce volume est appelé à augmenter dans l'avenir à 400.000 m3 par jour à cause du développement rapide de l'urbanisation dans la zone concernée et qui connait parallèlement une importante poussée démographique. Ce système de dépollution a déjà donné ses preuves dans la zone ouest de Casablanca où la plage de Aïn Diab est aujourd'hui complètement assainie et labellisée. Nous avons aussi déjà réalisé dans ce secteur oriental de Casablanca une station d'interception puis de prétraitement des eaux usées, située à Sidi Bernoussi, où tout ce qui est déchets solides, sables, huiles et graisses va être retenu. Une fois les eaux usées dépolluées, elles sont envoyées vers un émissaire marin, long de plus de 2 km qui va à son tour les déverser dans les fonds marins à partir d'une profondeur de 20 m. Et ce sera bien évidemment au grand bonheur des estivants et autres usagers de la plage qui pourront désormais profiter de plusieurs dizaines de kilomètres de côtes, labélisées, en toute sérénité.
Quel est le coût total de ce projet de dépollution et quand sera-t-il opérationnel ?
Ce projet constitue en quelque sorte le plus gros morceau du contrat qui lie la Lydec à la ville de Casablanca, tant en termes de technologie, de complexité que de coûts. Il comprend grosso modo deux parties. L'une allant du port de Casablanca jusqu'à Sidi Bernoussi, sur plus de 9 km, et qui sera réalisé grâce à une technologie de pointe introduite pour la première fois au Maroc. L'autre va de Sidi Bernoussi au port de Mohammedia, en passant bien évidemment par la ville nouvelle de Zenata, et qui disposera pour le rejet de ses eaux usées prétraitées du plus grand émissaire marin dans tout le pays. Pour ce qui est maintenant du coût de ce grand projet, il est estimé à quelque 1,45 milliard de dirhams, dont plus de 33% ont été déjà exécutées. Je vous rappelle aussi, qu'il a demandé plus de deux années et demie d'études avant son lancement effectif en juin et 2011 et sera livré, conformément à notre engagement vis-à-vis des autorités, en décembre 2014.
Avec la Station d'épuration des eaux usées de Médiouna, le projet de Casablanca-Est constitue incontestablement le fleuron de la dépollution que Lydec est en train de généraliser à Casablanca et environs.
Mais il n'en demeure pas moins qu'il reste un point noir dans la zone ouest de Casablanca, représenté par le cas de Dar Bouazza. Quelles sont les mesures entreprises par Lydec dans cette zone ?
Effectivement, Dar Bouazza se situe dans la zone de sortie occidentale de Casablanca, et jusqu'à très récemment cette localité ne disposait d'aucun réseau d'assainissement à l'instar de toute la zone ouest de la métropole casablancaise. Toutes les habitations et autres hôtels de Dar Bouazza utilisaient le système de fosses sceptiques ou déversaient leurs eaux usées dans les dayas, avec tout ce que cela comporte de dangers pour la santé des habitants en particulier et l'environnement naturel en général.
Face au rapide développement que connaît actuellement Dar Bouazza, tant au niveau urbain, économique que touristique, la Lydec a décidé de se lancer dans la modernisation du système d'assainissement dans cette municipalité. Les travaux, dont l'objectif est à la fois de transférer les eaux usées de Dar Bouazza pour prétraitement vers Casablanca avant leur rejet en mer, ainsi que l'installation dans cette ville d'un réseau d'égouts couvrant les 4500 ha en vue de collecter et évacuer eaux usées et eaux pluviales, ont été lancés en avril 2010 et seront achevés, au plus tard dans un trimestre, soit en août 2013, conformément à l'échéancier que Lydec s'est fixé. Autant vous dire que d'ici décembre 2014, Lydec aura réussi son pari de dépollution totale de la ville de Casablanca et toute sa périphérie.


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