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FIFM : Masterclass
Ce que vous ne saviez pas du réalisateur danois Nicolas Winding Refn
Publié dans Albayane le 06 - 12 - 2013

Derrière la célèbre trilogie Pusher 1, 2,3 se cache le visage d'un réalisateur amusant, plein d'humour qui narre avec gaieté les vicissitudes et déboires de sa carrière cinématographique. Nicolas Winding Refn, réalisateur danois, puisque c'est de lui dont il s'agit, a fait découvrir à ses aimables cinéphiles lors de son masterclass tenu mercredi dernier une autre facette de sa personnalité. Celle d'un jeune réalisateur endurant, persévérant et plein de passion pour la carrière qu'il s'est choisie ou qui le suit malgré vents et tempêtes.
Né d'un père cinéaste, d'une mère photographe, ayant un oncle distributeur cinématographique, tout était tracé pour faire de la carrière cinématographique du jeune Nicolas Winding une réussite hors pair. Pourtant, ses films, ses success-stories cachent bien des histoires, qui feraient dépareiller sans doute les yeux, mais qui pour le réalisateur danois, sont des étapes essentielles d'un parcours. «L'échec dans l'art c'est lorsque l'on commence à comprendre le plaisir», avance-t-il.
Il décide de réaliser Pusher 1 en 1996 après avoir lu Clerks de Kévin Smith. Alors commencent des déboires, des difficultés financières. Ses deux films Bleeder (1999) et Fear X (2003) sont des échecs et le conduisent à une banqueroute personnelle. Il vit sous le poids des dettes. Dans l'obligation de payer ses redevances, il lui vient l'idée de réaliser Pusher 2 qui paraitra 12 ans après Pusher 1 en 2004. Pusher 3 verra la lumière du jour en 2005.
Mais l'histoire ne commence pas là. La carrière du jeune Winding est pleine de méandres. Il s'inscrit dans la prestigieuse danish film school après les conseils de son père, mais abandonne plus tôt que prévu. Il est chassé de l'école. Il s'inscrit à l'école dramatique de New York, mais n'y restera qu'un an. Il forge lui-même sa destinée. «Après toutes ces expériences, êtes-vous maintenant un master du cinéma ?», lui lance l'audience. Le jeune réalisateur de répliquer : «Je ne me considère pas comme étant le meilleur cinéaste au monde, mais je sais que je suis le meilleur dans ce que je fais.» Le maître mot du réalisateur danois : l'authenticité. Il s'agit de faire un cinéma qui sort du commun et le propulse vers des sphères plus élevées.
Nicolas Winding est reconnu pour son style moderne et novateur. Sa trilogie Pusher est présentée en 2005 au festival de Toronto. «Bleeder» et «le guerrier silencieux» sont dévoilés à Venise en 1999 et 2009. Son film «Drive» remporte en 2011 le prix de la mise en scène à Cannes. En 2013, il réalise son dernier film «OnlyGodforgives».
Que dire du rapport littérature-cinéma quand hommes de lettres et écrivains s'accordent pour dire que la montée en puissance du numérique conjuguée à les multiples adaptations cinématographiques des ouvrages littéraires contribue à la déchéance progressive sinon à la mort du secteur du livre ? La question a été au cœur d'une table ronde sous le thème «Quand la littérature fait son cinéma», tenue au cœur de la ville ocre mercredi dernier, en marge de la 13e édition du festival international du film de Marrakech et dans la lignée des escales littéraires du Sofitel Marrakech.
La passerelle entre la littérature et le cinéma se fortifie. Le passage du mot à l'image revêt de nos jours une ampleur indéniable, au point où il s'est professionnalisé. Désormais, de nouveaux titres «écrivains-réalisateurs» gagnent du terrain. Pourtant, il y a bien quelques années, écrivains et cinéastes partageaient peu de choses entre eux. Si certains hommes et femmes d'écriture cumulent de nos jours les deux, d'autres par contre entretiennent des relations étroites avec le 7e art.
«L'effet multiplicateur des adaptations sur l'ouvrage est indéniable», a souligné Marianne Payot, rédactrice en chef de l'Express. Certaines adaptations cinématographiques sortent certains ouvrages de leur zone d'ombre et en font des bestsellers, surtout que «le film est un prisme métro puissant. Il est plus regardé en comparaison au texte», selon David Foenkinos, écrivain-réalisateur. Mais faut-il souligner avec Noureddine Saïl, vice-président de la Fondation du festival international du film de Marrakech, que «la translation écriture littéraire-écriture cinématographique fait souvent face à des écueils». L'adaptation cinématographique n'est pas toujours une réussite. Un bon écrivain n'est pas toujours le gage d'un bon film. Traduire l'état visuel du livre, garder son esprit, réinventer l'histoire pour la rendre cinématographiquement adaptable, voilà bien quelques défis que rencontrent les adaptateurs de romans et qui suscitent parfois aussi des tensions entre écrivains et réalisateurs.
Au Maroc, les rapports littérature-cinéma sont assombris par un manque d'aller-retour entre écrivains et cinéastes, et la montée en croissance de prétendus «scénaristes» qui salissent le cinéma marocain, a souligné Noureddine Saïl.
Les relations tendues entre la littérature et le cinéma résultent d'une comparaison continuelle entre le livre et l'adaptation, d'un manque de confiance entre écrivains et réalisateurs, ont relevé plusieurs intervenants, pourtant l'adaptation est en soi une œuvre artistique à part entière. Il faudrait envisager autrement la compatibilité littérature-cinéma au profit des nouvelles générations afin de faire du cinéma un canal pour permettre à ces derniers de se plonger dans le monde littéraire.
Comment réconcilier de manière constructive littérature-cinéma ? Le sujet est loin d'être épuisé et nécessite encore des débats constructifs et des réflexions profondes. Rendez-vous à la 3e table ronde des escales littéraires du Sofitel au cours du FIFM 2014.
Danemark, Finlande, Islande, Norvège et Suède, 5 pays différents, mais œuvrant tous sous la même bannière cinématographique. Celle d'un cinéma novateur, authentique, avant-gardiste et à la hauteur de son passé prestigieux marqué par des cinéastes de renom.
A tout Seigneur, tout honneur, le FIFM a rendu un vibrant hommage mercredi dernier à près d'une quarantaine de cinéastes, réalisateurs et producteurs scandinaves.
«Le cinéma scandinave est l'une des principales sources d'inspiration du cinéma», a souligné Martin Scorsese, président du jury des longs métrages. Après avoir passé en revue des noms légendaires du cinéma scandinave : Dreyer, Bergman, Andersen qui ont inspiré, ébloui une génération de cinéastes et montré la voie pour un nouveau type de cinéma. Les jeunes réalisateurs, comme Nicolas Winding Refn du Danemark, Joachim Trier en Norvège ont «imposé leur propre imaginaire, leur propre sens de la mise en scène, définissant d'emblée un style très personnel.»
Le cinéma scandinave est «un cinéma austère, mais créatif» où les réalisateurs libèrent leur imagination à travers des couleurs, des formes, des décors, des clips musicaux et une esthétique bien travaillée dans des films qui abordent la place de l'Homme dans le monde. Pour peu que l'on puisse dire, le cinéma nordique cherche à affirmer une cohérence, une diversité, mais aussi une authenticité.
Au cours de cette 13e édition du FIFM, 40 films classiques et modernes de réalisateurs norvégiens, danois, finnois, suédois et islandais ont été projetés, entre autres «La passion de Jeanne d'Arc» de Carl Theodor Dreyer (1928), «L'homme sans passé» de Kaurismaki (2002), «Out of bonds» de FrederikkeAspöck (2011), «Drive» de Nicolas Winding Refn (2011).


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