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«Les mains qui voient»
Exposition au Forum de la Culture à Casablanca
Publié dans Albayane le 23 - 12 - 2014

Le vernissage de l'exposition collective intitulée «Les mains qui voient» a eu lieu récemment au Forum de la Culture (ex. Cathédrale Sacré Cœur) à Casablanca. Cette manifestation culturelle, consacrée à la peinture, la sculpture, l'installation ou encore à la photographie, a été ponctuée par un vibrant hommage à Abderrahmane Rahoule (vit et travaille à Casablanca) en présence de Mohamed Mansouri, ambassadeur de la Mondial Art Académia et Hamid Faouzi son chevalier ainsi qu'un parterre distingué d'acteurs artistiques (Abdelatif Zine, Houssein Tallal et bien d'autres encore) et responsables de la chose publique à Casablanca. Cet événement a été marqué également par des conférences et des signatures des livres d'art écrits par Azzam Maddkour, Mohamed Chiguer et Dr.Abdellah Cheikh et ce pour valoriser le dialogue interactif entre les récepteurs avisés et les artistes créateurs. Il est initiée en partenariat avec la Mondial Art Académia présidée par l'artiste de renommé mondiale Pierrick Heret, l'Ecole Supérieure des Beaux Arts de Casablanca.
Participeront à cette exposition cinq artistes en tant qu'invités d'honneur:
Mansouri Idrissi Sidi Mohamed (vit et travaille à Rabat) est diplômé de l'Académie européenne des arts de Bruxelles (Belgique). Cet artiste ambitieux est très actif dans le domaine associatif, et mène un parcours des plus brillants avec des prestations plastiques un peu partout dans le monde. Ce qui lui a valu différentes distinctions, en reconnaissance de la qualité de son travail et de son parcours artistique. Il est ainsi le premier artiste-peintre du monde arabe à siéger dans l'Académie mondiale de l'art en tant qu'ambassadeur.
El Mokdasni Kenza (vit et travaille entre le Maroc et la Hollande) qui incarne la pure tradition marocaine et conçoit une peinture onirique liée à la nostalgie de ses origines et aux souvenances de son pays d'appartenance. Elle excelle dans la gestion de l'espace et dans les compositions qui ressemblent à un spectacle vivant et à un instant de cordialité.
Loguinov Igor (vit et travaille à Casablanca) : l'un des plasticiens russes les plus en vue de cette dernière décennie au Maroc. Sa représentation constructiviste d'éléments réels avec modèles, profondeurs atmosphériques et éléments analytiques, donne à penser que ses œuvres sont porteuses de sens et d'allégories. Des figures ne proposent que leur apparence issue d'un monde intérieur singulier.
Strandanger Susanne (vit et travaille entre Agadir et Stockholm): artiste peintre suédoise qui traduit des états d'âme et des sensibilités via des toiles qui se veulent des empreintes de la touche expressionniste dans ses valeurs chromatiques vives et rythmiques. Chez elle, la peinture est une quête de la vérité.
Victor Mamane (vit et travaille à Casablanca) est considéré comme l'un des plus illustres figures de la nouvelle sensibilité sculpturale et picturale. Avec ses compositions insolites, le sculpteur s'impose comme un fin contempteur de sa société. Son procédé de sculpture fait sensation et se donne comme un geste fort de l'artiste. N'hésitant pas à le rapprocher lui-même du groupe « Nouveau réalisme » qui a trouvé une résonance évidente à l'échelle mondiale.
Cet événement, premier dans son genre au Maroc a été distingués par la présentation d'autres artistes peintres tels que :
Amour Mounia Cheikh Lahlou (vit et travaille à Casablanca) : Sur son expérience picturale, Pierre Raymand , critique d'art français, a écrit : « Travaillant sur des toiles savamment élaborées, Mounia Amor , plasticienne alchimiste , nous révèle une palette diversifiée d'œuvres inspirées de fragments et de symbolisme, plus gestuelles et moins formelles».
Alami Soumia Idrissi( vit et travaille à Casablanca) : Confiante et certaine de la qualité de ses travaux, l'artiste se perfectionne de mieux en mieux. Elle présente ses œuvres au grand public dans le cadre des expositions organisées ici et ailleurs. Son thème de prédilection reste le même : la femme. Mais Soumia Alami adore aussi les couleurs chaudes qui donnent à ses tableaux une touche singulière.
Bakhchi Mustapha (vit et travaille à Casablanca) : Artiste plasticien surdoué, il figure parmi les symboles de la nouvelle sensibilité plastique au Maroc : Il est à la fois peintre et sculpteur. Doté d'une exceptionnelle soif de créativité, il a touché à tous les courants picturaux, tout en expérimentant divers matériaux et techniques pour devenir un des noms incontestés de l'art contemporain.
Bennani Ahmed (vit et travaille à Casablanca) : La dimension néo figurative de ses tableaux ne se borne pas à une simple énonciation expressive, mais implique la notion de rêve liée à celle de représentation subjective. L'artiste met en toile les fragments du corps et détourne son sens au pluriel qu'il perçoit et perturbe la lisibilité immédiate de son œuvre qui connote très souvent la chaleur et les atmosphères humanisées.
Bennani Khadija (vit et travaille à Casablanca) : Unités visuelles de référence en termes de plasticité et de picturalité, ses œuvres témoignent d'un grand effort pour saisir ce qu'il y a d'essentiellement nouveau et percutant. En développant ces apports plastiques, elle pose les jalons d'un système iconographique axé sur la production du nouveau (ou création d'autres atmosphères à base de la trace détournée)
Véritables déluge de couleurs qui s'enchevêtrent dans des diptyques et des triptyques, les œuvres de l'artiste peintre Mounia Nejm-Eddine Boutaleb (vit et travaille à Casablanca) se veulent un acte pictural éclatant qui se présente comme la trace organique d'une action festive effectuée spontanément. Les éléments formels s'entrelacent de manière homogène et subtile dans la totalité de l'œuvre, sans privilégier aucun centre d'intérêt ni aucune zone de repos.
Disciple de la nouvelle figuration, Bouidi Ahmed (vit et travaille à Casablanca) est l'un des peintres expressionnistes. Il met en scène des fantaisies à travers des compositions qui interpellent les essences de l'espace, du mouvement, et de la perception. Ses représentations symboliques sont inspirées par le culte du corps, ses métamorphoses et ses révélations.
Au-delà des cercles fermés, Chahidi Abdelilah (vit et travaille à Mohammedia) creuse son propre sillon et puise en son vécu historique des ressources expressives originales et s'ingénie constamment à leur conférer forme et signification en déployant dans la discrétion un véritable effort de plasticité inédite. A sa guise, il a conçu sa peinture expressionniste pour offrir au public, néophyte ou éclairé, une meilleure visibilité de la question de la femme, tout en conférant à ses volets existentiels une autre version : la picturalité au sens plein du terme.
L'artiste peintre Abdeladim Zouine Cherkaoui (vit et travaille à Mohammedia) selon le critique d'art Abderrahman Benhamza développe dans sa démarche une conception abstraite très prononcée, qu'il allie parfois à des formulations figurales plus ou moins déclarées, en les transposant sur un autre registre plastique. Il procède à une scénographie chromatique en mouvement, qui centralise la vision et concentre le regard.
La peinture fantastique de Hassan Cheikh (vit et travaille à Essaouira) s'insinue vers le dedans jusqu'à l'invisible. Ses gisements de couleurs et de figures s'apparentent aux imageries populaires. En améliorant davantage la qualité de son acte plastique, Hassan intègre dans ses peintures des scènes allégoriques qui dégagent les valeurs du temps et les traces de la mémoire collective.
Orfèvre de la langue plastique dans sa diversité et sa pluralité, Abderrahim El Hassani (vit et travaille à Fès) est catalogué parmi des observateurs attentifs du monde : Le corps. Il analyse notre raison d'être via un langage visuel autonome qui vacille entre la peinture expressive et la photographie connotative (body painting).
L'acte pictural de l'artiste peintre Mohamed Kabboua (vit et travaille à Larache) crée une ambiance chromatique assez originale. Il exalte des états d'âme à travers un jeu spontané des formes et des couleurs fidélisant ainsi un sens de la représentation subjective de la réalité objective, ce qui interpelle une lecture plurielle de l'œuvre et suscite des connotations.
Mikou Imane (vit et travaille à Casablanca) : A l'instar des plasticiens oniristes, elle nous fait découvrir la quintessence des êtres et des choses à traves ses scènes connotatives qui révèlent les voix de l'âme. Synonymes d'un style personnalisé basé sur un va et vient entre le représentatif et l'abstrait, ses toiles sont façonnées par la passion d'une artiste pleine de révélations et de découvertes
Les œuvres représentatives de la peinture de l'artiste plasticienne Najat Moufid ( vit et travaille à Casablanca) se veulent un acte plastique voué à la contemplation et chargé d'une grande puissance expressive. La référence à la beauté apparente des formes rythmiques et aux scènes s'imprègne de références identitaires fortes dévoilées. La technique maîtrisée accentue la dimension cachée de ses atmosphères éloquentes et fascine les férus de la nouvelle abstraction.
Hayat Saidi (vit et travaille à Casablanca) est une artiste peintre marocaine dont la renommée dépasse désormais nos frontières. Dotée d'un talent inné, elle pose à travers son art un regard artistique abstrait sur la condition de la femme marocaine. Ses œuvres ont fait l'objet de plusieurs expositions internationales et elle figure au rang des artistes peintres internationaux.
Zizi Rachid (vit et travaille à Marrakech) interpelle, sans doute, notre regard avisé et met en valeur les chemins de nos souffles, de nos cœurs et de nos états d'âme. Son œuvre connotative revisite à sa guise les figures familières qui sont à mi-chemin de l'âme et du corps, et qui nous convient sans cesse à une autre manière de voir, de percevoir et de concevoir.
Il est à noter que cette exposition collective a été ponctuée également par les œuvres de quatre sculpteurs incontestés à savoir: l'univers de Bouhmala Saad (vit et travaille à Casablanca) qui est fasciné par le nombre impressionnant de structures liées à la terre, ses êtres et ses choses. A l'image de ses installations, ses œuvres sculpturales sont d'une beauté visuelle incontestable. Elles oscillent entre la connotation et la dénotation, en reposant sur la complémentarité des entités visuelles, des vides et des pleins. L'univers fantasmagorique de Benlaassel Abdeljalil (vit et travaille à Lalla Takerkoust, région de Marrakech) mérite d'être contemplé dans ses détours et ses écarts. Un poète de la matière profond et plein de sensibilité, qui transforme les objets de récupération en sculptures originales. Au-delà de la faculté de la décoration, Bayi Khalid (vit et travaille à Casablanca) opte pour de nouvelles voies de la contemplation sur le plan sculptural. La caractéristique la plus constante de son art métaphorique est la totale liberté gestuelle. Cette liberté souveraine fait que n'importe quel élément visuel peut être développé dans n'importe quelle direction, qu'il n'y a ni commencement ni fin, qu'il n'y a pas d'autres limites que la volonté de l'artiste aux plusieurs facette. De son coté, Bayi Said (vit et travaille entre Agadir et Casablanca) gère à sa manière une rencontre secrète entre la forme et la matière à vivre dans l'immédiat. A l'instar de la sculpture contemporaine, son acte visuel célèbre l'architecture de l'espace vécu qui surpasse toutes les limites conventionnelle, en ouvrant les chemins à la quête d'harmonie et de cohésion à travers l'alchimie de la matière.
Parmi les particularités de cet événement créatif, les ouvres photographiques de trois artistes dont les styles et les angles de traitement sont différents: Les photos symboliques de l'artiste et coordinatrice Zahra Algo (vit et travaille à Casablanca) sont soigneusement élaborées. Elles approchent plastiquement parlant les métamorphoses du feu avec une grande sensibilité créative. Formes fluides, images intérieures, impressions et reflets sont autant d'éléments visuels qui structurent le tissu de la photo, en la rendant métaphorique loin de toute iconicité documentaire et informationnelle.
A la lumière de la photographie symbolique, la démarche de Faouzi Hamid (chevalier de la Mondial Art Académia qui vit et travaille à Mohammedia) est expressionniste. Il s'agit d'un acte documentaire voire nostalgique qui rend hommage aux scènes populaires et aux rituels ancestraux, tout en mettant en relief des atmosphères à la fois étranges et familières.
Riche d'une expérience photographique, Noukoud Amine (vit et travaille à Casablanca) immortalise à sa guise les traces désertiques qui ont marqué ses voyages dans les lieux pittoresques. Son acte créatif relate des histoires et des aventures vécues, en donnant une priorité aux ambiances et aux atmosphères.
Reste à souligner que cet événement créatif de grande ampleur offre aussi un espace de partage d'idées et d'expériences dans les domaines des beaux-arts entre les participants d'ici et d'ailleurs et permet aussi aux visiteurs de découvrir la dynamique de développement socioculturel que connaît le Maroc et l'évolution qui marque le secteur créatif contemporain.


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