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Agadir/tourisme : L'heure à la rénovation
Publié dans Albayane le 30 - 06 - 2010

Rénover les unités hôtelières de la première station balnéaire du royaume s'avère une nécessité impérative, au moment où la capacité litière de la destination Agadir est en deçà des aspirations escomptées. « Nous sommes à 26 000 lits, alors que Marrakech en est à 45000. Mais, plus de la moitié, soit 14 000 lits à Agadir, évolue dans un état de délabrement piteux », souligne Mohamed Boussaid, Wali de la région Souss Massa Drâa, lundi dernier, lors de la réunion de travail à laquelle ont assisté, autour de l'opération RENOVOTEL 2010, la secrétaire générale du ministère du tourisme, Mme Chkili, le président de la fédération nationale de l'industrie hôtelière (FNIH), M. Ghanam, le représentant de la Caisse centrale de garantie (CCG), M. Jorio, le président du conseil régional de tourisme d'Agadir Souss Massa Drâa (SMD), M. Oummani, devant une faible assistance des opérateurs hôteliers (pas plus d'une trentaine sur un peu moins d'une centaine qui devait être de la partie), au côté d'une présence relativement étriquée du secteur banquier. Encore une fois, le responsable de la région a eu le mérite de déclencher ce débat, dans un souci manifeste de trouver les solutions idoines pour relever les structures d'accueil qui restent, entre autres, le maillon faible d'une activité touristique en perte de vitesse. «Pour redorer le blason d'un fleuron de tourisme, le salut de l'essor et la voie de la délivrance se résument en une priorité fondamentale, à savoir l'investissement. C'est incontestablement la clef de voûte pour booster la destination, à travers le rehaussement des infrastructures hôtelières, le relèvement des cadences promotionnelles en maintenant les marchés traditionnels et en prospectant d'autres en émergence, la mise en place des normes qualitatives susceptibles d'assurer la relance», indique-t-il, en exaltant, en revanche, toutes les prouesses en termes de projets structurants accomplis, permettant le désenclavement, faisant allusion à la nouvelle autoroute Agadir/Marrakech, l'embellissement de la ville (corniche, marina, aménagements…). Pour sa part, la SG du ministère du tourisme insiste également sur le fait qu'Agadir effectivement «se fait belle», tout en mettant l'accent sur l'apport potentiel de l'arrière pays, riche en diversités et ressources naturelles. «Il est donc incontournable d'enrichir le parc hôtelier pour se hisser à un positionnement plus adéquat et garantir une offre qualitative des plus appropriées», dit-elle, sans, pour autant, omettre de louer les efforts indéniables déployés par le Wali qui, selon elle, est en mesure d'insuffler des bouffées d'oxygène à une destination visiblement essoufflée, de par son expertise et son savoir faire en la matière. De son côté, le président du CRT a surtout conforté les rapports de synergie avec l'office national marocain de tourisme (ONMT). « Plusieurs réalisations ont vu le jour, en particulier au niveau de l'aérien, avec la création de nouvelles lignes sur Agadir et en terme de promotion avec la mise en place de nombre de pôles d'attraction. Cependant, il va sans dire que la ville connaît actuellement une évolution hôtelière à double vitesse qu'il va falloir juguler dans la solidarité et la mobilisation, tout en annonçant la décision de l'hôtel Sahara de se remettre d'aplomb » conclut-il. Quant au président de la FNIH, il n'hésita pas, non plus, de révéler que le Wali était, en tant que ministre du tourisme, le véritable architecte de la démarche RENOVOTEL qui, dans sa nouvelle version, faciliterait l'octroi de crédits à hauteur de l'enveloppe globale de 500 millions en 2010, avec comme quote-part des bénéficiaires de 10% au lieu de 30%. L'opération, enchaînait M. Roudias du département de tutelle, consistait à consolider et moderniser l'assiette rénovatrice, au vu du ralentissement de l'activité, de l'exigence de la clientèle et du soutien attribué aux professionnels dans des destinations compétitives telles la Tunisie, l'Egypte, la France…Dans le même ordre d'idées, le représentant de la CCG rassure que cette institution étatique «procède à la facilitation de l'accès aux crédits, à travers la garantie, l'amélioration de l'accès, le cofinancement et la réduction du coût de financement, à 2% de taux d'intérêt par RENOVOTEL». Cette structure, poursuit-il, tend à faire sauter les verrous et les blocages en octroyant et garantissant l'octroi des crédits, selon une tarification catégorisée claire et équitable, même si, le cas échéant, l'unité hôtelière se trouve coincée dans l'engrenage fiscal, car il suffit de se munir d'une attestation d'accord de principe pour prétendre à des crédits de rénovation. Sollicitées à cet effet, les interventions des banques présentes ont surtout fait part des obligations réglementaires dictées par la banque du Maroc et dont elles se doivent de se conformer à la lettre. Il est donc logique qu'une unité hôtelière en litige fiscal avec ses interlocuteurs financiers et institutionnels aurait du mal à accéder aux crédits supplémentaires. « Le problème ne réside pas uniquement en les garanties, car on peut toujours y trouver des issues, mais en les lacunes d'ordre fiscal qui complique cette situation déjà compromettante », constatent certains représentants banquiers. En effet, les professionnels ont soulevé cet imbroglio dont souffrent la plupart des structures hôtelières auxquelles on exige même la garantie personnelle pour avoir le crédit, sans parler des taux d'intérêts qui, aux yeux de certains prétendants, s'avèrent exorbitants. « Le dilemme est certes de taille, mais on peut, non plus, compromettre des enjeux encore plus déterminants ayant trait à la survivance d'une destination touristique d'envergure « moribonde », pour des accrocs fiscaux qui, il est vrai, doivent être résolus dans un esprit solidaire et conquérant.
Le dilemme est encore plus criant quand on est contraint de procéder à des déclassements au détriment des hôtels en état délabré alors qu'on se doit de tirer la destination vers le haut. Il est temps de détruire le mythe de l'amalgame. », relève le Wali qui préconise la constitution d'une commission de suivi composée des parties concernées et à laquelle s'adjoint M. Tizniti, directeur de l'hôtel Tafoukt dont la structure, bénéficiant de l'opération RENOVOTEL, demeure un modèle à suivre.

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