DR ‹ › En marge de la deuxième édition du Forum d'affaires de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), une retraite ministérielle a réuni, jeudi à Marrakech, des ministres et des représentants des pays africains. Selon un communiqué, l'objectif a été de «consolider la position africaine sur les principaux sujets qui seront à l'ordre du jour de la 14eme conférence ministérielle de l'OMC, qui se tiendra en mars 2026 à Yaoundé au Cameroun, et ancrer la coordination et le travail collectif au sein du Groupe africain». Présidée par le Maroc et modérée par le Mozambique, coordonnateur du Groupe africain de l'OMC, cette réunion a connu la participation de 16 ministres africains et de plus de 30 délégations du continent. Les échanges se sont fondés sur «le document consolidé du Groupe africain récemment publié à l'OMC, qui couvre les positions africaines sur les principales thématiques de l'OMC», ajoute la source. L'idée a été surtout de «rappeler l'attachement de l'Afrique à un système commercial multilatéral ouvert, juste, inclusif, non discriminatoire et fondé sur des règles». Les ministres et représentants ont aussi abordé «l'importance de préserver le traitement spécial et différencié (TSD) pour les pays en développement et les PMA, afin de garantir un développement inclusif et durable, ainsi que la nécessité de dépasser les mesures commerciales restrictives et unilatérales, qui sont perçues comme un obstacle à la reprise économique et à la stabilité des chaînes d'approvisionnement». La position du groupe Afrique quant à la réforme de l'OMC a été également été à l'ordre du jour. Dans ce sens, les participants ont souligné la nécessité que cette dynamique soit «guidée par le développement, renforcer la transparence, préserver la fonction de règlement des différends et doit être basée sur le consensus et l'implication de tous les pays membres». Parmi les autres surjets traités figurent «l'agriculture et la sécurité alimentaire, les subventions à la pêche, le commerce des services, le commerce électronique».