Tramway de Casablanca : un nouveau mort    Julian Assange, confus et bredouillant devant la justice à Londres    Les Editions de la Gazette en deuil, Nadia Sefraoui nous a quittés    Les supporters du WAC interdits de déplacement à Safi    Bank Al-Maghrib et la Banque Centrale d'Egypte renforcent leur partenariat    Mohammed Abdennabaoui : Le ministère public veille à préserver l'activité de l'entreprise    SOS Méditerranée cherche de nouveau un port sûr pour 104 migrants    Hong Kong : Premières excuses officielles de la police    Brexit: Guérilla attendue au Parlement britannique sur l'accord    Le Salon du cheval: Une 12ème édition réussie    Safi : Ouverture d'une enquête judiciaire pour féminicide    Martil: Avortement d'une tentative de trafic de près de 600 kg de chira    Marrakech accueille son premier musée dédié au Patrimoine immatériel    Technopole Foum El Oued : Une cité du savoir et de l'innovation au service des jeunes    Concert pour la tolérance 2019 : Pari réussi    Les fantaisies d'un président!    Journées musicales de Carthage. Un festival courageux !    Azrou promeut la culture coréenne    PLF 2020: Les chiffres à retenir    Label'Vie. "Une valeur de croissance au profil résilient"    Conformité fiscale/Personnes physiques : un cadre légal spécifique est en vue    Le Maroc rejoint le Réseau des Autorités de prévention de la corruption    «L'écriture réhabilite la mémoire, efface la souffrance et interroge l'Histoire»    Liban : Les manifestants ne décolèrent pas    Météo : Fortes pluies dans plusieurs régions du Maroc    Recherche scientifique. Un nano-satellite universitaire envoyé pour deux ans dans l'espace    Accidents de travail. La facture fait mal aux entreprises    Gouvernement. El Ouafi lâche la migration    Une belle leçon des joueurs botolistes    Akhannouch appelle à favoriser l'emploi des jeunes    Solid'Action : Faisons des enfants des douars nos enfants !    Rabat : Arrestation d'un malade mental pour agression contre un muezzin    Au-delà d'une LDF    Production alimentaire : Le Maroc a atteint «un bon niveau» de couverture de ses besoins    Accès à l'information. Le parquet général secoue les tribunaux    Attijariwafa bank décroche le titre «Top Performer RSE» de l'année    Pour exercice de la médecine sans autorisation : Un Français épinglé à Marrakech    Météo: le temps qu'il fera ce lundi    Belle distinction de Yasser Daho    La politique pénale du Maroc jaugée à l'aune des droits de l'Homme    Calcio : La Juventus et Ronaldo enchaînent    Salon du cheval : La Sorba de Maher El Bachir remporte le GP S.M le Roi Mohammed VI de Tbourida    Les enseignants cadres des AREF se remettent en grève    Coppola travaille sur "Megalopolis", son projet de film le plus ambitieux    Participation marocaine au Festival des musiques "Oslo World"    Projection en Norvège du film "Paris Stalingrad" de la Marocaine Hind Meddeb    Salon du cheval: La Sorba de Maher El Bachir remporte le Grand Prix Mohammed VI de Tbourida    Les Botolistes proches de la qualification    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





«Le film est touchant parce qu'il brise tous les clichés»
Publié dans Albayane le 21 - 04 - 2019

Latefa Ahrrare, réalisatrice du documentaire «Tharbat'N'Wadoo»
Doucement mais sûrement, l'actrice et comédienne Latefa Ahrrare a suivi son rêve d'enfance jusqu'au bout: devenir réalisatrice. Chose promise, chose due! En effet « Tharbat'N'Wadoo » (fille du vent) est l'intitulé de son nouveau documentaire retraçant l'histoire d'une adolescente de 12 ans issue de la ville de Oulmès rêvant devenir la « Maestra » d'une troupe d'Ahidous mixte. Ce rêve a accompagné et habité la réalisatrice. Il faut le dire, il y a un peu de Latefa dans ce film. En outre, « Tharbat'N'Wadoo » a décroché le prix Idder Yehya du meilleur court-métrage du Festival international du film amazigh Issni'N'Ourg (FINIFA) à Agadir le 9 avril 2019.
Al bayane: « Tharbat'N'Wadoo » (fille du vent) est votre nouveau documentaire primé dernièrement au FINIFA. Comment êtes vous tombés sur cette histoire originelle?
Latefa Ahrrare: Le film est touchant parce qu'il brise tous les clichés. C'est un film que j'ai réalisé dans le cadre de mon Master Cinéma Documentaire à la Faculté des lettres et des Sciences Humaines de Tétouan. On avait comme thématique la musique. En effet pour parler de la musique, il fallait voir l'angle d'attaque. Pour Ahidous, il fait partie de mon identité. Alors j'ai découvert cette fille via face book, et par la suite j'ai commencé à la suivre et la voir. J'ai cherché ses cordonnées, je les ai eu, je l'ai appelée, je suis allée chez elle à Oulmès. J'ai vécu un moment avec elle, avec sa famille et son maître. C'est comme ça que l'idée est née du film » fille du vent « . C'est moi d'ailleurs qui l'a nommé « Tharbat'N'Wadoo » parce que pour moi, c'est une fille qui bouge comme le vent.
Vous dites qu'à travers le chant, la danse et la musique vous rendez un vibrant hommage à la femme, à l'expression corporelle, mais aussi à l'égalité entre les femmes et hommes.
Effectivement. Je rends aussi hommage à tout le mouvement féminin et féministe au Maroc parce qu'on essaie d'avoir beaucoup d'acquis, de réaliser beaucoup de droits pour les femmes. Je pense si on puise un peu dans notre culture, il y a des choses qui sont innées dans notre culture et surtout dans la culture amazighe, car il y a beaucoup de droits pour la femme. La société amazighe est matriarcale. Voyons par exemple cette fille rêvant d'une troupe mixte, l'homme à côté de la femme; une troupe de plusieurs personnes. C'était une manière de réaliser cette égalité à laquelle on aspire. Cette fille est jeune qui rêve aussi de devenir la « Maestra » et qui rêve de cette égalité sans être dans le militantisme. Elle disait dans le film : «moi quand je danse, je me sens libre… je sens que mon corps est libre comme les fleurs dans les champs, comme le vent…». C'est vraiment magnifique!
Revenons un peu sur le titre « Tharbat'N'Wadoo » ou «la fille du vent». Ce titre est certes poétique, mais c'est aussi une ode à la liberté. Et dans le film, il y a deux regards humains pour ne pas dire uniquement féminins celui de la réalisatrice et de l'actrice. Quel regard portez-vous sur la question de la femme dans le cinéma marocain?
Je dirais surtout un regard humaniste parce que je ne cherche pas seulement à ce que la femme ait plus de place que l'homme ou le contraire. Or, moi j'opte pour cette égalité entre les deux. Pourquoi le choix de l'adolescente ? Car on a plusieurs points communs : elle est rebelle, elle est dynamique, elle est très libre dans son corps et dans son esprit, et puis elle excelle dans son domaine parce qu'elle veut devenir la « Maestra »… ce sont des choses qui m'ont inspiré quand j'étais adolescente. Je me retrouvais dans cette fille. En outre, c'était très beau de voir cette fille dirigeait des hommes dans les troupes d'Ahidous surtout avec simplicité et beaucoup de respect.
Vous êtes comédienne, actrice, animatrice, enseignante. Parler nous un peu de ce passage à la réalisation?
Le public m'a découvert entant que metteur en scène, actrice, professeur d'expression corporelle et de théâtre à l'ISADAC. Et là, la casquette de la réalisation vient d'être dévoilée. C'était mon rêve depuis mon enfance de devenir réalisatrice. J'ai pris le temps de faire les choses. Et j'essaie toujours d'apprendre. Pour ce faire, je suis partie à l'Université. Je me suis inscrite. Puis, j'ai passé le concours et les deux ans d'études entre Rabat et Tétouan. Je suis contente de réaliser ce tas de belles choses.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.