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Des chercheurs plaident pour une restructuration de la recherche académique
Publié dans Albayane le 30 - 04 - 2019

«La promotion de la recherche scientifique en sciences sociales est tributaire d'une véritable politique publique de l'Etat en la matière», ont souligné les participants à la table-ronde, organisée vendredi 26 avril, à la Faculté de droit de Mohammedia et consacrée au débat de la dernière publication du professeur Said Khoumri, consacrée aux «Questions de science politique : approches théoriques».
Il va sans dire que la recherche académique dans l'espace universitaire marocain requiert des investissements conséquents a indiqué Dr Najib Mouhtadi, président du Laboratoire «Etudes politiques et gouvernance territoriale».
Tout en mettant l'accent sur l'importance des sciences sociales comme outil indispensable à la rationalisation du processus décisionnel, le conférencier a évoqué le modèle de l'école anglo-saxonne où les recherches empiriques occupent une place de choix dans l'agenda des policy-markers, ce qui n'est pas du tout le cas chez nous, a-t-il martelé.
Il existe certes aujourd'hui une prise de conscience chez les décideurs pour donner un nouveau souffle à la recherche scientifique, mais cela ne pourrait se faire sans la mise en place d'une réingénierie du process de production académique et ce à travers la création de pôles interdisciplinaires. Comme quoi, la recherche en sciences sociales est transversale et devrait être inscrite dans une action collective, a-t-il affirmé. Abondant dans le même ordre d'idées, le professeur Mouhtadi s'est attelé dans son intervention sur l'ouvrage de Saïd Khoumri, qui vient enrichir la bibliothèque marocaine des sciences sociales à un moment où les publications scientifiques sont devenues rares. Il faut dire, selon l'intervenant, que cet ouvrage a le mérite d'avoir traité plusieurs problématiques relevant des sciences politiques et nous transporte dans un Cosmos conceptuel très riche, tels le développement politique, la communication électorale, les politiques publiques, entre autres.
Même son de cloche, chez Azzeddine Allam, professeur de l'enseignement supérieur, qui a considéré, pour sa part, que cet ouvrage pourrait servir de point de départ fondamental pour les étudiants et chercheurs en sciences sociales dans un contexte marqué par la pénurie des écrits académiques.
L'auteur du livre «Essai d'analyse du discours politique sultanien» s'est livré, par la suite, à un diagnostic de la production de science politique au Maroc, en faisant observer que la majorité des écrits qui ont essayé de décortiquer l'Etat sous un angle politique, ont été produits durant ces deux dernières décennies. Un tel constat s'explique-t-il par le fait que la science politique en tant que discipline ne peut avoir droit au chapitre que dans un Etat moderne et où les valeurs attachées à l'individu et à la citoyenneté demeurent les mots d'ordre, tout en s'interrogeant sur la capacité de la science politique, en tant que discipline objective, d'appréhender l'Etat dans un champ régi par des structures traditionnelles.
De son côté, Saïd Khoumri s'est penché dans son exposé sur les raisons qui l'ont poussé à tenter l'aventure de l'écriture de ce livre en dépit des risques d'ordre académique. Sans prétendre à l'exhaustivité, le politologue a justifié ce choix par des considérations purement méthodologiques et qui s'inscrivent aux antipodes des analyses hâtives voire simplificatrices du champ politique. D'ailleurs, l'auteur consacre dans son livre tout un chapitre à la problématique de la méthodologie en science politique, si cruciale pour comprendre le fait politique. «Le retour aux travaux théoriques des pionniers et mêmes des contemporains en s'inspirant de leurs outils et approches est une clé maitresse pour se poser les bonnes questions et expliquer objectivement le fait politique, loin des analyses qui se sacrifie à la «mode», en visant produire un effet sensationnel», a-t-il noté en substance.
Notons au final que cette rencontre a eu lieu dans le cadre de la 5 e édition du printemps du Livre organisée par la Faculté de droit de Mohammedia.


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