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Débats de haut niveau sur la place de l'écologie dans le développement durable
Publié dans Albayane le 07 - 10 - 2019

Panel I : La question écologique entre l'ancrage théorique et les référentiels politiques
Hakima El Haité : «L'économie verte pour parer au chômage»
Pour l'ancienne ministre de l'Environnement, au vu du diagnostic fait un peu partout, «c'est une révolution qui se prépare, et ce depuis, tout particulièrement, la COPE 21 de Paris, avec des objectifs ambitieux (Neutralité du carbone en 2050, avec zéro carbone comme énergie, mix énergétique à 30-40%…
Pour elle, la dimension écologique est « un pilier central du nouveau modèle de développement.
L'experte marocaine a situé le défi écologique, qui, selon elle, «est l'un des défis majeurs de ce siècle». Il n'est pas isolé et devient «plus complexe à gérer dans un monde en perpétuelle transformation technologique».
Catégorique, elle prévient : «Le statu quo dans la prise en considération des modes de gestion actuelle de ce défi mènerait l'humanité vers plus de pauvreté, d'exclusion, de migration et menacerait la sécurité et la paix dans le monde».
Et, à l'ère de la digitalisation, elle plaidera pour «la création d'une nouvelle culture, une nouvelle civilisation», dira-t-elle.
D'où la «nécessité de création de nouveaux modes de développement impactant nos choix citoyens mais également nos choix démocratiques».
L'intégration des défis climatiques et écologiques comme indicateurs de développement et de respect des droits humains s'avère, dès lors, indispensable pour tout progrès.
L'écologie peut drainer chez nous de l'emploi, estimera l'oratrice. Pour preuve, elle donnera l'exemple de l'Allemagne qui a pu créer 4 millions d'emplois dans le seul secteur écologique. L'économie verte peut, dès lors, résoudre, dans une bonne mesure, la problématique du chômage chez nous.
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El Arbi Mrabet : «préserver l'intégrité territoriale» de l'environnement
Chercheur associé, notamment à l'Institut royal des études stratégiques (IRES), El Arbi Mrabet a centré son intervention sur le développement durables et les concepts qui s'y rapportent, notamment ceux complémentaires exclusifs ou alternatifs.
Cela va de «la décroissance, proche de l'éco-socialisme» à «la croissance zéro» pour constater que «l'homme vit à crédit» à cause d'une vision donnée sur l'économie.
Pour lui, le développement autonome doit «se baser sur l'identité culturelle pour préserver l'intégrité territoriale (l'environnement)…
A plusieurs reprises, il a noté les «contradictions entre la pensée (écologique), les discours et pratiques du développement durable». Surtout avec la persistance de paradigmes économiques, de puissances et de techno-sciences» spécifiques érigés en «moteurs de recherche des relations humaines».
Il a également mis en relief les «résistances au changement, la fainéantise de l'homme et le mimétisme naturel.
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Hassana Kejji : «pour un nouvel ordre mondial»…
Placée sous les «principaux problèmes environnementaux, entre les dimensions mondiale et nationale», l'intervention de Hassana Kejji, professeur coordinatrice du master sur le droit et les politiques environnementales, a tourné autour de trois axes :
– les grands problèmes environnementaux au niveau international
– les principaux problèmes environnementaux au niveau national
– les principaux problèmes environnementaux vus au niveau des partis: le parti du progrès et le socialisme comme modèle.
Après avoir énuméré les différentes menaces à l'international, surtout sur l'avenir de l'humanité, notamment sur les plans naturel, social ou sur celui de la santé de l'homme, l'oratrice a abordé les risques et leurs causes qui sont dus, selon elle, «à la faible efficacité politique et au manque de gestion efficace des partenariats économiques entre Etats et sociétés transnationales et multinationales, notamment quand il s'agit de questions de pensée, de valeurs et de comportement liés à l'environnement. Inéluctablement, l'accumulation et la persistance de ces comportements «conduiront à une pénurie de ressources limitées».
Aussi, et au vu de l'émergence de nouvelles interactions liées à la sécurité humaine dans son environnement, la réalité et l'avenir du nouvel ordre mondial, sont compromis. Et au Maroc, à la lumière des nouvelles variables liées à la dimension environnementale, un sursaut salvateur est indispensable pour que «les stratégies poursuivies aux niveaux juridique, institutionnel et politique» doivent se mettre en branle. Avec un rôle accru à la société civile, l'école et les partis politiques.
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Panel II : «La question écologique en tant que prélude au développement et à la justice sociale et spatiale»
Adnane Lamdouar : «adapter une industrialisation saine»
L'entrepreneur industriel Adnane Lamdouar a ouvert le second panel intitulé «La question écologique en tant que prélude au développement et à la justice sociale et spatiale».
Il a centré son intervention sur l'économie industrielle de la métallurgie. Pour lui, si le Maroc importe des produits métallurgiques à hauteur de 5 milliards de dollars, il en résulte 2 milliards de dollars de déficit en matière de valeur ajoutée. Surtout que les filières demeurent linéaires. Il examinera la situation des deux sources du domaine : les minerais et les métaux recyclés. A titre d'exemple, une tonne de minerais recyclée c'est l'équivalent de 5 tonnes de CO2 dégagés et donc 80% d'économie d'énergie. De plus, l'efficacité du recyclage suit une courbe ascendante, sachant que 20% de quantité recyclée en 1980 correspond à 45% aujourd'hui.
Pour Adnane Medouar, il est possible d'adopter une orientation saine en matière d'industrialisation du pays, en partant des ressources naturelles locales et en liaison avec les besoins d de la société et donc de l'homme.
Enfin l'orateur a abordé la question du TRC en Europe, en liaison avec «le scandale» de Maghreb Style, au Maroc.
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Mohamed Alifriqui : «Indemniser les services éco-systémiques»
Le professeur universitaire Mohamed Alifriqui a, de son côté, abordé la dimension écologique sous deux aspects importants : le capital naturel et l'indispensable compensation de la nature et de l'homme pour reproduire la nature. C'est ce qu'il a appelé le capital immatériel et l'indemnisation des services éco-systémiques».
Pour cela, il prône la prise en compte des schémas traditionnels de gestion des zones naturelles fragiles, en faisant face à la population humaine avec des programmes sociaux sérieux et durables.
Il est donc absolument nécessaire, pour lui, d'adopter une approche de la politique de l'eau qui répond aux besoins des populations rurales et qui combat le gaspillage et protège nappe phréatique, dans un pays, comme le nôtre, caractérisé par un climat marqué par des précipitations rares et irrégulières.
Parallèlement à cela, il faudra s'occuper sérieusement des valeurs qui favorisent une culture de respect de l'environnement. Et, pour conclure, il a mis en relief l'importance de l'implication des différents acteurs politiques, économiques et sociaux, à condition que l'Etat joue son rôle de guide stratégique.
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Hasna Chihabi : «une approche pour la justice spatiale et sociale»
Dernière intervenante dans le panel II, Hasnae Chihabi, cadre du Département ministériel de l'Environnement, a situé son angle d'attaque. «Passer du développement tout court au développement durable, en faisant un effort pour réduire la logique de la croissance sauvage».
Après un diagnostic sans complaisance de l'existant et des efforts accomplis, l'oratrice a structuré son intervention, selon trois axes :
– Le développement alternatif sous les idéologies écologiques
– Le constat de la dégradation de la situation écologique au Maroc
– L'écologie en tant qu'approche de la justice spatiale et sociale
Aussi après avoir développé ces axes, Hasna Chihabi s'est penchée sur l'aspect organisationnel du Parti. Selon elle, la question de l'écologie devrait être «intégrée et discutée dans toutes les organisations parallèles» du Parti.
En conclusion, estime-t-elle et sans attendre, le PPS peut relancer, au niveau central et territorial, l'initiative de la jeunesse socialiste, qui avait précédemment organisé des séminaires sur le sujet afin de travailler sur le thème de l'écologie. De même, en coopération avec le Centre Aziz Bilal CERAB, des séminaires et activités fructueuses peuvent être organisées.


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