L'Université Ibn Zohr investira 59,6 MDH pour la construction de la future Faculté d'économie et de gestion de Guelmim. Cette dernière sera érigée sur un site de cinq hectares, à Abaynou. Le complexe disposera de cinq amphithéâtres, 32 salles de cours, des laboratoires de recherche et un studio numérique. Ce projet s'inscrit dans le cadre de la réalisation d'un campus universitaire intégré appelé à booster l'offre d'enseignement dans la région. L'offre d'enseignement supérieur dans la région de Guelmim-Oued Noun sera bientôt enrichie avec la construction d'une Faculté d'économie et de gestion (FEG), dont le concours architectural vient d'être lancé. Ce projet, porté par l'Université Ibn Zohr d'Agadir, dispose d'un budget prévisionnel de 59,60 MDH. Ce montant englobe non seulement la construction des bâtiments, mais également les aménagements extérieurs et sportifs. Le processus de sélection est déjà engagé, avec une date limite de réception des dossiers fixée au 11 mai 2026. L'ouverture des plis est prévue le 12 mai 2026 au siège de la présidence de l'université, à Agadir. L'établissement sera construit dans la commune territoriale d'Abaynou, relevant de la province de Guelmim. Le terrain alloué, d'une superficie totale d'environ cinq hectares pour la seule faculté, fait partie d'une réserve foncière plus vaste de 44 hectares. Le site est tratégiquement situé à la sortie de la ville en direction d'Agadir, le long de la route nationale N1. Le foncier, qui appartient au domaine privé de l'Etat, a été officiellement affecté au ministère de l'Enseignement supérieur en septembre dernier, pour une valeur estimée à 44,5 MDH sur la base de 100 DH/m2. Un programme physique dense Le projet de cette faculté s'inscrit dans une vision urbanistique plus large, à savoir le Plan d'aménagement sectoriel (PAS) de la «Zone des grands équipements universitaires». Ce futur campus intégré ne se limitera pas à la Faculté d'économie. Il est conçu pour accueillir à terme la Faculté de médecine et pharmacie, l'ENCG, ainsi qu'une Faculté des sciences et techniques. L'organisation du site repose sur une structure linéaire, avec une trame viaire principale composée de voies de 20 mètres de large, incluant des trottoirs accessibles et des pistes cyclables, afin de garantir une fluidité de circulation entre les différentes entités académiques. L'architecture s'articulera autour de plusieurs pôles distincts, reliés par des circulations piétonnes. Le bloc administratif occupera 768 m2 avec une salle de réunion de 60 places et huit services administratifs spécialisés. Un pôle dédié aux enseignants, s'étendant sur 738 m2, offrira 40 bureaux (pour 80 professeurs), des laboratoires de recherche et des espaces d'enseignement et de recherche scientifique. Le cœur pédagogique de l'établissement, le plus vaste avec 4.710 m2, est conçu pour répondre aux standards modernes de formation. Il comprendra cinq amphithéâtres (deux de 500 places et trois de 300 places), ainsi que 32 salles de cours et de travaux dirigés (16 salles de 120 places et 16 autres de 80 places). Des espaces complémentaires L'innovation pédagogique est également mise en avant avec quatre salles de coworking informatisées, des salles de langues et un studio d'enregistrement de cours de haute technologie, incluant des espaces de post-production et de réunion connectés au haut débit pour l'enseignement hybride. En complément des espaces de cours, la faculté sera dotée d'une bibliothèque et d'une médiathèque de 750 m2, intégrant une salle de lecture pour étudiants, une autre pour les enseignants et une bibliothèque numérique. Les lieux de vie commune, totalisant 477 m2, comprendront une cafétéria avec terrasse, de 280 m2, une salle de prière de 30 m2, une infirmerie aux normes PMR et un espace artistique dédié aux loisirs. À l'extérieur, l'aménagement prévoit 3.240 m2 d'espaces verts et d'infrastructures, dont un terrain de mini-foot, un terrain de basketball et des parkings d'une capacité totale de 120 à 150 places. Par ailleurs, la conception architecturale devra impérativement intégrer des principes bioclimatiques adaptés au climat semi-aride de la région de Guelmim. Les documents du concours exigent une efficacité énergétique poussée, avec l'utilisation de l'énergie solaire et éolienne pour l'électricité et l'eau chaude, ainsi qu'une gestion optimisée de l'eau. L'utilisation de l'éclairage naturel direct est priorisée pour les espaces de rencontre. Quant aux amphithéâtres et laboratoires, ils seront équipés d'un système de climatisation et de ventilation à double flux permettant d'assurer le confort thermique, maintenu idéalement entre 19°C et 21°C en hiver. Yassine Saber / Les Inspirations ECO